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RDC : le secrétaire d’Etat Kerry exhorte le président Kabila à ne pas briguer un troisième mandat

Le président Joseph Kabila acueillant le secrétaire d'Etat John Kerry au Palais de la Nation, à Kinshasa, le 4 mai 2014

Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les Etats-Unis fourniront 30 millions de dollars pour des élections « transparentes et crédibles » en RDC.

Les Etats-Unis se disent prêts à aider à financer les efforts de stabilisation et d’édification de la démocratie en République démocratique du Congo. Toutefois, Washington veut des assurances du président congolais, Joseph Kabila, qu'il quittera ses fonctions à l’expiration de son mandat actuel.

Au cours des entretiens privés qu’il a eus, dimanche, à Kinshasa, avec le président Kabila, le secrétaire d’Etat américain John Kerry l'a exhorté à respecter la Constitution, qui lui interdit de briguer un troisième mandat en 2016. Il n’est pas clair si le président Kabila s’est engagé à ne pas se porter candidat.
M. Kerry sur les berges du Congo, près de l'ambassade américaine à Kinshasa
M. Kerry sur les berges du Congo, près de l'ambassade américaine à Kinshasa
Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les Etats-Unis fourniront 30 millions de dollars pour des élections « transparentes et crédibles » en RDC.

Il a félicité le gouvernement du président Kabila pour ses efforts dans la lutte contre les milices ethniques dans les provinces du Kivu, dans l’Est du pays.

Les Etats-Unis continueront d’aider à améliorer les conditions de vie dans cette région, a assuré John Kerry.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu dimanche à l'hôpital Saint Joseph situé dans la commune de Limete à Kinshasa. Cette structure sanitaire reçoit l'appui de l'USAID pour traiter les femmes victimes de fistules. John Kerry a salué le travail mené par une activiste des droits de l'homme, Mme Julienne Lusenge.

A son arrivé samedi à Kinshasa, le secrétaire d’Etat Kerry s’était réjoui de la libération des observateurs internationaux depuis plus d’une semaine par des séparatistes pro-russes dans l’Est de l’Ukraine.

Avant la RDC, John Kerry était, vendredi, à Juba où il a lancé un nouvel appel aux factions sud-soudanaises pour qu’elles fassent la paix. Il a exhorté le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar à amorcer des négociations directes pour mettre un terme à la sanglante guerre qui embrase leur pays.

Samedi, en Ethiopie, le chef de la diplomatie américaine s’est prononcé sur le sort de 267 collégiennes nigérianes enlevées par des individus armés le mois dernier, et qui sont toujours portées disparues. Les Etats-Unis soutiendront les efforts du Nigeria en vue de traduire en justice les auteurs de ce crime, a-t-il déclaré.

John Kerry regagnera Washington lundi après un arrêt en Angola.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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