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Réfugiés: la Hongrie organisera un référendum sur le plan européen de relocalisation

Des migrants syriens et la clôture barbelée à la frontière entre la Hongrie et la Serbie, près deRöszke, le 27 août 2015. (REUTERS/Bernardett Szabo - RTX1XX6V)

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé mercredi l'organisation d'un référendum sur le plan européen de relocalisation des réfugiés entre pays membres de l'UE auquel son gouvernement est opposé.

"Le gouvernement a décidé la tenue d'un référendum sur la question des quotas obligatoires de répartition" de réfugiés, a déclaré au cours d'une conférence de presse M. Orban, un conservateur. Son gouvernement avait déjà porté plainte en décembre devant la justice européenne contre les quotas de relocalisation adoptés en septembre 2015 par l'UE.

Le Premier ministre n'a pas donné la date de cette consultation mais a indiqué que le projet de scrutin avait été déposé mercredi à la Commission nationale des élections.

La question posée aux électeurs hongrois devrait être la suivante : "Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocation obligatoire de citoyens non-hongrois en Hongrie sans l'approbation du parlement hongrois", a détaillé M. Orban.

Le dirigeant à la rhétorique anti-réfugiés très prononcée estime qu'il n'est pas possible "de prendre dans le dos des peuples, contre la volonté des peuples, des décisions qui changent leurs vies et celles des générations futures", estimant que ces quotas vont "redessiner l'identité culturelle et religieuse de l'Europe"

Malgré l'opposition de plusieurs Etats membres dont la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie, l'UE a adopté cet automne un plan de répartition de 160.000 réfugiés pour soulager les pays comme la Grèce, l'Italie et l'Allemagne, qui absorbent la grosse part des migrants.

Le gouvernement Orban a déposé un recours en décembre devant la justice européenne contre ce plan qui prévoit de lui attribuer l'accueil de 2.300 réfugiés. La Slovaquie a également déposé plainte.

Mais ce mécanisme de répartition, conçu pour venir en aide à ceux qui fuient la guerre en Syrie et en Irak et pour endiguer la crise migratoire, est proche de l'échec, devant la mauvaise volonté affichée par les Etats membres.

Début février, à peine 500 personnes avaient profité du système en quatre mois.

Certains pays comme la France, la Belgique ou la Suède veulent prendre le temps d'identifier de potentiels djihadistes parmi les arrivants après les attentats de Paris.

Parmi les autres causes du retard, figurent le manque de capacité d'accueil ou d'écoles pour les demandeurs d'asile, les problèmes logistiques pour affréter des vols, voire, pour certains Etats, le refus d'accueillir de larges populations de musulmans ou d'Africains.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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