Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Presque 100% de participation à des élections locales en Corée du Nord

Des groupes d'animation le jour du scrutin dans un bureau de vote de Pyongyang, en Corée du Nord, le dimanche 10 mars 2019. (Photo AP / Dita Alangkara)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a voté lors d'élections locales organisées dans tout le pays dimanche, avec une participation avoisinant les 100% comme lors de chaque scrutin en Corée du Nord.

En l'absence totale de compétition électorale, les analystes estiment que les opérations de vote tiennent lieu de rite qui permet aux autorités de revendiquer un mandat populaire et de renforcer la fidélité envers le régime.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, le taux de participation s'est élevé à 99,98%, soit 0,01% de mieux que lors des précédentes élections locales de 2015.

Seuls les électeurs "se trouvant à l'étranger ou travaillant en mer" n'ont pas pu prendre part au vote, a précisé l'agence officielle. En revanche, les "électeurs en proie à des problèmes liés à l'âge ou à la maladie ont pu glisser leur bulletin de vote dans des urnes mobiles".

Ces élections sont destinées à pourvoir des assemblées au niveau des provinces, des villes et des comtés. Généralement, 99% des électeurs votent "oui" pour des candidats uniques.

Kim Jong Un s'est rendu dans un bureau de vote de la province de Hamgyong Nord et a voté pour deux candidats, Ju Song Ho et Jong Song Sik se présentant à des responsabilités dans des comtés de la région, selon KCNA.

Il "les a chaudement encouragés à devenir les fidèles serviteurs du peuple en accomplissant leur devoir de manière à répondre aux espoirs du peuple", ajoute l'agence.

En 2014, le dirigeant suprême s'était lui-même porté candidat à l'Assemblée suprême du peuple (ASP), le Parlement nord-coréen. Il avait été élu avec 100% des voix dans la circonscription du Mont Paektu, un volcan à la frontière chinoise révéré comme le berceau mythique du peuple coréen.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

Bangladesh: Kanchi, une jeune rhinocéros, recherche un partenaire

Une jeune femelle rhinocéros indienne, née le 28 août 2019, joue avec sa mère prénommée Henna, à l'intérieur de leur enclos, au zoo de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher, dans le centre de la France, le 2 septembre 2019. (Photo AFP/ GUILLAUME SOUVANT)

Les autorités du plus grand zoo du Bangladesh sont "désespérément" en quête d'un rhinocéros mâle pour Kanchi, une jeune femelle qui souffre d'une grande solitude depuis la mort de son premier compagnon, il y a quelques années.

Kanchi, âgée de douze ans, vit ses plus belles années de fertilité, esseulée, dans un vaste enclos boueux du zoo national du Bangladesh, en banlieue nord de Dacca, depuis la mort de son partenaire en 2014. C'est l'un des animaux du zoo qui attirent le plus de visiteurs.

La femelle passe le plus clair de son temps à faire le tour de son parc de quelque 2.000 m2, à se vautrer dans la boue, à faire des sommes au soleil.

On lui sert chaque jour six kilogrammes de riz sauvage et un kg de pois chiches. "Sa santé est bonne, pourtant parfois, elle ne veut rien manger", raconte à l'AFP Farid Mia, qui prend soin d'elle au zoo.

Il a noué une relation de confiance avec l'animal qui, selon lui, "adore" quand il lui gratte le cou et les épaules mais il s'inquiète quand Kanchi ne réagit pas à ses appels et la trouve "agitée".

"Ce comportement étrange arrive, je pense, du fait qu'elle a été élevée toutes ces années dans la solitude", dit son gardien, "elle a désespérément besoin d'un compagnon".

"Nous n'avons pas pu importer de mâle en raison du Covid-19. Nous savons qu'elle se sent seule. Et nous faisons de notre mieux pour lui trouver le compagnon idéal", a déclaré à l'AFP Abdul Latif, conservateur du zoo.

