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Plus de 1,4 milliard de smartphones vendus dans le monde en 2015

Un Nord-coréen regarde son téléphone portable dans Pyongyang, 8 octobre 2015.

Estimations du cabinet de recherche IDC, qui confirment la montée en puissance des fabricants chinois derrière les poids lourds Samsung et Apple.

Au total 1,43 milliard d'appareils ont été écoulés sur l'ensemble de l'année, soit une progression de 10,1% comparé à 2014. Au quatrième trimestre, la croissance est toutefois tombée à 5,7%, avec 399,5 millions de smartphones vendus.

Le sud-coréen Samsung est resté le premier fabricant mondial au quatrième trimestre, avec 85,6 millions d'unités vendues et 21,4% de part de marché. Mais il fait face à la fois à la concurrence de l'américain Apple dans le haut de gamme, et à celle de groupes chinois comme Xiaomi, Huawei et ZTE dans l'entrée et le milieu de gamme, relève IDC.

La marque à la pomme s'est ainsi adjugée 18,7% du marché au quatrième trimestre, avec 74,8 millions d'iPhone vendus.

Le "plus grand gagnant du trimestre" selon IDC est toutefois Huawei, qui arrive en troisième position avec 8,1% de part de marché, et surtout des ventes en hausse de 37% sur un an à 32,4 millions d'unités. Ces performances montrent "combien il a grandi comme une marque internationale", souligne Melissa Chau, analyste chez IDC, qui juge le groupe chinois "dans une bonne position pour rester un numéro trois solide sur l'année à venir".

Deux autres fabricants chinois, Lenovo (propriétaire de la marque Motorola) et Xiaomi, arrivent en quatrième et cinquième position, avec des parts de marché respectives au quatrième trimestre de 5,1% et 4,6%.

Avec AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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