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Les insurgés retirent leurs armes lourdes mais restent mobilisés près d'Idleb

Des membres de la défense civile syrienne, connus sous le nom de Casques blancs, retirent une victime des décombres d'un bâtiment détruit suite à une attaque aérienne à Idlib, Syrie, 15 mars 2017

Sur l'une des lignes de front, à l'intérieur de la future "zone démilitarisée" prévue dans la province d'Idleb et des zones avoisinantes, les armes lourdes des insurgés sont évacuées, en vertu de l'accord russo-turc. Mais les rebelles restent pleinement mobilisés.

Cachés dans des tunnels ou derrière des fortifications, ils observent avec beaucoup d'attention le mouvement des forces ennemies du régime positionnées à quelques kilomètres, alors que le silence règne depuis l'annonce mi-septembre d'un accord Ankara-Moscou.

En treillis militaire, un responsable du Front national de libération (FNL) --une coalition de groupes rebelles soutenue par Ankara--, effectue une tournée auprès des combattants dispersés à travers différentes positions, dont celle stratégique de la colline d'Al-Eiss, dans le sud-ouest de la province d'Alep, adjacente d'Idleb.

L'accord russo-turc de Sotchi, dévoilé le 17 septembre, prévoit l'instauration d'une zone-tampon de 15 à 20 km de large à Idleb et sur des parties des provinces voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

Selon cet accord, qui a permis de repousser l'imminence d'une offensive du régime contre l'ultime bastion insurgé en Syrie, tous les groupes insurgés doivent avoir retiré de cette zone leurs armes lourdes avant le 10 octobre.

Quant aux djihadistes, qui contrôlent deux tiers de la future "zone démilitarisée", ils doivent, en outre, déserter les lieux avant la mi-octobre, stipule l'accord.

Hayat Tahrir al-Cham (HTS) "ainsi que d'autres groupes djihadistes moins influents ont retiré leurs armes lourdes de larges pans de la zone démilitarisée", a indiqué lundi à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

HTS n'a pas commenté cet éventuel retrait.

De son côté, le FNL avait annoncé samedi avoir commencé à retirer une partie de son arsenal militaire. Son porte-parole, Naji Moustafa, a indiqué lundi à l'AFP que ce retrait était terminé, comme l'avait assuré plus tôt dans la journée l'agence étatique turque Anadolu.

Mais la mobilisation des combattants et leur détermination à répliquer à toute éventuelle attaque du régime demeurent intactes, fait valoir un chef militaire du FNL.

"Le retrait des armes lourdes n'aura aucun impact sur les lignes de contact (...). Nous y poursuivons les travaux de fortifications (...) et les directives sont de rester là. Nous ne reculerons pas", affirme à l'AFP Abou Walid.

A quelques mètres de lui, un combattant de la coalition, arborant une kalachnikov, prend position dans une tranchée tandis que, non loin de là, d'autres frères d'armes ont pris place derrière des fortifications surplombant la localité-clé d'al Hader et sa plaine, contrôlées par les forces loyalistes.

Cette zone est également proche des positions djihadistes: seuls cinq kilomètres séparent Al-Hader de la localité d'Al-Eiss, contrôlée par HTS, principal groupe djihadiste d'Idleb et ses environs.

Les factions rebelles, qui craignent que l'accord russo-turc ne soit le prélude à un retour du régime dans cette région, misent sur la présence turque dans la zone.

Ankara, qui doit surveiller la future zone "démilitarisée" en vertu de l'accord conclu avec Moscou, y possède plusieurs postes d'observation et a envoyé ces dernières semaines divers convois militaires transportant soldats et équipements de guerre.

"Le déploiement de forces turques au niveau de ces postes (...) prend davantage d'ampleur jour après jour", se félicite Abou Walid, faisant état de l'arrivée de "chars et autres armes lourdes" de l'armée turque.

