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Objectifs de développement 2030 en "marche arrière" dans plusieurs domaines, selon Antonio Guterres

Antonio Guterres, conférence de presse, Nations Unies, New York, le 12 juillet 2018

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en garde mercredi ses Etats membres contre une "marche arrière" dans plusieurs domaines pour atteindre en 2030 une série d'objectifs de développement durable arrêtés en 2015.

"Nous avons réalisé d'importants progrès dans plusieurs domaines à travers le monde: réduction de la mortalité infantile et maternelle, développement de l'éducation de base, amélioration de l'accès à l'électricité...", a-t-il relevé en clôturant une réunion de huit jours sur l'avancement des pays vers ces objectifs.

Mais "les échanges ont aussi montré que nous sommes à la traîne ou même en train de faire marche arrière dans d'autres domaines qui sont essentiels à notre engagement commun de ne laisser personne de côté", a-t-il souligné.

Lors de la réunion, 47 Etats ont présenté leurs progrès et leurs lacunes pour atteindre, d'ici 12 ans, 17 Objectifs de développement durable définis en 2015.

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Sur fond de préservation de l'environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, ces objectifs visent à éradiquer la pauvreté, la faim, à garantir la santé, le bien-être, une éducation pour tous ou une égalité entre les sexes.

"Pour la première fois en une décennie, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté, principalement en raison des conflits, de la sécheresse et des catastrophes liées au changement climatique", a poursuivi le patron de l'ONU. "L'inégalité entre les sexes continue de bloquer les femmes et de les priver de droits fondamentaux et d'opportunités. Et l'investissement dans des infrastructures durables essentielles reste totalement insuffisant".

"Dans le même temps, nous faisons face à des défis de plus en plus nombreux", a-t-il précisé, en citant les "changements climatiques", "un nombre croissant de conflits et d'inégalités", une "érosion des droits de l'homme", une "crise humanitaire mondiale sans précédent et des poches persistantes de pauvreté et de faim".

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L'Accord sur le climat de Paris en 2015 "n'est pas suffisant", a-t-il par ailleurs estimé, précisant qu'il convoquerait un sommet Climat en septembre 2019.

Antonio Guterres a aussi souligné la nécessité d'un effort financier accru pour aider notamment les "pays vulnérables" à progresser vers les Objectifs 2030.

"Le multilatéralisme est le seul moyen de relever les défis complexes, interconnectés et à long terme auxquels nous sommes confrontés", a asséné le patron de l'ONU, en prenant le contre-pied de l'orientation donnée par Donald Trump à la politique américaine.

Avec AFP

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Washington se retire officiellement de l'OMS, revers pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le president americain Donald Trump (à g.) et le directeur général de l'OMS Dr Tedros Ghebreyesus.

Le président Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus, ont indiqué mardi des responsables américains.

"Le Congrès a reçu la notification que le président a officiellement retiré les Etats-Unis de l'OMS au beau milieu d'une pandémie", a écrit sur Twitter Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation onusienne.

Elle a été envoyée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "qui est le dépositaire pour l'OMS", ont-ils dit.

Les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain.

Le porte-parole de M. Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l'OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l'organisation: respecter un délai d'un an et être à jour dans leurs contributions.

L'annonce a été fustigée par la Fédération des scientifiques américains. Elle intervient "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale" et ce retrait "ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19", a-t-elle réagi.

Le président américain avait annoncé fin mai "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Le retrait américain constitue un véritable revers pour l'Éthiopien Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne et en sont de loin le premier bailleur de fonds. Désormais, ils vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l'OMS.

"Je n'ai pas été rappelé, je n'ai reçu aucune instruction pour que je me retire", avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l'OMS.

Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

Plan de relance européen: Lisbonne et Madrid veulent un accord en juillet

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez assistent à un sommet d'urgence des dirigeants de l'Union européenne sur l'immigration au siège de la Commission européenne à Bruxelles, en Belgique, le 24 juin 2018.

Les chefs des gouvernements portugais et espagnol ont appelé lundi leurs partenaires européens à adopter en juillet le plan de relance de l'UE destiné à surmonter la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

"Si nous voulons surmonter cette crise rapidement (...), nous devons trouver cet accord avec urgence", a déclaré le Premier ministre portugais Antonio Costa, à l'issue d'un entretien avec son homologue espagnol Pedro Sanchez.

"Je sais que ça va être une négociation difficile mais nous devons parvenir à un accord en juillet, lors du conseil des 17 et 18 juillet, portant sur le plan de relance et sur le budget pluriannuel", a insisté M. Sanchez lors d'une conférence de presse commune à Lisbonne.

Le prochain conseil européen, le premier sommet en face à face des 27 dirigeants de l'Union après le confinement, portera sur l'adoption à l'unanimité du plan de relance de 750 milliards d'euros proposé par la Commission européenne.

Cette proposition, jugé "intelligente et équilibrée" aussi bien par M. Costa que M. Sanchez, est adossée au budget à long terme de l'Union européenne (2021-2027) d'un montant de 1.100 milliards d'euros.

