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Côte d'Ivoire

Première apparition publique depuis deux mois d'un opposant ivoirien poursuivi

Albert Mabri Toikeusse, nouveau ministre ivoirien de la Planification et du Développement, arrive à une réunion du Cabinet, à Abidjan, le 6 décembre 2010.

L'ancien ministre Albert Mabri Toikeusse, une des figures de l'opposition en Côte d'Ivoire, poursuivi par la justice avec d'autres opposants pour "complot contre l'autorité de l'Etat", est réapparu en public dimanche après avoir disparu pendant deux mois.

"Nous aurons à continuer dans l'union, dans la cohésion, tout ce qui peut apporter à la Côte d'Ivoire la paix", a déclaré M. Mabri Toikeusse à la sortie d'une visite à l'ex-président Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, principal mouvement d'opposition) et de l'opposition.

Le sort de M. Mabri Toikeusse, ancien ministre qui a rejoint l'opposition avant la présidentielle d'octobre et chef d'un petit parti, l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire, était depuis novembre mystérieux. Certains le disaient en fuite au Ghana voisin.

Il fait partie des principaux dirigeants de l'opposition qui font l'objet depuis le 6 novembre d'enquêtes pour "complot contre l'autorité de l'Etat", "mouvement insurrectionnel", "assassinat" et "actes de terrorisme", après avoir appelé à la "désobéissance civile" avant l'élection, puis soutenu la création d'un Conseil national de transition censé remplacé le pouvoir du président Alassane Ouattara, après le scrutin qu'ils ont boycotté.

Le procureur d'Abidjan Richard Adou avait annoncé après l'ouverture de ces enquêtes que Pascal Affi N'Guessan, porte-parole de l'opposition, et Albert Mabri Toikeusse étaient "en fuite et activement recherchés".

Le premier avait été arrêté le 9 novembre. Fin décembre, il avait été libéré sous contrôle judiciaire.

Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, lui aussi poursuivi, avait pour sa part été évacué le 20 décembre en France pour des soins médicaux urgents, aux frais de la présidence, après un mois et demi de détention.

La situation était très tendue après la réélection du président Alassane Ouattara fin octobre à un troisième mandat controversé, jugé inconstitutionnel par l'opposition.

Signe d'une lente décrispation, l'opposition ivoirienne, qui ne reconnaît toujours pas l'élection présidentielle, a annoncé jeudi qu'elle irait en rangs serrés aux prochaines législatives du 6 mars avec pour objectif de décrocher "la majorité au Parlement".

Fin décembre déjà, le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo, qui boycottait tous les scrutins depuis 10 ans, avait annoncé son retour dans l'arène électorale.

Une rencontre entre MM. Ouattara et Bédié, puis l'annonce du retour prochain de Laurent Gbagbo, actuellement en liberté conditionnelle en Belgique dans le cadre de son procès à la Cour pénale internationale, avaient contribué à apaiser la situation.

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Le parti de Blé Goudé se retire d'une coalition de l'opposition ivoirienne

Le parti de Blé Goudé se retire d'une coalition de l'opposition ivoirienne
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Le Cojep quitte une coalition de l'opposition ivoirienne

Charles Blé Goudé (à g.), ancien ministre et ex-chef des Jeunes Patriotes.

En Côte d’Ivoire, le parti de l'ancien chef des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé a annoncé son retrait d'une coalition de l'opposition, dénonçant "des guerres de positionnement".

Le Cojep, Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples, "suspend sa participation aux activités liées aux élections législatives avec les plateformes de l'opposition", a écrit Patrice Saraka, secrétaire général du parti.

Pour le Cojep, ces élections doivent être vues comme "une opportunité pour renforcer la cohésion et l'unité de l'opposition", mais ont "malheureusement mis au grand jour les appétits et autres guerres de positionnement entre des entités pourtant supposées être des partenaires".

Les deux principaux partis d'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire de l'ancien président Henri Konan Bédié, et le Front populaire ivoirien de l'ex-président Laurent Gbagbo, ont annoncé début janvier avec leurs alliés leur participation au scrutin du 6 mars. Mi-janvier, le parti de l'ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a lui annoncé son boycott des législatives.

Charles Blé Goudé s'était exilé de la Côte d'Ivoire après la crise post-électorale de 2010-11. Il avait été arrêté en 2013 au Ghana puis transféré à la CPI en 2014, pour être jugé aux côtés de Laurent Gbagbo. Les deux hommes ont été acquittés en janvier 2019 mais doivent attendre la décision sur un éventuel procès en appel, en liberté conditionnelle.

Charles Blé Goudé était un des membres les plus controversés du clan Gbagbo, surnommé le "général des rues" pour sa capacité à mobiliser ses partisans.

Ses détracteurs le considèrent comme un de ceux qui ont contribué aux violences pendant la crise post-électorale de 2010-11.

Il a indiqué à plusieurs reprises nourrir des ambitions pour la présidentielle de 2025.

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Des militaires inspectent les lieux d'une attaque à Sokoura, au Mali.

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l'anonymat.

L'information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens.

Le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d'un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest).

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l'arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes.

Il s'agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

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