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Pékin arrache un nouvel allié à Taïwan en séduisant le Salvador

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le ministre des Affaires étrangères du Salvador, Carlos Castaneda, pendant la cérémonie de signature des relations diplomatiques entre les deux pays le 21 août 2018 à Beijing.

C'est une nouvelle victoire pour la Chine: le Salvador, petit Etat d'Amérique centrale, a établi des relations diplomatiques avec le géant asiatique. Pékin arrache ainsi un nouvel allié à Taïwan, une île de facto autonome dont il revendique la souveraineté.

Le document établissant les relations diplomatiques a été signé solennellement à Pékin par les ministres des Affaires étrangères du Salvador et de la République populaire de Chine dans une pièce décorée des drapeaux des deux nouveaux partenaires.

Après avoir été déjà abandonné en mai par la République dominicaine et le Burkina Faso, Taïwan n'est désormais plus reconnu que par 17 pays.

"Notre gouvernement prend cette décision afin de changer notre stature historique et d'élever notre niveau de vie. Nous espérons que nous pourrons apporter des bénéfices tangibles à nos citoyens et de l'espoir à tous", a déclaré le ministre salvadorien Carlos Castaneda.

Il a assuré que Pékin constituait "un partenaire stratégique".

La Chine continentale et Taïwan sont dirigés par des régimes rivaux depuis 1949, après une guerre civile entre communistes (basés à Pékin) et nationalistes (réfugiés dans la capitale taïwanaise Taipei). L'île n'est pas reconnue comme pays par l'ONU, mais se gère de façon autonome.

Chine unique

Taïwan n'a cependant jamais déclaré son indépendance. Et Pékin la considère toujours comme l'une de ses provinces vouée à retourner dans son giron.

La Chine populaire interdit ainsi à ses partenaires toute relation officielle avec l'île et s'efforce de convaincre les alliés de Taipei de reconnaître le gouvernement communiste.

Le président du Salvador, Salvador Sanchez Ceren, a confirmé, dans un discours diffusé sur la radio et la télévision nationales, que son gouvernement avait décidé de "rompre les relations maintenues avec Taïwan" et de reconnaître la Chine populaire.

"Le Salvador a choisi de s'engager à ne reconnaître qu'une Chine unique, sans préalable, adoptant la même position que la plupart des Etats du globe", s'est félicité Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères.

Le gouvernement communiste basé à Pékin revendique la souveraineté de Taïwan (dont l'appellation officielle est "République de Chine"), estimant qu'elle est une partie inaliénable du territoire chinois.

Taipei avait annoncé un peu plus tôt mardi avoir de son propre chef rompu ses liens avec le Salvador, en se disant convaincu que le pays d'Amérique centrale se préparait à établir des relations avec Pékin.

'Diplomatie du dollar'

Le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu a vivement condamné la stratégie de Pékin visant à isoler diplomatiquement l'île en faisant miroiter de généreux financements aux alliés de Taipei.

"Nous n'allons pas nous engager dans une diplomatie du dollar contre la Chine" populaire, a martelé M. Wu. Il a précisé que le Salvador avait réclamé "des financements colossaux" pour le développement d'une infrastructure portuaire, un projet que Taïwan avait refusé de soutenir.

La reconnaissance de la Chine populaire par le Salvador met fin à 58 années d'alliance entre le pays d'Amérique centrale et le gouvernement taïwanais.

Seuls 17 Etats reconnaissent encore Taïwan. Parmi eux: le Vatican, un seul pays africain (eSwatini -- ex-Swaziland), ainsi que des nations du Pacifique et d'Amérique latine (Honduras, Guatemala ou Paraguay).

Les relations diplomatiques entre Pékin et l'île se sont envenimées depuis l'arrivée de la présidente Tsai Ing-wen en 2016, issue d'un parti politique traditionnellement en faveur de l'indépendance.

Sous son mandat, un total de cinq Etats ont rompu leurs relations avec Taipei.

Après le Costa Rica en 2007, la Gambie en 2013 et Sao Tomé en 2016, puis le Panama l'an dernier, la République dominicaine et le Burkina Faso avaient été les derniers pays en date en mai dernier à changer de partenaire diplomatique en faveur de la Chine communiste.

