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Sécheresse inquiétante en Namibie

Arbres morts dans le désert de sel de Sosusvlei en Namibie,14 mai 2015.

La Namibie a déclaré l'état de catastrophe naturelle et a sollicité l'aide internationale en raison d'une grave sécheresse qui affecte ses récoltes, son bétail et la sécurité alimentaire.

"Les moyens de subsistance d'une majorité de Namibiens sont menacés, notamment ceux qui dépendent des activités de l'agriculture", a déclaré la Première ministre, Saara Kuugongelwa-Amadhila, devant le Parlement.

"La plupart des régions souffrent de pénuries d'eau car la plupart des bassins sont secs ou n'ont pas reçu assez de pluie cette saison", a-t-elle précisé.

Comme le reste de l'Afrique australe, la Namibie, qui compte 2,4 millions d'habitants, souffre depuis plusieurs saisons de sécheresses aggravées par des épisodes climatiques de type El Nino, qui affecte les récoltes et le bétail.

L'état de catastrophe naturelle décrété par le président Hage Geingob devrait être maintenu pour au moins six mois.

Son gouvernement avait annoncé il y a deux semaines avoir débloqué une enveloppe d'un montant équivalent à plus de 567 millions de dollars namibiens pour venir en aide aux agriculteurs et aux populations affectées par le manque de précipitations.

La Namibie a également sollicité l'aide internationale. "Il s'agit d'un appel à toute institution ou personne susceptible de compléter les efforts du gouvernement", a précisé mardi le ministre de l'Information, Stanley Simataa.

A Genève, le porte-parole du Programme Alimentaire Mondial, Hervé Verhoosel, a déclaré "ne pas avoir encore reçu de demande écrite" des autorités de Windhoek, mais il a assuré "suivre de près la situation en Namibie."

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Au Malawi, une présidentielle et des législatives très ouvertes

Peter Mutharika, candidat du Parti démocrate-progressiste (DPP) du Malawi aux élections présidentielles, quitte sa maison flanquée de son compatriote Saulos Chilima, à Blantyre, le 25 mai 2014.

Le Malawi se rend aux urnes mardi pour une élection présidentielle à l'issue incertaine, où le sortant Peter Mutharika brigue un second mandat face à deux sérieux adversaires qui ont fait de la lutte contre la corruption leur thème de prédilection.

Les électeurs sont aussi appelés à renouveler leurs députés et conseillers locaux dans ce petit Etat agricole d'Afrique australe.

En campagne, Peter Mutharika, 78 ans, a défendu son bilan, mettant en avant l'amélioration des infrastructures, en particulier des routes, dans l'un des pays les plus pauvres au monde.

"Depuis notre arrivée au pouvoir en 2014, nous nous sommes attelés à réparer le Malawi (...) Nous avons mis le Malawi sur le chemin du progrès", a-t-il affirmé lors de son dernière réunion publique de campagne samedi à Blantyre.

La moitié des 18 millions de Malawites vivent cependant toujours sous le seuil de pauvreté et seuls 11% de sa population ont accès à l'électricité.

Peter Mutharika a promis de "faire du Malawi un pays meilleur d'ici cinq ans". "L'opposition n'a aucune raison de me critiquer. Pas une seule", a-t-il assuré.

Ses principaux opposants - le chef de l'opposition Lazarus Chakwera, à la tête du parti du Congrès du Malawi (MCP) de l'ancien dictateur Hastings Banda (1964-1994), et le vice-président Saulos Chilima - ont pourtant dénoncé la corruption qui a entaché sa présidence.

Le chef de l'Etat, qui s'était engagé à lutter contre ce fléau à son arrivée au pouvoir, s'est lui-même retrouvé impliqué dans un scandale de pots-de-vin à la suite de l'attribution d'un contrat de millions de dollars à la police.

"Nous devons mettre fin à la corruption", a insisté Lazarus Chakwera, qui a reçu le soutien de poids de l'ex-présidente Joyce Banda (2012-2014).

L'ancien pasteur évangéliste compte bien cette année prendre sa revanche, lui qui était arrivé deuxième du scrutin en 2014, avec 450.000 voix de retard seulement sur Peter Mutharika.

Le vice-président Chilima espère de son côté créer la surprise, après avoir claqué la porte l'an dernier du Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir), pour lancer sa formation, le Mouvement uni de transformation (UTM).

