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RDC

Le Conseil de sécurité exhorte les parties "à rejeter la violence"

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies en visite à Kinshasa, donnent un point de presse avec le président de la Ceni, Corneille Nangaa après une rencontre au quartier général de la centrale électorale de la RDC, le 6 octobre 2018. (Twitter/M

Le Conseil de sécurité a exhorté mardi, cinq jours avant la présidentielle en République démocratique du Congo, "toutes les parties à rejeter la violence" et souligné à l'intention de Kinshasa "l'importance d'assurer la sécurité des candidats et des électeurs".

L'ONU demande aussi aux parties "de la retenue dans leurs actions et déclarations, en s'abstenant de toutes provocations", précise un communiqué de la plus haute instance des Nations unies.

"Tout en accueillant favorablement les progrès dans la préparation technique des scrutins, les membres du Conseil de sécurité s'inquiètent" d'évènements négatifs ayant marqué ces derniers jours la campagne électorale. Parmi ceux-ci, certains ont conduit à des pertes de vies humaines et à des dégâts significatifs, regrettent-ils.

Le Conseil "appelle le gouvernement de RDC à enquêter rapidement sur ces évènements", ajoute le communiqué qui rappelle l'objectif de scrutins "transparents, pacifiques et crédibles".

Des élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues dimanche en RDC pour désigner un successeur au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Au moins six personnes ont été tuées dans des violences pré-électorales. Kinshasa nie tout mort en lien avec la campagne.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

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