"Un rhinocéros peut vivre jusqu'à 38 ans en captivité. Elle a encore de nombreuses années à passer ici. Il est donc de notre devoir de lui trouver un mâle", a-t-il précisé.

L'effet Kaavan

Son enclos avoisine un lac où des oiseaux migrateurs, certains en provenance de la lointaine Sibérie, viennent passer l'hiver bangladais sous des températures évoluant entre 10 et 20 C°.

Mais Kanchi n'est pas autorisée à s'y baigner. "Elle adore se rouler dans la boue, et nous lui avons aménagé un marais où elle s'étend constamment", dit encore Farid Mia.

Selon lui, la jeune femelle attire davantage l'attention depuis que Kaavan, un éléphant maltraité dans un zoo du Pakistan, a trouvé refuge en décembre dernier dans une réserve naturelle du Cambodge grâce à l'aide d'une organisation de protection des animaux et de la star américaine Cher.

Surnommé le pachyderme "le plus seul au monde", il était l'unique spécimen d'Asie dans le zoo d'Islamabad depuis la mort en 2012 de sa compagne Saheli, les autres, peu nombreux, venaient d'Afrique.

Le protecteur de Kanchi ne veut pas qu'elle connaisse pareil sort.

Le zoo national du Bangladesh, considéré comme le septième plus grand parc zoologique du monde avec près de 3.000 animaux sur 75 hectares de végétation luxuriante, cherche aussi un partenaire mâle pour sa lionne d'Afrique Mukta, âgée de six ans.

"Mukta est en bonne santé. Mais son comportement est assez imprévisible. Elle est agitée, rugit et s'énerve sans raison. Toute jeune, elle a aussi besoin d'un partenaire", souligne son gardien Abdul Motaleb.

Un appel d'offres a été lancé pour l'importation d'au moins huit animaux l'année dernière, reprend le conservateur, mais en raison de la pandémie, le zoo n'a malheureusement reçu aucune réponse.

Le Sud-Africain Nicholas Fink Haysom va diriger la force de l'ONU au Soudan du Sud

Des soldats de la paix de l'ONU dans un véhicule blindé de transport de troupes mènent une patrouille de Bentiu vers le village de Nhialdiu, au Soudan du Sud, le 7 décembre 2018.

Le Sud-Africain Nicholas Fink Haysom a été désigné jeudi comme le nouvel émissaire de l'ONU au Soudan du Sud. Il remplacera le Néo-Zélandais David Shearer à la tête de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss).

Avec cette nomination, le Conseil de sécurité a entériné le choix du secrétaire général Antonio Guterres d'affecter Nicholas Fink Haysom comme émissaire pour le Soudan du Sud.

Né en 1952, Nicholas Fink Haysom a déjà travaillé pour l'ONU sur les dossiers du Soudan et du Soudan du Sud, et entre autres en Somalie dont il a été expulsé en 2019, accusé par le gouvernement d'ingérence dans les affaires intérieures du pays.

Au cours de sa carrière, il a notamment aussi été en poste en Afghanistan (2012–2016) et en Irak (2005–2007).

La mission de paix de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) est la plus coûteuse des opérations de Casques bleus menées actuellement par l'Organisation, avec un budget annuel dépassant le milliard de dollars.

Ses effectifs autorisés sur le terrain atteignent 17.000 Casques bleus. Une étude indépendante récente réalisée pour l'ONU a préconisé de réduire ce nombre à 15.000.

Deux ans après son indépendance, conquise après un conflit sanglant avec Khartoum, le Soudan du Sud a été le théâtre pendant six ans d'une guerre civile meurtrière (380.000 victimes) qui s'est officiellement terminée en février 2020 avec la création d'un gouvernement d'union nationale.

Mais les violences intercommunautaires y perdurent et ont même augmenté l'année dernière.

La Guinéenne Bintou Keita prend les commandes de la Monusco

Bintou Keita, à l'époque où elle était secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix, au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

La Mission de la paix onusienne en République démocratique du Congo (Monusco) change de patronne: c’est la Guinéenne Bintou Keita qui va en prendre les commandes à partir de février, a annoncé le Conseil de sécurité des Nations unies jeudi.

