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Réunion d'urgence sur l'esclavage en Libye en marge du sommet d'Abidjan


La chancelière allemande Angela Merkel, au centre, salue le président ivoirien Alassane Ouattara, deuxième à gauche, et le président de la Guinée et président de l'Union africaine Alpha Conde, deuxième à droite, aux côtés du président de la Commission de

L'esclavage des migrants en Libye sera l'objet d'une réunion d'urgence mercredi soir, en marge du sommet Europe-Afrique, révèle la présidence française.

Une réunion en urgence devait se tenir mercredi soir entre la France, le Niger, le Tchad, le Maroc, l'ONU, l'Union africaine et l'Union européenne sur la lutte contre les trafiquants de migrants vendus comme esclaves en Libye, a annoncé l'Elysée.

"Il faut une action de protection immédiate et massive pour les populations en danger" en Libye, a plaidé Emmanuel Macron mercredi devant les quelque 80 chefs d'Etat et de gouvernement réunis au sommet Europe-Afrique d'Abidjan.

Cette réunion, en marge du sommet, portera sur "l'initiative" contre les passeurs proposée par le président français Emmanuel Macron mardi à Ouagadougou.

La chancelière allemande Angela Merkel "sera associée à la discussion", a précisé l'Elysée.

La France compte "décliner et concrétiser la proposition d'Emmanuel Macron: sanctions contre les passeurs, démantèlement des réseaux et évacuation des personnes en danger dans les camps", a expliqué la présidence française.

Les images de CNN montrant une vente aux enchères de migrants comme esclaves en Libye ont déclenché une indignation internationale, devenue l'un des sujets majeurs du sommet d'Abidjan.

"Il faut que nous puissions frapper et sanctionner les passeurs où qu'ils se trouvent, car ceux qui dirigent ces réseaux ont partout une implantation en Afrique", a ajouté le président français en séance plénière.

"J'entends ceux qui disent que l'Europe est responsable de cette situation. Mais en Libye, la traite d'êtres humains est faite contre des Africains par des Africains", a-t-il poursuivi, exhortant ses homologues à agir plutôt que de se "renvoyer les responsabilités".

"Nous avons dès fin août lancé une action en lien avec le Haut-commissariat (des Nations unies) aux réfugiés pour protéger et apporter l'asile à ces femmes et ces hommes qui y ont droit, en partenariat avec le Niger et le Tchad. Nous devons aller plus loin et accélérer le programme de rapatriement volontaire vers leur pays d'origine, avec une aide efficace à la réinsertion, pour avoir une action efficace contre la traite d'êtres humains en Afrique", a-t-il conclu

De nombreux chefs d'Etat présents au sommet ont appelé mercredi à intervenir pour mettre fin à cette situation, qui renforce leur volonté d'empêcher l'exode des jeunes Africains en aidant à créer des opportunités économiques pour la jeunesse.

La pauvreté et le chômage les "jettent par dizaine de milliers sur les routes qui les mènent vers la mort et l'esclavage. Je m'adresse à vous horrifié et hanté par les images des migrants africains vendus aux enchères sur le territoire libyen", a déclaré Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine.

Avec AFP

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