A 46 ans, il compte séduire une partie de la jeunesse, au fort poids électoral : les moins de 35 ans représentent plus de la moitié des 6,8 millions d'électeurs du Malawi.

- Paysage politique fragmenté -

En campagne, il n'a pas hésité, pour témoigner de sa forme, à enchaîner en plein meeting des pompes sur scène. Sa femme, elle, l'a soutenu avec un clip de rap.

Pour cette élection présidentielle à un seul tour, "la course est incertaine compte tenu de la fragmentation des partis politiques", a estimé Michael Jana, professeur de science politique à l'université sud-africaine de Witwatersrand.

"Que se passera-t-il en cas de victoire avec une très faible avance ?", s'inquiète Dan Banik de l'université du Malawi. "Les perdants accepteront-ils la défaite ?"

Un quatrième candidat pourrait jouer les trouble-fête, l'actuel ministre de la Santé Atupele Muluzi, du Front démocratique uni (UDF), selon les observateurs.

Ce jeune leader de 41 ans, fils du président Bakili Muluzi (1994-2004), "ne semble pas bénéficier d'un soutien national", note Dan Banik. "Beaucoup se demandent si l'UDF est vraiment un parti d'opposition", ajoute-t-il.

La campagne s'est déroulée dans le calme, selon une nouvelle loi sur le financement des partis qui les oblige à déclarer les dons et interdit toute distribution d'argent liquide aux électeurs.

Peter Mutharika "devrait gagner pour qu'on continue à vivre en paix et qu'il continue sa mission de développement. Il a fait du bon boulot et il n'y a absolument aucune raison de le remplacer", a estimé Flora Malewa, une femme d'affaires de 25 ans.

Une Malawite de 65 ans, Kampini Songayabele, est-elle nostalgique de l'ère d'Hastings Banda et de son parti.

"J'ai grandi en voyant les résultats accomplis par le MCP. Les autres partis n'ont jamais fait aussi bien que lui. Je vais donc voter pour le MCP" au pouvoir jusqu'aux premières élections multipartites en 1994, a-t-elle prévenu.

Les bureaux de vote ouvrent mardi à 06H00 (04H00 GMT) et fermeront à 18H00 (16H00 GMT).

Accusée de complot, la femme politique Louisa Hanoune reste en détention

Louisa Hanoune, deuxième à gauche, chef du parti des travailleurs algériens, assiste à la session du vote sur les réformes constitutionnelles à Alger, le 7 février 2016.

La justice militaire algérienne a refusé lundi de remettre en liberté de la cheffe du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), Louisa Hanoune, inculpée pour "complots" contre l'Etat et l'armée, a annoncé un de ses avocats à l'AFP.

"La chambre d'accusation a confirmé le mandat de dépôt" délivré le 9 mai par le juge d'instruction du tribunal militaire de Blida, à une quarantaine de km au sud d'Alger, contre Mme Hanoune, a déclaré à l'AFP un de ses avocats, Me Mokrane Ait-Larbi.

Les motivations de la décision n'ont pas été communiquées dans l'immédiat à la défense, a précisé Me Ait-Larbi, qui a annoncé qu'une demande de remise en liberté de Mme Hanoune serait déposée dans un mois.

Le tribunal militaire n'a pas communiqué.

Députée depuis 1997 et candidate aux trois dernières élections présidentielles en Algérie, Louisa Hanoune est inculpée de complots contre l'armée et l'Etat dans un dossier visant Saïd Bouteflika, ainsi que les ex-patrons des services secrets, les généraux Mohamed "Toufik" Mediene et Athmane "Bachir" Tartag, inculpés des mêmes chefs.

Frère cadet du président Abdelaziz Bouteflika, contraint le 2 avril à la démission face à un mouvement de contestation inédit, Saïd Bouteflika est accusé depuis plusieurs années d'avoir renforcé ses pouvoirs, au point d'apparaître comme un "président bis", à mesure de la dégradation de l'état de santé de son frère dont il était le "conseiller spécial".

La défense de Mme Hanoune a admis qu'elle avait participé à une réunion avec Saïd Bouteflika et "Toufik" le 27 mars, au lendemain d'une déclaration du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, demandant publiquement le départ du pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika.

Quelques jours plus tard, le général Gaïd Salah avait accusé, sans les nommer, Saïd Bouteflika et les généraux Mediene et Tartag de se réunir pour comploter contre l'armée.