Avec AFP

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L'OMC échoue à trouver un accord pour désigner un directeur général intérimaire

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L'OMC ne parvient pas à désigner un directeur général intérimaire

Une personne sort du siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, le 16 décembre 2004. (Photo: FRED DUFOUR / AFP)

Les membres de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), institution en crise, ne sont pas parvenus à s'entendre pour désigner un directeur général intérimaire, a annoncé vendredi l'OMC.

Le directeur général actuel, le Brésilien Roberto Azevedo, va quitter son poste dans un mois, le 31 août.

"Il n'y a pas eu de consensus", a déclaré le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell, alors que les membres de l'organisation devaient désigner un des quatre directeurs adjoints de l'OMC.

Selon Bloomberg, les États-Unis ont exigé qu'un Américain, Alan Wolff, devienne directeur général par intérim, tandis que le bloc européen propose un Allemand, Karl Brauner.

Si l'impasse se poursuit en septembre, note la même source, l'arbitre des règles du commerce international restera sans chef jusqu'à ce que les membres de l'OMC choisissent un nouveau directeur général pour un mandat de quatre ans.

Trois Africains ont présenté leur candidature au poste de directeur général. Il s'agit de Ngozi Okonjo-Iweala, du Nigeria, ancienne ministre des finances et ancienne numéro 2 de la Banque mondiale. Ensuite, le Kenya a soumis la candidature d'Amina Mohamed, une ministre qui autrefois était ambassadrice du Kenya auprès de l'OMC. L'Égypte a présenté aussi un diplomate, Abdel-Hamid Mamdouh, ancien directeur au sein même de l'OMC.

L'Union européenne va former les forces de sécurité de la RCA

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Coronavirus: le point dans le monde

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Coronavirus: "les jeunes ne sont pas invincibles", met en garde l'OMS

Un travailleur du Village Pilote distribue de l'eau et des sandwichs aux enfants des rues de Dakar, le 10 avril 2020.

Les jeunes "ne sont pas invincibles" face au Covid-19 et ils sont dans certains pays trop nombreux à "baisser la garde", entraînant une hausse de la transmission du virus,  a averti jeudi le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Nous l'avons dit et nous le redisons encore : les jeunes peuvent être contaminés, les jeunes peuvent mourir, et les jeunes peuvent transmettre le virus", a martelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus au cours d'une conférence de presse.

"Il semble que les rebonds de cas dans certains pays sont en partie dus à des jeunes qui baissent la garde pendant l'été dans l'hémisphère nord", a-t-il souligné, les exhortant à "prendre les mêmes précautions que les autres pour se protéger du virus et pour protéger les autres".

"Les jeunes devraient être à la pointe du changement" dans les nouvelles attitudes sociales induites par la pandémie - distanciation physique, lavage des mains, port du masque lorsque la distanciation est impossible... - , a insisté le dr Tedros.

Les nightclubs, notamment, sont "des amplificateurs de la transmission du virus", a ajouté une responsable de l'OMS, Maria Van Kerkhove.

En outre, même si le coronavirus dans ses formes graves touche essentiellement des personnes âgées ou déjà atteintes d'autres pathologies, la maladie, même dans ses formes modérées, "peut affecter de nombreux organes. Nous ne savons pas quel est l'impact à long terme", a mis en garde le responsable des urgences sanitaires de l'OMS, le docteur Michael Ryan.

Le Covid-19 "entraîne une inflammation des poumons, mais il a aussi été constaté que ce processus inflammatoire peut s'étendre au système cardiovasculaire, dans le sang, le coeur, dans d'autres organes...", a-t-il dit.

"Ne prenez pas de risques inconsidérés. Les risques à l'heure actuelle ne peuvent pas être quantifiés clairement", a-t-il insisté.

Des flambées de cas de coronavirus ont été observées dans des pays européens où les jeunes en vacances vont dans les bars ou organisent des soirées sur les plages.

Au Canada, les moins de 39 ans constituent une nette majorité des nouveaux cas de Covid-19, ont averti le week-end dernier les autorités sanitaires du pays.

La pandémie a fait près de 670.000 morts dans le monde et plus de 17 millions de cas ont été diagnostiqués depuis fin décembre.

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