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Défilé de mode d’employées de maison au Liban

Beyrouth au Liban le 4 mai 2016.

Organisé par l'ONG libanaise Insan, cet événement vise à promouvoir les droits des femmes de ménage étrangères victimes de discrimination.

Vêtue d'une robe de soirée sans bretelle, Anna Fernando, une employée de maison sri-lankaise, défile dans un café branché de la capitale libanaise.

Cette femme de 43 ans travaille depuis 21 ans au Liban comme domestique afin de pouvoir offrir à ses enfants une vie meilleure que la sienne.

Dimanche, avec une dizaine d'autres employées de maison, elle est devenue mannequin le temps d'un défilé de mode organisé par l'ONG libanaise Insan, qui signifie en arabe "être humain".

"Même si je travaille comme femme de ménage, je suis avant tout un être humain", dit dans l'arrière-salle cette belle femme aux yeux fardés, avant d'être appelée pour présenter le travail de jeunes créateurs de mode qui ont dessiné ces robes pour l'évènement.

Ce défilé entend mettre en valeur les plus de 200.000 domestiques étrangères souvent méprisées qui travaillent au Liban.

Pour sa quatrième édition, ce défilé visait à ce que les participantes montrent d'elle-même une autre image que celle d'une femme de ménage.

"Elles vivent comme toutes les autres femmes en dehors de leur travail", assure Randa Dirani, une des organisatrices et membre d'Insan, faisant allusion à leur coquetterie.

- Racisme -

Le Liban est accusé par des ONG d'avoir un comportement raciste envers les employées de maison étrangères, souvent appelées "bonnes" ou "sri-lankaises", un terme générique qui ne tient pas forcément compte de leurs origines.

La majorité de ces étrangères travaillent selon un système de parrainage, appelé kafala, qui les soumet à la volonté de leur employeur. Et elles ne sont pas protégées par la loi du travail malgré la création début 2015 d'un syndicat.

"Avec ce défilé, nous voulons dire à tout le monde que nous ne sommes pas seulement des domestiques", explique Sumy Khan, du Bangladesh.

Cette jeune femme de 22 ans, le dos tatoué et portant des cheveux courts, explique qu'elle voulait étudier le journalisme dans son pays mais qu'elle a dû le quitter pour pourvoir aux besoins de sa famille.

Elle évolue dans le café en combishort crème et blanc sous les ovations d'un public composé de Libanais et d'étrangers alors que ses amis la prennent en photo.

Ce défilé ne représente qu'une des initiatives de la société civile pour combattre les mesures discriminatoires et l'exploitation dont sont victimes ces travailleuses.

L'an dernier, à l'occasion de la Fête des mères, un bureau de placement au Liban avait réalisé une publicité jugée raciste par les militants et présentant les employées de maison comme de simples femmes-objet.

"Pour la Fêtes des mères, faites plaisir à votre maman en lui offrant une domestique. Offres spéciales durant dix jours sur les domestiques d'origine kényane ou éthiopienne", assurait le message envoyé sur des milliers de téléphones portables…

- Redonner confiance -

L'Université américaine de Beyrouth avait lancé en 2015 une étude auprès de 1.200 employeurs au Liban pour connaître leur opinion sur leurs employées de maison et l'organisation des droits humains Kafa en avait publié les résultats lors d'une campagne sur internet.

"51% des Libanaises considèrent que (leurs) employées de maison ne sont pas dignes de confiance, alors même qu'elles leur confient leurs enfants", relevait l'étude.

Au milieu des mannequins d'un soir s'affaire Alix Lenoir, une Franco-libanaise de 20 ans étudiante en design industriel.

"J'ai décidé de participer (au défilé) car je trouve que c'est dommage que dans notre société au Liban on enlève à ces femmes un peu de confiance en elles", dit-elle.

En fin de soirée, Alix prend dans ses bras Imane Bachir, 18 ans, la fille d'une employée de maison originaire du Soudan, et elles se promettent de se revoir.

Anna Fernando assure que son sacrifice, en vivant deux décennies loin de sa famille, a été payant. Aujourd'hui, sa fille de 21 ans est étudiante en pharmacie et son fils de 22 ans va sortir diplômé d'une académie militaire au Sri Lanka.

Et en complément de son travail d'employée de maison, elle a commencé un service de traiteur. "C'est délicieux, plein d'épices et c'est très bon pour votre santé", est-il écrit sur sa carte de visite.

Elle cuisine des recettes sri-lankaises, indiennes et népalaises et les commandes peuvent se faire par téléphone, par mail ou Facebook.

"J'ai désormais la toque de chef cuisinier", dit-elle.

Avec AFP

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Coronavirus : plus de 20.000 cas déclarés en Amérique latine

Un voyageur, portant un masque pour éviter le coronavirus, arrive à l'aéroport international de Guarulhos à Guarulhos, État de Sao Paulo, Brésil, le 27 février 2020. (Photo: REUTERS / Amanda Perobelli)

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.


A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès.

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.

A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès

ll est suivi par l'Equateur (2.748, 93) et la République dominicaine (1.284, 57). Viennent ensuite le Mexique (1.215, 29), le Panama (1.181, 30), tandis que l'Argentine enregistre 1.054 contamination et 27 décès.

Des mesures de confinement obligatoire ont ainsi été mises en place dans de très nombreux pays latino-américains, notamment au Pérou, au Venezuela, en Argentine, en Colombie, en Bolivie, au Salvador et au Panama. Des couvre-feux aux horaires étendus ont également été décrétés dans plusieurs pays.

Les frontières sont fermées dans la quasi-totalité de la région.

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 45.719 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 19H00 GMT.

L'OMS a alerté sur la progression "quasi-exponentielle" de la pandémie, alors que le nombre de décès a plus que doublé en une semaine.

Le coronavirus a fait au moins 43.000 morts et plus de 870.000 dans le monde

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