Le président syrien Bachar al-Assad a qualifié dimanche de "mesure temporaire" le marché russo-turc, assurant que la future "zone démilitarisée" "reviendra(it)" à terme au régime.

"Cette province et d'autres territoires encore sous le contrôle de terroristes reviendront à l'Etat", a-t-il assuré, en désignant d'un même vocable rebelles et djihadistes.

Soutenu par la Russie, Damas a enchainé les victoires ces derniers mois face aux rebelles et djihadistes et a déjà repris le contrôle de la majeure partie du territoire syrien.

Avec AFP

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Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Le Premier ministre australien condamne un tweet "scandaleux" de la diplomatie chinoise

Le premier ministre australien, Scott Morrison, lors d'une conférence à Sydney, 28 février 2020.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a dénoncé lundi avec colère un tweet "scandaleux" émanant d'un porte-parole du gouvernement chinois et a demandé à Pékin de présenter formellement ses excuses.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a suscité l'indignation en postant une mise en scène dans laquelle un homme, habillé en soldat australien, tient un couteau plein de sang contre la gorge d'un enfant afghan.

L'illustration controversée est le travail d'un artiste chinois du nom de Wuheqilin, qui s'était fait connaître par ses créations pro-Pékin lors des manifestations à Hong Kong l'an dernier.

L'affaire intervient quelques jours après la publication d'un rapport sur des crimes de guerre qui auraient été commis par des soldats australiens en Afghanistan entre 2005 et 2016.

M. Morrison a qualifié ce tweet, qui provient d'un compte officiel du gouvernement chinois, "d'insulte scandaleuse et dégoûtante" à l'encontre des forces armées australiennes, et a appelé Twitter à le supprimer.

"Il est scandaleux et ne peut être justifié sur quelque base que ce soit. Le gouvernement chinois devrait avoir honte de cette publication", a déclaré Scott Morrison à propos de ce tweet qui a suscité des milliers de réactions en quelques heures.

"Cela ne (le) grandit pas aux yeux du monde entier", a-t-il ajouté.

Dans son tweet, le porte-parole du gouvernement chinois se dit "choqué par les meurtres de civils et de prisonniers afghans (perpétrés) par des soldats australiens".

"Nous condamnons fermement de tels actes et nous demandons qu'ils en soient tenus responsables", ajoute Zhao Lijian.

Invitée à réagir à cette polémique, sa collègue et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé devant la presse que "le gouvernement australien devrait avoir honte" des actes de ses soldats en Afghanistan.

L'Australie doit "présenter [...] des excuses officielles au peuple afghan", a-t-elle jugé.

Cette affaire est le dernier exemple d'un nouveau type de communication agressive de Pékin envers les pays étrangers.

Depuis l'an dernier, de nombreux diplomates ont investi Twitter (pourtant bloqué en Chine), où ils défendent parfois avec véhémence et controverse la position de leur gouvernement.

En mars déjà, Zhao Lijian avait provoqué une vive polémique en suggérant que des militaires américains avaient pu apporter le nouveau coronavirus en Chine, où il est apparu à la fin de l'an dernier.

Les relations entre Canberra et Pékin n'ont cessé de se détériorer au cours des derniers mois après que le gouvernement australien a réclamé une enquête sur l'origine du Covid-19.

La Chine, premier partenaire commercial de l'Australie, a annoncé vendredi l'imposition de lourdes surtaxes compensatoires sur le vin australien en raison d'un dumping supposé, dernière en date d'une série de sanctions économiques contre les intérêts de Canberra.

Le président de la Bourse de Tokyo démissionne après une panne

Un écran montre l'indice des cours boursiers après la cérémonie d'ouverture du Nouvel An à la Bourse de Tokyo (TSE) au Japon, le 6 janvier 2020.

L'opérateur de la Bourse de Tokyo a annoncé lundi que le président de celle-ci avait démissionné, endossant la responsabilité de la panne qui a paralysé les échanges de l'une des plus importantes places mondiales pendant une journée entière en octobre.

