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Rentrée scolaire maintenue en dépit d'Ebola dans l'est de la RDC


Une salle de classe préparée pour la rentrée scolaire, à Beni, RDC, le 28 août 2018. (Twitter/Unicef RDC)

La rentrée scolaire a été maintenue pour lundi prochain dans l'est de la République démocratique du Congo touchée par une épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui a fait 75 morts, sans aucun nouveau décès depuis deux jours, a indiqué mercredi le ministère de la Santé.

Un "comité d'experts" "a conclu qu'il était préférable de maintenir la rentrée des classes au 3 septembre", affirme le ministère de la Santé en réponse aux inquiétudes de la société civile qui demandait un report dans les zones touchées de la province du Nord-Kivu.

"Des lave-mains à l'eau chlorée seront disposés aux entrées des 250 écoles recensées dans les zones affectées. Les directeurs et professeurs d'école recevront des formations sur la maladie à virus Ebola", détaille le ministère.

Le bilan s'établit toujours à 75 morts pour 112 cas, avec un nouveau cas confirmé à Mangina, l'épicentre de l'épidémie près de Beni, selon ce dernier bulletin épidémiologique en date de mardi.

Le ministère recense 47 décès parmi les 84 cas confirmés par des tests en laboratoire, plus 28 décès probablement dus au virus Ebola, la plupart enregistrés avant la déclaration de l'épidémie le 1er août.

L'épidémie touche aussi la province voisine de l'Ituri, où des habitants ont saccagé lundi un centre de soin à Bela, dans le territoire de Mambassa, après le décès d'une jeune femme, d'après les autorités.

Ce cas suspect "présentait des signes de la maladie à virus Ebola dont la diarrhée", selon l'administrateur du territoire Idriss Koma Kokodila. La jeune femme est morte lors de son transfert vers le centre de traitement d'Ebola (CTE) à Mangina.

"Au retour de l'ambulance avec le corps, la population a saccagé le poste de santé (ndlr: à Bela). La police a utilisé des tirs de sommation mais elle a été débordée. Deux policiers ont été blessés", a expliqué à l'AFP l'administrateur de territoire.

"Peut-être qu'il y a eu problème de transfèrement tardif du malade", a ajouté le gouverneur de l'Ituri Abdallah Pene Mbaka, qui a lancé un appel au calme.

"Nous savons que les communautés résistent au changement concernant les enterrements traditionnels et qu'elles redoutent de conduire vers des centres de soin leurs proches qui sont affectés. Nous devons contrer ces mythes immédiatement pour entraver la propagation de la maladie", s'est inquiétée l'ONG International rescue committee (IRC).

Avec AFP

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