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Procès du putsch de 2015 : le jugement attendu le 2 septembre


L'ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Basole, à gauche, et l’ancien chef de la sécurité présidentielle (RSP), le général Gilbert Diendere, au centre, à l'ouverture du procès sur le putsch manqué, à la Haute Cour de Justice

Le verdict du procès du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, pour lequel comparaissent depuis 18 mois 84 accusés, dont deux généraux, sera prononcé le 2 septembre prochain, a annoncé lundi le tribunal militaire de Ouagadougou.

"Le jugement sera rendu le 2 septembre", a déclaré le président du tribunal Seydou Ouédraogo, lors de l'audience consacrée aux questions qui seront soumises aux membres du tribunal lors de la délibération.

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Le président a procédé à la lecture des questions visant à savoir si le général Gilbert Diendéré, un des cerveaux présumés du coup d'État, l'adjudant Jean Florent Nion et leurs co-accusés sont coupables, chacun, de "cas d'attentat à la sûreté de l'État, responsables des morts lors du putsch, de coups et blessures volontaires, de destruction de biens et de dégradation aggravée de bien, de trahison".

Il s'agira aussi de déterminer s'ils ont "entretenu des rapports avec des puissances étrangères ou sont complices".

C'est sur la base de ces questions que les juges militaires et assesseurs devront dire si tel accusé est coupable - ou non - des faits qui lui sont reprochés et s’il y a des circonstances atténuantes ou aggravantes.

Critiquant la liste des questions, Me Dieudonné Bonkoungou, l'un des avocats du général Diendéré, a souhaité la suppression du nom de son client, estimant que cette mention tend à incriminer d'avance certains prévenus.

La précision de ces noms se justifie par la coaction des accusés dans ce dossier, a affirmé le parquet, plaidant le maintien en l'état.

Le parquet a requis la prison à vie contre les généraux Diendéré et Djibril Bassolé, accusés d'être les cerveaux du putsch manqué du 16 septembre 2015, qui avait 14 morts et 270 blessés. Des accusations que les deux hommes ont rejetées, plaidant leur acquittement.

Lors des réquisitoires, des peines allant de 5 à 25 ans avaient également été requises contre plusieurs autres accusés, dont le sous-officier Moussa Nébié, dit Rambo, qui avait mené le commando.

Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle, l'ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, avaient tenté, en vain, de renverser le gouvernement de transition mis en place après sa chute.

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