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RDC

L'ONU doute de l'affiliation des milices ADF à l'Etat islamique

Des soldats des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) assis sur un véhicule militaire lors d’une opération contre des rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) à Opira, Nord Kivu, le 25 janvier 2018.

Le chef adjoint de la force des Nations unies en République démocratique du Congo a mis en cause mercredi l'affiliation au groupe jihadiste Etat islamique d'une milice armée semant la terreur dans la région de Beni, dans l'est du pays.

Par au moins trois fois depuis avril, un "groupe Etat islamique - province Afrique centrale" s'est attribué des massacres et des enlèvement de civils, ainsi que des attaques contre des positions de l'armée congolaise, dans la région de Beni.

Ces exactions meurtrières sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliés (ADF), des rebelles musulmans ougandais installés dans l'est du Congo depuis 20 ans.

"Il y a certes une sensibilité islamique mais il n'y a pas encore, de mon point de vue, et d'ailleurs les Nations Unies n'ont toujours pas reconnu ce caractère, une claire identification que c'est un groupe affilié à l'État islamique", a déclaré le général Bernard Commins, chef adjoint des forces de la Monusco, lors d'un point-presse.

"Quand on analyse les messages qui ont été diffusés, (...) de mon point de vue, ils indiquent que nous ne sommes pas nécessairement sur une revendication de l'État islamique", a ajouté l'officier, indiquant qu'il n'avait pas connaissance d'une "déclaration formelle d'une affiliation totale et complète à l'État islamique".

"Il y a des choses qui ont été dites mais qui n'ont pas pu être confirmées", a-t-il encore indiqué.

L'officier reconnait que les ADF "font régner la terreur par la manière dont ils attaquent, par la brutalité de leurs attaques qui créent un état de sidération dans les populations qui en sont victimes et chez les survivants".

Avec AFP

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Deux nouveaux cas d’Ebola dans le Sud-Kivu

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Le Premier ministre Ilunga attend des listes "corrigées" des candidats au gouvernement

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba (G) discute avec le président Félix Tshisekedi à la Cité de l'Union africaine, Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Présidence de la RDC)

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba annonce qu’il attend aujourd'hui vendredi ou samedi des listes corrigées de candidats membres du futur gouvernement.

La précision est tombée vendredi, soit trois jours après la date du 13 août 2019 précédemment annoncée pour la mise en place du gouvernement toujours attendu.

Déjà, plus de sept mois se sont écoulés depuis l’arrée au pouvoir du président Félix Tshisekedi, à la suite des élections du 28 décembre 2018 et plus de trois mois depuis la nomination de M. Ilunga comme Premier ministre, sans qu’un gouvernement ne soit mis en place.

"Le Premier ministre espère recevoir aujourd’hui ou demain le travail corrigé, complété et validé par la structure de décision de chaque plateforme," indique un communiqué signé de la main d’Ilunga Ilunkamba.

"Dans leurs listes, le Cap pour le changement (CAP), coalition du président Tshisekedi et le FCC (Front commun pour le changement) de l’ancien président Joseph Kabila n’ont pas observé les critères édictés par le Premier ministre," explique à VOA Afrique Albert Lieke, le chef du service de communication de M. Ilunga.

"La parité homme-femme, la représentation de jeunes et bien d’autres sont parmi ces critères non observés," ajoute M. Lieke.

Un gouvernement pléthorique annoncé
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Selon le communiqué, le Premier ministre a remis aux deux familles politiques CACH et FCC, le même jour qu’il les a reçues (le 11 août 2019), les listes des candidats ministres "pour travail inachevé" en vue de les revoir.

Selon les services du Premier ministre, le président de la république n’a donc pas recalé une liste quelconque, disant qu'aucune liste ne lui a pas encore été soumise.