Madame Keita remplacera l’Algérienne Leila Zerrougui qui était à la tête de la Monusco depuis 27 décembre 2017.

Jusqu'à présent, la nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, après avoir été adjointe aux Opérations de maintien de la paix en 2017.

Bintou Keita, 62 ans, a plus de trente ans d'expérience, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l'homme.

Elle a rejoint les Nations unies en 1989 et a occupé des fonctions au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et au Darfour en 2015 où elle a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies (MINUAD).

Par ailleurs, elle a travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

La nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était aussi Responsable de la gestion de la crise de la maladie à virus Ebola pour la Sierra Leone, cheffe de cabinet et directrice des opérations auprès de la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola de 2014 à 2015.

Mme Keita est titulaire d'une maîtrise en économie sociale qu'elle a obtenu à l'Université de Paris II, France, et d'un diplôme d'études supérieures en administration et gestion des entreprises de l'Université de Paris IX.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde reconnaissance à Leila Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la Monusco.

Avec 15000 casques bleus et un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, la Monusco est l’une des plus importantes et difficiles opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le mandat de la Monusco a été renouvelé en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un an avec une amorce prudente de désengagement étalé sur plusieurs années, sans échéance de fin établie.


Joe Biden veut allouer 1,9 trillion à la lutte contre la pandémie

Le président élu des États-Unis Joe Biden annonce son plan de sauvetage économique anti-coronavirus, le 14 janvier 2021, à Wilmington, Delaware, en présence de la vice-présidente élue Kamala Harris.

Le président américain élu Joe Biden a dévoilé jeudi soir un plan de lutte contre le coronavirus, soulignant l'urgence d'adopter une législation pour aider les Américains à traverser la pandémie et la crise économique qu'elle a engendrée.

"Au cours de cette pandémie, des millions d'Américains, sans que ce soit leur faute, ont perdu la dignité et le respect qui vont de pair avec un salaire", a déclaré M. Biden dans un discours présentant le plan de sauvetage depuis Wilmington, dans le Delaware.

Le plan de M. Biden comprend une nouvelle série de paiements directs de 1 400 dollars pour la plupart des Américains, un financement pour promouvoir l'ouverture des écoles en toute sécurité et la mise en place d'un programme national de vaccination. Il prévoit également une assurance chômage supplémentaire de 400 dollars par semaine jusqu'en septembre.

Le plan prévoit aussi une aide aux petites entreprises, notamment celles appartenant à des entrepreneurs issus des minorités ethniques.

Le plan, que l'équipe de transition a décrit comme "ambitieux, mais réalisable", est estimé à 1,9 trillion de dollars, selon une déclaration publiée avant le discours de M. Biden.

C'est un chiffre que les républicains jugeaient trop élevé il n'y a pas si longtemps.

Mais les choses sont différentes. Lorsqu’il prendra le pouvoir le 20 janvier, M. Biden, un démocrate, aura une Chambre des représentants contrôlée par son parti et un Sénat divisé à 50-50. Il reviendra alors à la vice-présidente élue, Kamala Harris, de faire pencher la balance. Aux États-Unis, le vice-président en exercice préside les plénières du Sénat.

M. Biden s'était déjà fixé comme objectif d'administrer 100 millions de vaccins au cours des 100 premiers jours suivant son entrée en fonction le 20 janvier. L’annonce de jeudi inclut un plan national chiffré à 20 milliards de dollars. Il comprendra le financement de centres communautaires et de centres de vaccination mobiles pour les régions éloignées, en coordination avec les gouvernements des États et des collectivités locales.

"Ce sera l'un des efforts opérationnels les plus difficiles que nous ayons jamais entrepris en tant que nation", a déclaré M. Biden. "Nous devrons remuer ciel et terre pour faire vacciner plus de gens", a-t-il ajouté.

Voir plus

XS
SM
MD
LG