Le plan de relance, qui bénéficiera avant tout aux pays du Sud, les plus touchés par la crise du Covid-19, suscite de nombreuses réserves chez quatre pays surnommés "les frugaux": Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark.

Après avoir reçu son homologue espagnol, Antonio Costa doit rencontrer mardi à Lisbonne le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, et prévoit ensuite de se rendre lundi prochain à La Haye pour s'entretenir avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

En parallèle, M. Sanchez s'est dit "raisonnablement optimiste" au sujet de la candidature de sa ministre de l'Economie Nadia Calviño à la présidence de l'Eurogroupe.

L'Espagnole, qui cherche à succéder au Portugais Mario Centeno, a le soutien de Lisbonne, a confirmé lundi M. Costa.

Tuberculose: Johnson & Johnson va baisser le prix d'un médicament

Un médecin examine un patient atteint de tuberculose dans un hôpital gouvernemental pour la tuberculose à Allahabad, en Inde, le 24 mars 2014. (AP Photo / Rajesh Kumar Singh)

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a annoncé qu'il baisserait à compter de lundi le prix de la bédaquiline, un médicament contre la tuberculose, une revendication de longue date des ONG.

Fin 2012, la bédaquiline (commercialisée sous le nom de Sirturo) est venue renforcer l'arsenal thérapeutique dont disposent les médecins face à la tuberculose, après son autorisation par l'agence américaine des médicaments (FDA).

Ce traitement est devenu en outre le premier médicament contre la tuberculose à être homologué en 40 ans.

Le groupe Johnson & Johnson va mettre la bédaquiline à la disposition du partenariat international Halte à la tuberculose au prix de 340 dollars américains (300 euros) par traitement de six mois dans 135 pays, contre 400 dollars précédemment.

Cette "initiative vise à toucher en 2020 au moins 125.000 patients et pourrait permettre aux programmes nationaux de lutte contre la tuberculose dans les pays à faible et moyen revenu d'économiser jusqu'à 16 millions de dollars", a indiqué dans un communiqué le partenariat Halte à la tuberculose.

Cette baisse, réclamée par les organisations non gouvernementales, "devrait permettre à davantage de personnes atteintes de formes multirésistantes de tuberculose d'accéder à ce médicament salvateur", a souligné Médecins Sans Frontières dans un communiqué.

L'ONG a précisé que l'accord allait faire baisser le prix de la bédaquiline à 1,50 dollar par jour, un montant qu'elle juge encore trop élevé. L'an dernier, elle avait lancé une campagne internationale pour exhorter le laboratoire américain à amener le prix à 1 dollar par jour dans les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire.

La tuberculose se transmet par voie aérienne et est l'une des 10 premières causes de mortalité dans le monde, selon l'OMS. En 2018, 10 millions de personnes l'ont contractée dans le monde et 1,5 million en sont mortes (dont 251.000 porteuses du VIH).

Droits humains: Londres sanctionne 25 entités russes et 20 saoudiennes

Un espace de la sainte mosquée réservée aux femmes à la Mecque, Arabie saoudite, 8 septembre 2017. (VOA/Siriki Barro)

Le Royaume-Uni a annoncé lundi des sanctions contre 49 personnes et organisations, notamment russes et saoudiennes, dans le cadre d'un nouveau mécanisme mis en place par Londres pour punir les violations des droits humains.

Une liste noire a été publiée par le ministère des Affaires étrangères. Elle comprend notamment 25 Russes accusés d'être impliqués dans la mort en détention en 2009 de Sergueï Magnitski, juriste du fonds d'investissement Hermitage Capital. Parmi eux figure Alexandre Bastrykine, patron du puissant Comité d'enquête, organisme dépendant directement du Kremlin chargé des principales enquêtes.

La liste inclut aussi 20 Saoudiens soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'assassinat de l'éditorialiste Jamal Khashoggi en 2018 à Istanbul.

Y figurent aussi deux généraux birmans soupçonnés d'exactions envers la minorité musulmane des Rohingyas et deux organisations impliquées dans "du travail forcé, de la torture et des meurtres dans les camps de Corée du Nord".

Devant les députés, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a décrit ces sanctions comme "un outil permettant de viser les auteurs (de violations des droits humains, ndlr) sans punir plus largement la population d'un pays".

Elles "envoient un message clair du peuple britannique à ceux qui ont du sang sur leurs mains, aux hommes de main des despotes, aux sbires des dictateurs: ils ne peuvent pas venir dans ce pays acheter des propriétés sur King's Road, venir faire leurs achats de Noël à Knightsbridge ou siphonner leur argent sale via les banques britanniques", a-t-il averti en référence à des quartiers chic de Londres, prisés des riches visiteurs étrangers.

Ce mécanisme permet au Royaume-Uni, centre financier où transitent ou sont placés des actifs appartenant à de nombreuses grandes fortunes de la planète, d'adopter de manière autonome des sanctions spécifiques aux droits humains, indépendant de l'ONU ou de l'Union européenne. Cela constitue une première pour le Royaume-Uni depuis sa sortie de l'UE en janvier dernier.

"Cela va permettre au Royaume-Uni de travailler de manière indépendante avec des alliés comme les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et l'Union européenne", a précisé la diplomatie britannique.

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