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RDC : le gisement de cuivre géant de Kamoa commencera à produire en 2018

Un ancien site de la Gécamines à Likasi au Katanga, RDC (novembre 2011)

L'immense gisement de cuivre de Kamoa, dans le sud-est de la RDC, devrait commencer à produire en 2018, a indiqué jeudi à Kinshasa la société Ivanhoe Mines à la suite d'un contentieux avec les autorités congolaises.

"Nous pensons rentrer en production fin 2018", a déclaré Louis Watum, directeur général d'Ivanhoe RDC, lors d'une conférence minière dans la capitale congolaise, à propos de ce gisement à haute teneur en cuivre, présenté comme l'une des plus belles découvertes de l'industrie cuprifère depuis des années.

Alors que les entreprises minières souffrent de la baisse des cours des matières premières - à l'image du groupe suisse Glencore, qui a annoncé en septembre la suspension de la production pour une durée prévisible de 18 mois dans la plus grande mine de cuivre de RDC en activité - M. Watum entrevoit une conjoncture favorable pour le lancement de Kamoa.

"La capacité même de production de cuivre" à l'échelle mondiale "s'est ralentie pendant que la demande continuait à monter", a-t-il dit.

Selon lui, "même si la Chine est en train de s'essouffler aujourd'hui ou de ralentir, les autres pays continuent aussi à demander du cuivre et donc dans les deux, trois années nous voyons facilement un déficit de cuivre sur le marché [au moment où] nous viendrons en production".

Situé dans la ceinture de cuivre du Katanga, à environ 25 km à l'ouest de la grande ville minière de Kolwezi, le gisement de Kamoa a été découvert en 2007.

Selon les estimations d'Ivanhoe Mines, société cotée au Canada, il recèle l'équivalent d'au moins 45 millions de tonnes de cuivre pur.

Ivanhoe Mines, qui détient 95% des parts dans le projet Kamoa, avait annoncé en mai avoir scellé un accord avec le groupe chinois Zijin Mining pour lui céder 49,5% de sa participation pour 412 millions de dollars et la promesse que cette entreprise apporterait 65% de l'investissement nécessaire à la réalisation de la première phase de développement du projet.

L'État congolais, actionnaire du projet Kamoa à hauteur de 5%, avait refusé quelques jours plus tard de donner son aval à la transaction, arguant du fait qu'il n'avait pas été consulté.

Kinshasa a finalement donné son feu vert fin septembre, après avoir convenu avec Invanhoe que la part de l'État dans Kamoa Copper passerait à 20%.

Avec AFP

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Crise au sein de l'UDPS avant les funérailles de Tshisekedi père

Les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social - UDPS (République démocratique du Congo) se rassemblent devant le siège du parti alors qu'ils réclamaient la déclaration de leur dirigeant à Kinshasa le 21 décembre 2018

Une nouvelle crise agite l'UDPS, le parti d'origine du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, à huit jours des funérailles à Kinshasa de son père, le fondateur de l'UDPS Etienne Tshisekedi.

Le dernier conflit porte sur la direction de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), laissée vacante depuis le départ de Félix Tshisekedi, investi président de la République le 24 janvier.

Le président par intérim Jean-Marc Kabund a nommé un secrétaire général, Augustin Kabuya. Cette décision braque les partisans d'une direction collégiale sous forme d'un directoire.

Dans une déclaration à la presse mercredi, des députés de l'UDPS affirment que "la mise en place du directoire devrait intervenir avant le rapatriement" de la dépouille d'Etienne Tshisekedi.

Ce rapatriement a été annoncé pour jeudi 30 mai, et des funérailles sont prévues jusqu'au 1er juin. Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Son corps n'avait pas pu être rapatrié faute d'accord avec l'ancien régime Kabila.

"Toute opposition à la mise en place du directoire (...) sera considérée comme un acte de sabotage et de haute trahison vis-à-vis d'Etienne Tshisekedi", insistent les députés de l'UDPS.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Etienne Tshisekedi est passé dans l'opposition et a fondé l'UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois Premier ministre lors de la transition multipartite des années 90, avant de s'opposer au régime des Kabila père et fils.

Début mars, les militants de l'UDPS avaient manifesté leur colère après la défaite de leur parti aux élections sénatoriales à suffrage indirect. Des "combattants" de l'UDPS ont accusé leurs "grands électeurs", les députés provinciaux, d'avoir trahi et cédé à la corruption.

En novembre dernier, la même "base" avait obligé Félix Tshisekedi à dénoncer dans la journée un accord qu'il avait passé la veille avec d'autres ténors de l'opposition pour la désignation d'un candidat unique à l'élection présidentielle.

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