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Le Russe Oleg Sentsov en grève de la faim depuis 100 jours

Le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov dans le box des accusés lors d'une audience à Rostov-sur-Don, en Russie, le 21 juillet 2015.

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, détenu dans le nord de la Russie, atteint mardi son 100e jour de grève de la faim, sans qu'aucun signal du Kremlin ne laisse entrevoir une prochaine libération malgré la pression occidentale et la dégradation de son état de santé.

Le cinéaste de 42 ans, opposé à l'annexion de la Crimée, a cessé de s'alimenter le 14 mai et n'est maintenu en vie que par les compléments alimentaires injectés par l'administration pénitentiaire russe. Il exige la libération de "tous les prisonniers politiques" ukrainiens emprisonnés en Russie.

En dépit des nombreux appels d'écrivains, acteurs ou cinéastes occidentaux en faveur du réalisateur, Moscou refuse de céder sur cette affaire, rappelant la gravité des charges de "terrorisme" lui ayant valu sa condamnation et assurant que le réalisateur doit demander une grâce pour l'obtenir.

Selon sa cousine, interviewée par l'AFP la semaine dernière, "Oleg perd espoir" " et "ne croit plus" en une libération.

"Il a un pouls très faible de 40 battements par minute. Il se plaint du coeur qui lui fait mal, de faiblesse générale et essaye de ne pas se lever souvent pour ménager ses forces", a raconté Natalia Kaplan après avoir reçu une lettre de son cousin.

Qualifié de "kamikaze ukrainien" par son avocat, qui le dit "prêt à mourir", le réalisateur a toutefois consenti depuis plusieurs semaines à prendre des compléments alimentaires destinés habituellement aux malades incapables de se nourrir.

D'après Zoïa Svetova, une militante russe qui a pu le rencontrer le 14 août dans la colonie pénitentiaire de Labytnangui (nord), le prisonnier se tient debout et marche, regarde la télévision, écrit et reçoit "beaucoup de lettres".

Le cinéaste dit avoir perdu 17 kilogrammes, mais "les médecins de la prison parlent de 11 kilos", selon Mme Svetova.

Les autorités pénitentiaires russes ont annoncé mi-août que des membres de la commission de surveillance publique des prisons avaient rendu visite au cinéaste qui, au cours de la conversation, "ne s'est plaint de rien".

Pressions occidentales

En 2015, Oleg Sentsov a été condamné à 20 ans de détention pour "terrorisme" et "trafic d'armes" à l'issue d'un procès qualifié de "stalinien" par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l'Union européenne et les États-Unis.

Les ambassadeurs du G7 à Kiev ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel, comme le cinéaste suisse Jean-Luc Godard ou l'acteur américain Johnny Depp, ont appelé à sa libération.

Le 10 août, le président français Emmanuel Macron a fait par téléphone "plusieurs propositions" à Vladimir Poutine afin de "trouver de façon urgente une solution humanitaire", sans donner plus de détails sur ces propositions.

Vladimir Poutine et le président ukrainien Petro Porochenko avaient évoqué en juin au téléphone un éventuel "échange de prisonniers" entre les deux pays, mais cela ne s'est pas concrétisé.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a lui répété à plusieurs reprises qu'une grâce ne pouvait être accordée qu'à la demande du prisonnier, mais Oleg Sentsov s'y refuse.

Kiev a cependant balayé cet argument, rappelant que la pilote ukrainienne Nadia Savtchenko, emprisonnée en Russie puis libérée à l'issue d'un échange de prisonniers en 2016, n'avait jamais demandé à être graciée.

Lors d'une de ses rares interventions sur le sujet, Vladimir Poutine s'était montré très ferme début juin: "En ce qui concerne ce monsieur Sentsov, il a été arrêté en Crimée non pas pour ses activités de journaliste mais pour préparation d'un attentat".

En juin, un haut responsable ukrainien s'exprimant sous le couvert de l'anonymat voyait dans cette fermeté le signe d'une hostilité "personnelle" du président russe envers le cinéaste.

La Cour européenne des droits de l'Homme, suivie par l'Union européenne, a de son côté demandé à Moscou de donner des "soins appropriés" au réalisateur.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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