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Kinshasa et Brazzaville pour une contrepartie financière à la protection de tourbières

Le parc du Virunga en RDC le 19 août 2010.

La République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville ont déclaré lundi vouloir coopérer pour obtenir une "contrepartie" financière de la communauté internationale à la protection de tourbières contenant des quantités énormes de carbone et qui, si elles étaient cultivées, aggraveraient le réchauffement planétaire.

Les tourbières couvrent 145.000 km2 d'un espace marécageux à cheval entre le Congo et la RDC, soit une zone un peu plus grande que l'Angleterre.

Les experts estiment qu'elles stockent environ trente milliards de tonnes de carbone. Cela représente autant de carbone que les émissions d'énergie fossile de toute l'humanité sur trois ans.

Dans un communiqué conjoint parvenu à l'AFP, les ministres de l'Environnement du Congo et de la RDC disent vouloir obtenir "des garanties sous forme de financements (...) en vue d'assurer une contrepartie suffisante" aux sacrifices des riverains qui renonceraient à cultiver ces terres.

Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion tenue le week-end entre les ministres Arlette Soudan Nonault (Congo) et Amy Amba Tobe (RDC) à Kinshasa afin de mettre en place "un organe de gestion conjointe des tourbières" par les deux pays, précise le document.

En octobre, lors d'une mission dans les tourbières de la forêt équatoriales à laquelle l'AFP avait participé, Simon Lewis, expert en tourbières de l’Université de Leeds au Royaume-Uni, avait expliqué que "si les tourbières s'asséchaient, si elles étaient transformées en espace agricole, le carbone stocké dans les sous-sols serait relâché dans l'atmosphère et cela aggraverait le problème du changement climatique".

Pour offrir des solutions de rechange aux populations riveraines, les agences des Nations unies et les autres partenaires "sont appelés à verser des compensations financières", a déclaré à la presse la ministre congolaise de l’Environnement, Mme Soudan Nonault, sans avancer de chiffre.

La forêt équatoriale du bassin du Congo, la deuxième du monde après l'Amazonie, est cruciale pour la biodiversité des animaux et des plantes mais aussi pour le climat.

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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