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Plusieurs morts dans un double attentat-suicide dans l'Extrême-Nord du Cameroun


Une famille ayant fui Boko Haram, dans le camp de réfugiés de Minawao, au Cameroun. (AP Photo/Edwin Kindzeka Moki)
Une famille ayant fui Boko Haram, dans le camp de réfugiés de Minawao, au Cameroun. (AP Photo/Edwin Kindzeka Moki)

Quatre civils ont été tués et plusieurs blessés jeudi dans un double attentat-suicide à Kerawa, localité de l'extrême-nord du Cameroun frontalière du Nigeria.

Quatre civils ont été tués et plusieurs blessés jeudi dans un double attentat-suicide à Kerawa, localité de l'extrême-nord du Cameroun frontalière du Nigeria, une région régulièrement attaquée par les islamistes de Boko Haram, selon une source sécuritaire.

"Il y a eu de nouveaux attentats-suicides ce matin à Kerawa", a affirmé cette source sécuritaire régionale, contactée par l'AFP. "Quatre civils ont été tués. Beaucoup d'autres ont été blessés".

"Ce sont deux femmes qui sont à l'origine de ces attentats", a précisé un membre du comité de vigilance de Kerawa qui fait état de "6 morts", en comptant les deux kamikazes.

Les attentats ont eu lieu à côté d'une école accueillant des personnes ayant fui les exactions du groupe islamiste nigérian Boko Haram, a rapporté la source sécuritaire.

En septembre 2015, plus de 20 personnes avaient déjà été tuées dans un autre attentat-suicide à Kerawa, attribué à Boko Haram.

Lundi, au moins 37 personnes ont été tuées dans quatre attentats suicides sur le marché du village de Bodo, toujours dans la même région, selon un nouveau bilan alourdi par la mort de blessés graves.

Depuis que les islamistes nigérians ont commencé à attaquer le territoire camerounais en 2013, quelque 1.200 personnes - dont 67 militaires et trois policiers - ont été tuées dans des attaques et des attentats dans la région de l'Extrême-Nord, selon un bilan publié début janvier par le porte-parole du gouvernement camerounais et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

Les autorités camerounaises ont comptabilisé plus de 30 attaques-suicides sur la période.

Le Cameroun a renforcé sa présence militaire en 2013 à la frontière nigériane pour endiguer la montée en puissance des islamistes après avoir laissé passer, pendant des années, les combattants de Boko Haram.

Actifs dans le nord-est du Nigeria, ceux-ci se servaient du nord du Cameroun voisin comme base arrière et lieu d'approvisionnement en armes, véhicules et marchandises.

Le Cameroun est ensuite passé à l'offensive dans le cadre de la coalition régionale militaire formée avec le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Bénin pour combattre les islamistes.

Depuis fin novembre, l'armée camerounaise mène dans plusieurs localités frontalières des opérations "de ratissage" pour affaiblir les jihadistes nigérians qui restent très actifs entre le nord-est du Nigeria et l'extrême-nord du Cameroun.

AFP

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