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Des ex-prisonniers russes libérés après avoir combattu en Ukraine


ARCHIVES - Des troupes russes à Marioupol, un territoire sous le gouvernement de la République populaire de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, le 18 mai 2022.

Un premier groupe de prisonniers russes a été amnistié et libéré pour avoir accepté de combattre en Ukraine, a annoncé jeudi le patron du groupe paramilitaire Wagner dont les hommes sont présents sur le front aux côtés de l'armée russe.

Evguéni Prigojine, sulfureux homme d'affaire réputé proche du président Vladimir Poutine, qui communique activement depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, est apparu dans une vidéo en compagnie d'hommes aux visages floutés. "Vous avez travaillé jusqu'au bout de votre contrat. Vous avez travaillé honorablement, avec dignité", a-t-il déclaré dans cette vidéo diffusée par l'agence de presse russe Ria Novosti.

Pour Wagner, l'effet pervers du recrutement des prisonniers
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Il a appelé la société russe à "traiter avec le plus grand respect" ces hommes qui ont combattu pendant six mois en échange de leur liberté. "Ne buvez pas trop, ne vous droguez pas, ne violez pas de femmes, ne faites pas de bêtises", pouvait-on encore entendre leur dire M. Prigojine, lui-même un ancien repris de justice devenu homme d'affaires.

Les combattants du groupe Wagner sont notamment en première ligne dans la bataille pour Bakhmout, ville que les forces russes tentent de prendre sans succès depuis l'été, devenue le lieu de lourdes pertes et destructions des deux côtés.

Avant le conflit en Ukraine, les mercenaires de Wagner avaient été aperçus en Syrie, en Libye ou encore dans plusieurs pays d'Afrique. En septembre, une vidéo avait été diffusée sur les réseaux sociaux montrant un homme ressemblant fortement à Evguéni Prigojine dans la cour d'une prison, proposant aux détenus de s'engager en Ukraine.

"Si vous arrivez en Ukraine et décidez que ce n'est pas pour vous, nous considérerons cela comme une désertion et nous vous abattrons. Des questions, les gars?", lançait cet homme dans cette vidéo. Il leur ordonnait en outre de ne pas se rendre, précisant que les recrues auraient des grenades avec elles en cas de capture. "Si vous mourez, votre corps sera rapatrié à l'endroit que vous avez écrit sur le formulaire", disait-il encore.

La société de M. Prigojine, Concord, n'a ni confirmé ni démenti que la personne s'exprimant sur la vidéo était l'homme d'affaires. "Si j'étais un prisonnier, je rêverais de rejoindre cette équipe amicale afin de pouvoir non seulement racheter ma dette envers la patrie, mais aussi la rembourser avec les intérêts", a indiqué Concord en citant M. Prigojine.

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