Deux premiers cas Ebola confirmés dans le Sud-Kivu

Réunion de crise de la commission de la riposte contre la maladie à virus Ebola dans le Sud-Kivu, le 16 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)

Une année après le début de la maladie à virus Ebola au Nord Kivu et en Ituri, le gouverneur du sud Kivu Theo Ngwabidge vient de confirmer la présence de cette maladie au Sud Kivu après deux cas d’importation confirmés Ebola en Territoire de Mwenga à plus de 100 kilomètres de Bukavu.

La nouvelle tombe telle une bombe dans les oreilles des Sud-Kivutiens. Officiellement le gouverneur Theo Ngwabidge déclare la guerre à virus Ebola au Sud-Kivu et précise que deux cas d’importation viennent d’être dans la nuit du 15 août dans le village de Kilungutwe en le territoire de Mwenga.

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Lors d'une conférence de presse le gouverneur a expliqué : "Avec le cas qui est positif aujourd'hui, nous déclarons effectivement l’épidémie maladie à virus Ebola au Sud Kivu".

Avant d'insister que "La situation est sous contrôle, mais l’essentiel aujourd’hui, c’est de contrôler cette épidémie".

"Avec nos partenaires sanitaires, nous nous y mettons et espérons que l’enfant qui est contaminé, avec les soins qui lui sont prodigué, ce cas pourra peut-être guéris", déclare le gouverneur du sud Kivu devant la presse.

Le gouverneur Theo Ngwabidge devant les journalistes, dans le Sud-Kivu, le 16 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)
Le gouverneur Theo Ngwabidge devant les journalistes, dans le Sud-Kivu, le 16 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)

Une femme de 24 décédée

Pour Zozo sakali, président urbain de la société civile du Sud Kivu, cette situation est interpellatrice et implique une mobilisation tous azimuts."Retrouver un cas à virus Ebola à plus de 100 kilomètres de Bukavu parait très étonnant, alors qu’il y a un mécanisme mis en place pour filtrer le cas venant du Nord-Kivu", a-t-il souligné au micro de VOA Afrique.

"Dans tous les cas, cette question nous concerne tous et moi, je pense que le service commis à la lutte dans les installations aéroportuaires et dans limites de provinces devraient multiplier les efforts pour nous épargner la population de la propagation de cette épidémie", a martellé le président urbain de la société civile à Bukavu.

La mère de l’enfant âgée de 24 ans et venue du Nord-Kivu est décédée, a ajouté le gouverneur de province au sortir d’une réunion de crise de la commission chargée de la riposte contre la maladie à le virus Ebola au Sud-Kivu.

Theo Ngwabidge ajoute que les dispositions sont prises pour renforcer la surveillance au point d’entrée avec les pays limitrophes : "Nous tenons à rassurer les provinces limitrophes et les pays voisins que toutes les mesures sont prises pour renforcer la surveillance au point d’entrée et de contrôles sanitaires et nous les rassurons de notre collaboration permanente à travers les services spécialisés".

Des équipes de ripostes en route

Des équipes de coordination de la riposte sont déjà à Bukavu pour appuyer la lutte engagée localement et des hélicoptères venus de Goma viennent d’atterri dans la zone où le cas a été identifié.

Dans leurs gibecières : des vaccins et du personnel supplémentaire pour une bonne prise en charge. Une réactivité saluée dans l’opinion locale.

Déclarée le 1er août 2018, l'épidémie de fièvre hémorragique, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine. Deux cas ont néanmoins été enregistrés dans l'Ouganda voisin.

"Beni, Butembo, Goma c'était encore contenable. Mais avec la maladie au Sud-Kivu, le risque de propagation vers Kalemie (province du Tananyika), la Tanzanie et le Burundi sont énormes", s'est inquiété un épidémiologiste congolais et professeur des universités.

Début août, une femme proche d'orpailleur décédé quelques jours plus tôt à Goma dans la province voisine du Nord-Kivu avait été mise en quarantaine avec quatorze autres personnes de sa famille. Les tests effectués sur ces 15 cas suspects s'étaient ensuite révélés négatifs.

La RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol depuis l'apparition de la maladie en 1976.

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