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Philippines: Duterte espère consolider son pouvoir lors des élections de mi-mandat

Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, à Manille le 11 mai 2019.

Les Philippins ont commencé lundi à voter pour des élections de mi-mandat qui devraient donner les coudées franches au président Rodrigo Duterte pour, potentiellement, mettre en oeuvre ses promesses de rétablissement de la peine de mort et de réforme de la constitution.

Plus de 18.000 mandats sont remis en jeu à l'occasion de ce scrutin, dont la moitié des sièges du Sénat, une institution qui a joué un rôle crucial depuis trois ans pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées de l'ancien maire de Davao, la grande ville du Sud.

Elu en 2016, M. Duterte a été la cible de critiques des capitales occidentales en raison de sa politique violente de lutte contre le trafic de drogue et de tirades parfois ordurières. Mais il conserve une très forte popularité dans l'archipel, en raison notamment de son franc parler, une partie des Philippins continuant de le voir comme un recours crédible face à l'inefficacité prêtée aux élites politiques traditionnelles.

M. Duterte s'est engagé à rétablir la peine capitale pour les crimes liés au trafic de drogue dans le cadre de sa campagne très dure contre les stupéfiants, au cours de laquelle des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés ont péri.

- Responsabilité pénale à 12 ans -

Son programme de fermeté sur la criminalité avait joué un rôle crucial dans sa très confortable élection à la présidence en 2016. M. Duterte espère notamment faire tomber l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 12 ans.

Lundi matin, une foule d'électeurs patientaient à l'extérieur des bureaux de vote avant même leur ouverture. Au total, 61 millions de Philippins sont appelés aux urnes.

"J'ai voté pour nombre de candidats soutenus par le président Duterte parce que son gouvernement fait son travail", a expliqué à l'AFP Myrna Cruz, 51 ans, à sa sortie du bureau de vote.

"Je soutiens son programme, et notamment la campagne anti-drogue. Mais j'espère que le bain de sang va cesser", a-t-elle ajouté.

Historiquement, les 24 membres du Sénat philippin, qui sont élus pour six ans, se sont toujours montrés plus indépendants d'esprit que leurs collègues de la chambre basse.

Obtenir la majorité au Sénat, ce qui semble possible pour M. Duterte à en croire les instituts de sondage, faciliterait indéniablement la tâche législative du président, qui serait libre de faire ce qu'il veut en matière de sécurité et de réforme constitutionnelle.

L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre le fait que M. Duterte pourrait abolir la limite constitutionnelle actuelle, qui est d'un mandat unique de six ans pour le président.

- Famille Duterte -

L'ancien avocat a cependant plusieurs fois affirmé qu'il n'était pas intéressé à l'idée de rempiler.

A 74 ans, le président n'a pas lésiné sur les efforts pour soutenir ses candidats au Sénat, multipliant les meetings en soirée où on a pu le voir prononcer des discours de deux heures ponctués d'insulte contre ses opposants, dont un qu'il a traité de "pédé".

Les résultats des élections locales devraient être connus quelques heures après la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (10H00 GMT). Les noms des nouveaux sénateurs et députés seront probablement annoncés en fin de semaine.

Si M. Duterte ne compte pas rester aux affaires, sa famille est bien partie pour poursuivre son oeuvre. Sa fille Sara - à laquelle on prête de potentielles ambitions présidentielles en 2022 - brigue sa propre succession à la mairie de Davao.

Son fils Sebastian n'a pas d'adversaire pour le fauteuil de maire adjoint de cette ville et son aîné Paolo brigue un siège à la chambre des représentants.

La peine capitale avait été abolie en 1987 dans l'archipel, avant d'être rétablie six ans plus tard, et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique, qui compte 80% de fidèles dans l'archipel.

Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Mais le texte n'a jamais été validé par le Sénat.

Avec AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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