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RDC

Deux morts dans des accrochages dans la réserve d'Okapi en Ituri

Un homme congolais marche sur la route de transport qui relie la ville de Bunia à la ville minière de Mambasa, dans la province de l’Ituri, le 10 juillet 2018.

Deux personnes ont été tuées lors de l'expulsion d'occupants illégaux de la réserve d'Okapi, en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Des accrochages ont éclaté lorsque des militaires et des éco-gardes ont entrepris d'évacuer les habitants d'un petit village créé par des creuseurs d'or artisanaux à l'intérieur de la réserve, a expliqué à l'AFP Christian Mushingalwa, responsable en charge des ressources humaines de la réserve.

"Le bilan est de deux morts et quelques blessés dont quatre grièvement, tous des civils", a-t-il précisé.

L'opération visait à "préserver l'environnement", à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), a-t-il souligné.

Selon M. Mushingalwa, un site de relocalisation, à 30 km de la réserve, avait été préparé pour recevoir les occupants illégaux.

L'ICCN "peut avoir raison mais nous voulons un dialogue entre les parties en conflit pour une cohabitation pacifique entre la réserve et les riverains", a réagi auprès de l'AFP Assani Nguma, président de la société civile de Mambasa (Ituri).

Interrogé par l'AFP, les services de l'administrateur du territoire de Mambasa ont accusé les villageois d'avoir "barricadé pendant quelques heures la route nationale 4", justifiant ainsi l'intervention de l'armée.

La réserve d'Okapi abrite de nombreuses espèces endémiques et menacées, dont un sixième de la population existante d'okapis (environ 5.000 sur les 30.000 vivant à l'état sauvage).

L'Okapi, appelé aussi girafe de forêt, est un mammifère qui ne vit que dans cette région de la RDC.

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Grève des agents des sociétés pétrolières dans le sud-est de la RDC

Le personnel du gouvernorat du Sud-Kivu et de la DPMER radicalisent leur grève à Bukavu, Sud-Kivu, RDC, 8 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La grève des employés des sociétés pétrolières a été largement observée jeudi dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo, provoquant la fermeture de stations-services, a-t-on appris de sources concordantes.

"Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d'ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n'a fonctionné dans plusieurs villes: Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi", a déclaré Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations services étaient fermées, et des attroupements s'étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun.

"J'ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail, à cause de la fermeture des stations services", a déclaré Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone par l'AFP.

"Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d'anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d'essence, j'ai dû payer 10.000 francs congolais au lieu de 6.000 hier (mercredi)", a réagi auprès de l'AFP Kayembe Mwangal, un taxi de Kolwezi (Lualaba), remonté.

La ministre congolaise de l'Économie Acacias Babundola a invité "les pétroliers du Sud à faire montre d'un esprit patriotique et d'un sens élevé de responsabilité" afin d'obtenir la révision du prix du litre "dans un esprit de concertation et pour l'intérêt de tous".

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone "décapitalise leurs entreprises au point qu'elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks" et dénoncent des disparités de traitement.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l'essence à la pompe est fixé à 1.390 francs congolais (0,73 dollar) depuis mai, alors qu'à Kinshasa, le prix du litre est de 1.995 francs congolais (1,05).

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