Le général Khaled Nezzar, ancien homme fort de l'Algérie dans les années 1990, a affirmé que Saïd Bouteflika, qui ne disposait d'aucun pouvoir constitutionnel, lui avait dit envisager d'instaurer l'état de siège et de démettre le général Gaïd Salah, afin de mettre fin à la contestation contre son frère.

Un millier de personnalités françaises ont signé vendredi un appel réclamant la "libération immédiate" de Mme Hanoune, souvent décrite comme une pasionaria trotskiste mais également accusée par ses détracteurs d'avoir longtemps fait le jeu du "système" au pouvoir, en participant aux élections et en ménageant ses critiques contre M. Bouteflika.

Afrique du Sud : licenciement de plus de 600 mineurs grévistes

Annah Muvhali, 55 ans, et Cristina Ndou, récolteuses de fruits baobabs, ont récolté des fruits de baobab dans le village de Muswodi Dipeni, dans la province du Limpopo, près de Mutale, le 28 août 2018.

Le groupe minier Anglo American a annoncé lundi le licenciement de plus de 600 employés grévistes d'une mine de platine en Afrique du Sud.

Des mineurs du site de Mototolo, dans la province du Limpopo (nord), avaient cessé le travail le 12 mai malgré une décision de justice le leur interdisant, a expliqué Anglo American Platinum (AAP) dans un communiqué.

AAP a donc décidé de licencier 643 personnes, "soit environ la moitié du personnel travaillant sous terre", selon le groupe.

Le syndicat Giwusa, à l'origine du mouvement de grève, a affirmé, lui, que 947 mineurs avaient été congédiés.

Les salariés de Mototolo dénoncent le changement de leur couverture médicale à la suite du rachat par AAP de la mine en novembre 2018.

Anglo American affirme de son côté que la nouvelle assurance médicale présente "les mêmes avantages" que la précédente.

"Si la couverture médicale était identique, il n'y aurait pas besoin de faire grève", a réagi le responsable de Giwusa dans le Limpopo, Teddy Thobakgale, interrogé par l'AFP.

Les grévistes ont fait appel de leur licenciement, a-t-il précisé.

Longtemps un des moteurs de l'activité économique de l'Afrique du Sud, le secteur minier a amorcé ces dernières années un lent déclin, victime des variations des cours des matières premières et de la hausse de ses coûts de production.

Le jardin rouge de Marrakech

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18 millions d'euros de la France pour l'académie antiterroriste en Côte d’Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara, à gauche, salut le commandant en chef de la gendarmerie nationale ivoirienne, Nicolas Kouadio Kouakou, accompagné du directeur général de la police ivoirienne, Youssouf Kouyate, à droite, à Abidjan, le 4 janvier201

La France contribuera à la construction de l'Académie internationale contre le terrorisme, en Côte d'Ivoire, à hauteur de 18 millions d'euros, a déclaré lundi le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner en visite à Abidjan.

Depuis l'annonce du projet, né lors du sommet UE-Afrique de 2017, le flou était entretenu autour de la part de financement assumée par la France.

Le montant de la participation de la Côte d'Ivoire n'a pas été confirmé, mais le ministre ivoirien de la Défense Hamed Bakayoko, chiffrait en octobre à environ 20 millions d'euros le coût total de l'Académie qui doit être située dans la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de km d'Abidjan.

"Ce projet d'académie est un projet majeur (...) parce que la formation est essentielle pour lutter contre le fléau du terrorisme : formation au renseignement, formation pour les forces d'intervention, d'interpellation, de sanction", a souligné M. Castaner.

Le chantier, qui devrait durer 12 mois, a pris du retard, mais "la première pierre devrait être posée" au dernier trimestre 2019, a indiqué Christophe Castaner.

L'académie comprendra une école à vocation régionale, un centre d'entraînement pour les unités d'intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu'un centre de prospective et d'analyse de la menace terroriste qui s'étend à différents pays d'Afrique de l'Ouest.

La Côte d'Ivoire a été elle-même la cible d'une attaque djihadiste en mars 2016 où 15 personnes ont été tuées dans la station balnéaire de Grand-Bassam, proche d'Abidjan.

Après deux jours à Abidjan où il a notamment travaillé sur l'immigration et la lutte anti-terroriste, Christophe Castaner devait rejoindre Dakar lundi en fin d'après-midi.

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