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Droits humains

Ouganda: un général sur liste noire américaine nommé à la tête de la police

Le président ougandais Yoweri Museveni tient une conférence de presse lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) à La Valette le 25 novembre 2005.

Le président ougandais Yoweri Museveni a nommé à la tête de la police nationale un général de division placé sur liste noire par le fisc américain.

Le général Abel Kandiho avait été nommé fin janvier envoyé spécial au Soudan pour les affaires de sécurité, après avoir été pendant plusieurs années chef des services de renseignement de l'armée ougandaise.

Le général Kandiho a été "nommé chef d'etat-major de la police nationale", a indiqué le porte-parole de l'armée ougandaise, le lieutenant-colonel Ronald Kakurungu dans un communiqué.

Dans ses fonctions de chef du renseignement militaire, le général Kandiho avait dû faire face à de multiples accusations de violations des droits de l'homme.

Le Trésor américain l'a inscrit en décembre sur sa liste noire et a gelé ses avoirs aux Etats-Unis.

Selon l'analyste ougandais Charles Rwomushana, la nomination de Kandiho illustre la volonté du président Museveni de garder "la haute main sur la police".

Kandiho devrait être "assez ferme" pour prendre "des décisions difficiles au service" du gouvernement, a expliqué à l'AFP le spécialiste des affaires de sécurité en Ouganda.

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Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

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