Toutes les transactions avaient été bloquées avant même l'ouverture, le 1er octobre dernier, par un incident matériel qui a causé une perturbation de la transmission des informations du marché, avec des conséquences également pour d'autres places japonaises.

Le président de la Bourse de Tokyo, Koichiro Miyahara, "a pris très au sérieux sa responsabilité" dans la panne du système d'échange, a écrit l'opérateur de la place, le Japan Exchange Group (JPX), dans un communiqué.

M. Miyahara "a demandé à démissionner de son poste de président et directeur général de la Bourse de Tokyo et de toutes ses autres responsabilités dans le groupe, à compter du 30 novembre", peut-on encore lire dans le document.

Le patron de JPX, Akira Kiyota, restera à son poste mais verra son salaire réduit de moitié pour une durée de quatre mois, ajoute le communiqué. Il assurera temporairement les responsabilités du patron démissionnaire.

L'agence japonaise des services financiers avait sommé la Bourse de Tokyo et son opérateur d'améliorer le fonctionnement de la place nippone après l'incident.

JPX est le troisième plus important opérateur au monde en termes de capitalisation totale des entreprises cotées, derrière le New York Stock Exchange et le Nasdaq, selon la Fédération mondiale des Bourses de valeurs (WFE).

La capitalisation boursière des titres de JPX représentait 5100 milliards de dollars (4600 milliards de francs suisses) en mars. Environ 3000 milliards de yens (26 milliards de francs suisses) de titres s'y échangent en moyenne chaque jour.

Joachim Löw confirmé comme sélectionneur allemand

L’entraîneur allemand Joachim Löw donne des instructions à ses joueurs lors d’un match entre l’Allemagne et l’Espagne à Vig, Espagne, 18 novembre 2014.

Le sélectionneur allemand Joachim Löw, menacé d'éviction après la déroute 6-0 en Espagne en novembre, a finalement été confirmé à son poste lundi et dirigera la Mannschaft à l'Euro, annonce la Fédération allemande de football (DFB).

"Le présidium de la DFB a décidé unanimement ce lundi lors d'une téléconférence, de poursuivre avec le sélectionneur Joachim Löw le difficile chemin du renouvellement entamé en mars 2019", affirme la DFB dans un communiqué, publié à l'issue d'une réunion au sommet entre ses hauts dirigeants et le coach de 60 ans, en poste depuis 2006.

Le présidium, qui devait se réunir vendredi pour trancher l'avenir de Löw, a donc avancé sa décision et s'est rangé à l'avis "du comité directeur et d'Oliver Bierhoff, directeur des équipes nationales", précise la DFB.

Lundi matin, les cinq plus hauts dirigeants de la Fédération ont rencontré Joachim Löw, dont la tête ne semblait plus tenir qu'à un fil après la défaite 6-0 contre l'Espagne en Ligue des nations le 17 novembre, la plus lourde déroute de l'équipe d'Allemagne depuis 1931.

"Lors de cette réunion, Joachim Löw a informé les participants de ses analyses, de ses conceptions et de ses projets", assure le communiqué de la DFB: "les membres du comité directeur ont conclu unanimement que la haute qualité du travail de l'équipe d'entraîneurs, la relation intacte entre le sélectionneur et l'équipe, et un concept clair sur la marche suivie jusqu'ici et à suivre encore étaient des arguments valables".

"Un match isolé ne peut et ne doit pas servir de mesure pour l'ensemble de la performance de l'équipe nationale et du sélectionneur", ajoute la DFB, en référence à la débâcle espagnole.

"Notre regard doit rester fixé sur la préparation de l'Euro l'année prochaine. Nous avons la ferme conviction que Joachim Löw et son équipe d'entraîneurs réussiront (...) malgré une situation difficile pour tout le monde", ajoute la DFB.

Casque et lunettes à l'appui, voici Bogie, le chien-motard des Philippines

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