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Reprise des pourparlers sud-soudanais à Addis Abeba


Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn (C), le président Salva Kiir du Soudan du Sud (G) et le Sud-Soudan chef rebelle Riek Machar (D) assistent à une réunion le 3 Mars 2015 à Addis-Abeba, dans le cadre de la dernière série de pourparlers de paix pour mettre fin à plus de 14 mois de conflit, seulement 48 heures à l'avance d'un délai de conclure un accord.
Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn (C), le président Salva Kiir du Soudan du Sud (G) et le Sud-Soudan chef rebelle Riek Machar (D) assistent à une réunion le 3 Mars 2015 à Addis-Abeba, dans le cadre de la dernière série de pourparlers de paix pour mettre fin à plus de 14 mois de conflit, seulement 48 heures à l'avance d'un délai de conclure un accord.

Un climat de défiance entre les représentants des belligérants règne à cette nouvelle session de pourparlers ouverte jeudi à Addis Abeba en vue de la conclusion d'un accord de paix au Soudan du Sud.

Cette session est en fait la neuvième à se tenir entre belligérants sud-soudanais depuis décembre 2013.

"Nous sommes à un moment charnière au cours duquel les participants vont prendre des décisions qui pèseront sur le destin du Soudan du sud", a prévenu le négociateur en chef de l'organisation intergouvernementale est-africaine (Igad), qui organise ces pourparlers.

Seyoum Mesfin a également fustigé le "méprisable" bilan humain du conflit qu'il a estimé à 1,5 millions de déplacés, 612.000 réfugiés et des dizaines de milliers de morts. "Nous sommes dans l'impossibilité de compter le nombre de morts", a reconnu le diplomate.

Les médiateurs internationaux, réunis au sein du groupe baptisé "Igad-plus", ont proposé le 23 juillet un projet d'accord prévoyant la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale de transition au sein duquel le président Salva Kiir et son ancien vice-président devenu chef rebelle, Riek Machar se partageraient le pouvoir. L'IGAD a donné jusqu'au 17 août aux dirigeants sud-soudanais pour accepter cet accord.

Salva Kiir et Riek Machar sont attendus les 13 et 14 août dans la capitale éthiopienne pour parapher cet accord.

"Vous avez eu suffisamment de temps pour vos consultations puisque ces propositions sont les mêmes que celles que vous discutez depuis 19 mois", a lancé Seyoum Mesfin aux négociateurs des deux camps, exprimant la lassitude des médiateurs alors que toutes les tentatives diplomatiques ont échoué et que plusieurs cessez-le-feu ont été rompus au bout de quelques heures ou quelques jours.

L'atmosphère lors de cette session d'ouverture n'était toutefois pas à la conciliation entre les belligérants. Le négociateur du camp rebelle, Taban Deng Gai, accusant le gouvernement de Juba "d'avoir perdu toute légitimité", tandis que son homologue du gouvernement sud-soudanais, Nhial Deng Nhial, a vivement critiqué la proposition des médiateurs de l'Igad de mettre sur un pied d'égalité Salva Kiir et son rival Riek Machar.

"Vous avez la possibilité de résoudre les points de contentieux d'ici au 17 août. Si vous ne le faites pas, la communauté internationale étudiera de nouvelles options pour résoudre le conflit" a prévenu le représentant norvégien Jens-Peter Kjemprud pour la troïka (Etats-Unis, Royaume-Uni, Norvège).

Lors de sa visite à Addis Abeba la semaine dernière, le président américain Barack Obama a tenu un mini-sommet sur la crise au Soudan du Sud et prévenu, selon un haut responsable de l'administration américaine, que ce compromis était la "dernière et meilleure offre". En cas d'échec, les deux principaux protagonistes, Salva Kiir et Riek Machar s'exposeraient à des sanctions, qui peuvent inclure un embargo sur les armes, des interdictions de voyager et le gel d'avoirs à l'étranger.

Avec AFP

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