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RDC

Le commandement américain en Afrique salue les réformes de Tshisekedi

Le Président Félix Tshisekedi prononçant son discours à l'issue des consultations politiques, au Palais de l'Etat, à Kinshasa, le 6 décembre 2020.

De hauts responsables du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) ont soutenu jeudi le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi dans ses tentatives de "réforme de l'armée et de lutte contre la corruption".

"Nous cherchons à construire un nouvel avenir avec une nouvelle génération de chefs militaires en République démocratique du Congo", a déclaré l'adjoint du commandant pour l'engagement civilo-militaire de l'Africom, Andrew Young, après une rencontre avec le président du plus grand pays d'Afrique sub-saharienne.

En visite à Kinshasa du 27 au 29 janvier, la délégation américaine a salué "l'engagement du président Tshisekedi pour professionnaliser le programme de réforme de l'armée congolaise et dans la lutte contre la corruption".

La délégation était accompagnée par le très actif ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer.

En poste depuis fin 2018, M. Hammer a estimé dans une tribune récente que "la nouvelle administration Biden offre des opportunités pour élargir la coopération avec la RDC", pays qui regorge de richesses (minerais, bois) largement exploitées par la Chine.

L'ambassadeur a cité la protection de la forêt équatoriale et la lutte contre les épidémies.

Dès le début de son mandat, le président Tshisekedi avait conclu un "partenariat pour la paix et la prospérité" avec l'administration Trump lors d'un déplacement à Washington en avril 2019.

La visite de la délégation américaine intervient au moment où le président est en passe de devenir le seul homme fort à la tête de la RDC.

Depuis le 6 décembre, le chef de l'Etat a entrepris de marginaliser son prédécesseur Joseph Kabila avec qui il gouvernait en coalition.

Juste après la visite de la délégation américaine, le président Tshisekedi a reçu un rapport indiquant qu'il disposait désormais d'une nouvelle majorité "écrasante" à l'Assemblée pour conduire sa politique de réformes soutenue par les Etats-Unis et l'Union européenne, mettant au premier plan la lutte contre la corruption et le combat contre les groupes armés qui terrorisent l'Est du pays.

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Trois nouveaux cas d'Ebola confirmés en RDC

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Regain du discours incitant à la haine en RDC, selon l'ONU

Le gouverneur du Sud-Kivu à Walungu, le 2 janvier 2020. 39% des allégations de discours de haine proviennent de la province troublée du Sud-Kivu selon l'ONU.

Un regain de discours et messages incitant à la haine a été enregistré en République démocratique du Congo, dans un contexte de compétions politiques, selon un rapport publié lundi par le Bureau conjoint des Nations-unies aux droits de l'Homme (BCNUDH).

"La propagation rapide des discours haineux en République démocratique du Congo à travers notamment les réseaux sociaux, les radios locales, les tracts et la presse écrite est un sujet de préoccupation majeure, en particulier depuis la fin des élections du 30 décembre 2018", a écrit dans son rapport le BCNUDH.

"Ces discours sont pour la plupart liés au débat sur la citoyenneté congolaise, à la persistance de l'impunité, aux conflits fonciers et autour de la transhumance, aux compétitions pour le pouvoir et à la diffusion de fausses nouvelles", a-t-il ajouté.

"Entre mai et décembre 2020, le BCNUDH a reçu des allégations sur 30 cas probables de discours et messages incitatifs à la haine, parmi lesquels 16 ont été identifiés comme des cas avérés d'incitation à la haine selon le seuil requis" par le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

Sur les 30 cas, 39% d'allégations provenaient de la province troublée du Sud-Kivu, suivie de la capitale Kinshasa avec 19%. 62% des cas ont des motivations politiques.

Au total, ces discours sont documentés dans 15 des 26 provinces congolaises, "autant dans les provinces non affectées par les conflits armés que dans les zones où les groupes armés sont actifs", ont regretté le BCNUDH et la mission de l'ONU en RDC (Monusco) dans un communiqué conjoint.

"Ces discours agissent à la fois comme un indicateur d'alerte précoce et un déclencheur potentiel de violence en soi", note le BCNUDH qui rappelle que les discours de haine sont considérés comme des crimes internationaux.

Afin de lutter contre la flambée des discours de haine, le BCNUDH appelle les autorités congolaises à "renforcer" la législation en se conformant "aux normes et standards du droit international des droit de l'homme afin de préserver les libertés d'opinion, d'expression, d'association et de réunion pacifique".

Des entrepreneurs congolais créent des emballages à base de fibre de bananier

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RDC : dix civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF

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RDC : dix civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF

Une patrouille de la Monusco pour traquer les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliés (ADF), le 13 novembre 2018.

Dix civils ont été dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques attribuées au groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, selon l'armée.

"Nous déplorons la mort de huit civils, décapités dans le village de Boyo, ici en Ituri par des ADF (...) qui ont aussi tué deux autres civils par balle à Kainama", a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée dans la province de l'Ituri (nord-est).

"La poursuite de l'ennemi pour nettoyer la zone continue", a-t-il affirmé.

Des sources administrative et locales ont confirmé les deux attaques, précisant que des maisons ont également été "incendiées" par les assaillants.

Le village de Kainama est situé dans l'extrême nord de la province du Nord-Kivu, à la limite avec l'Ituri. Il est à 5 km de celui de Boyo.

Les ADF sont historiquement des rebelles musulmans ougandais installés dans l'est de la RDC depuis 1995. Sans s'attaquer à l’Ouganda depuis des années, ces bandes armées commettent régulièrement des massacres sur des civils sans défense depuis octobre 2014 dans la région de Beni et ses environs.

L'armée congolaise mène des opérations militaires contre ces ADF dans cette zone depuis fin octobre 2019, sans toutefois avoir pu mettre fin aux massacres.

Dispersés par ces opérations militaires, les ADF opèrent désormais en petits groupes mobiles, selon des experts de l'ONU.

Après une relative accalmie en janvier, les membres présumés des ADF multiplient des tueries des civils depuis début février dans les territoires de Beni (Nord-Kivu) et Irumu (Ituri, nord-est).

Depuis près de trois décennies, l'est de la RDC est déstabilise par la présence de dizaines de groupes armés locaux et étrangers d'importance diverses.

Dans un récent rapport, les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais) ont recensé au moins "122 groupes armés" actifs dans quatre provinces orientales (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika).

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