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Coronavirus

Retour d'un émissaire américain au conseil exécutif de l'OMS

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, s'exprime par visioconférence lors de la 148e session du Conseil exécutif sur l'épidémie de coronavirus (COVID-19) à Genève, en Suisse, le 21 janvier 2021.

La nouvelle administration américaine a fait son grand retour jeudi à l'OMS, l'assurant de son soutien et saluant son rôle de chef de file dans la lutte contre la pandémie. Elle prend ainsi le contrepied du président sortant Donald Trump.

Moins de 24 heures après son investiture, le nouveau président américain Joe Biden a marqué d'emblée sa différence avec son prédécesseur, qui a minimisé la pandémie de Covid-19 et renié l'Organisation mondiale de la santé en la qualifiant de "marionnette" aux mains de la Chine, en faisant intervenir l'immunologue Anthony Fauci à une réunion du conseil exécutif de l'OMS.

Dans son discours, Dr Fauci, qui était déjà membre de la cellule de crise du président Trump et a été nommé conseiller par Joe Biden, a annoncé que les Etats-Unis ont "l'intention de remplir leurs obligations financières envers l'organisation".

Il a également "remercié l'Organisation mondiale de la santé pour son rôle de chef de file dans la réponse de santé publique mondiale à cette pandémie".

Et, a-t-il dit, "les Etats-Unis sont prêts à travailler en partenariat et de façon solidaire pour soutenir la réponse internationale au Covid-19, atténuer son impact dans le monde, renforcer nos institutions, faire progresser la préparation aux futures épidémies, et améliorer la santé et le bien-être de tous les peuples du monde".

Bilan symbolique, le nombre des morts du Covid-19 aux Etats-Unis a dépassé mercredi celui des soldats américains tués pendant la Seconde Guerre mondiale : la première puissance mondiale déplore désormais 405.400 décès depuis le début de la pandémie. Pays le plus endeuillé en valeur absolue, les Etats-Unis sont aussi le pays le plus touché en nombre de cas (plus de 24,4 millions).

Joe Biden a réaffirmé que la lutte contre la pandémie serait l'une de ses priorités. Parmi les premières mesures, il a ordonné le retour des Etats-Unis au sein de l'OMS.

"Hier (mercredi), le président Biden a signé des lettres rétractant l'annonce de la précédente administration de se retirer de l'organisation, et ces lettres ont été transmises au secrétaire général des Nations unies et à vous, cher ami", le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué Dr Fauci.

"Une famille de nations"

Il a également annoncé que le président Biden doit publier une directive dans le courant de la journée, dans laquelle il fera part de l'intention des Etats-Unis de se joindre au dispositif Covax, mis en place par l'OMS pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés.

"C'est un grand jour pour l'OMS et un grand jour pour la santé mondiale", lui a répondu le chef de l'OMS.

"L'OMS est une famille de nations et nous sommes tous heureux que les Etats-Unis restent dans la famille. Nous sommes une famille", a-t-il ajouté.

En juillet dernier, Washington, qui avait dénoncé la "mauvaise gestion" par l'OMS de la pandémie et sa complaisance envers la Chine, avait officiellement lancé la procédure de retrait américain de l'institution, plombant les maigres finances de l'OMS.

S'exprimant au sujet de la mission internationale d'experts de l'OMS qui se trouve actuellement en Chine pour enquêter sur les origines du nouveau coronavirus, M. Fauci a souhaité que l'enquête soit "robuste et claire".

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Le masque facial fait son come-back aux USA, même pour les vaccinés

Le siège des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta, en Géorgie, le 30 septembre 2014.

Les autorités sanitaires fédérales américaines ont durci mardi les directives émises pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus en revenant au port du masque, a-t-on appris de source officielle.

Ainsi les Américains entièrement vaccinés contre le covid devraient recommencer à porter des masques dans les lieux publics, y compris à l'intérieur des bâtiments, selon le CDC, agence chargée de la gestion des grandes endémies.

La recommandation s'applique en premier lieu dans les régions où le coronavirus se propage rapidement, ont précisé les autorités.

Le CDC a également recommandé que tous les élèves, les enseignants et le personnel des écoles de la maternelle à la terminale portent des masques faciaux, y compris les vaccinés.

Les cas de coronavirus aux États-Unis ont augmenté en raison de la variante Delta, très contagieuse, qui est apparue en Inde mais s'est rapidement propagée et représente désormais plus de 80 % des cas de coronavirus aux États-Unis.

Selon le président Joe Biden, une vaccination accrue et le port de masques permettraient aux États-Unis d'éviter un nouveau confinement.

Le CDC a déclaré que 63,4 % des comtés américains avaient des taux de transmission suffisamment élevés pour justifier le port du masque à l'intérieur des habitations et devraient immédiatement reprendre cette politique. Manhattan, Los Angeles et San Francisco répondent aux critères de transmission, tout comme l'ensemble de l'État de Floride, mais pas Chicago ni Détroit.

Toutefois, les nouvelles recommandations du CDC ne sont pas contraignantes et de nombreux Américains, notamment dans les États à tendance républicaine, peuvent choisir de ne pas les suivre. Au moins huit États interdisent aux écoles d'exiger le port de masques.

Les hôpitaux de Dakar sont "proches de la saturation" à cause d'un afflux de cas covid

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France: le pass sanitaire ou le chômage

Une famille française regarde à Lille la déclaration du président Emmanuel Macron, faite depuis le palais de l'Élysée à Paris, sur la pandémie de COVID-19, le 14 juin 2020.

En France, un salarié pourra être licencié s'il ne produit pas de pass sanitaire de Covid-19, a indiqué mardi la ministre du Travail après le vote du Parlement dimanche sur l'extension contestée du dispositif.

"Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu'il ne peut pas y avoir de licenciement", après le vote du Parlement, qui a retoqué la possibilité de licenciement pour les personnes qui ne respecteraient pas l'obligation vaccinale ou de pass sanitaire, "on est dans le droit commun du Code du travail", a expliqué Elisabeth Borne.

L'obligation vaccinale pour certaines professions (dont les personnels soignants) et l'extension du pass sanitaire a été adopté les parlementaires français, au lendemain d'une nouvelles journée de mobilisation des opposants à ces mesures qu'ils jugent liberticides.

Variant Delta: l'efficacité des vaccins en question
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La texte voté prévoit l'obligation de présenter un pass sanitaire (test Covid négatif, attestation de vaccination ou certificat de rétablissement) dans la plupart dans les établissements publics (cafés, cinémas, trains, avions...), mesure qui touche aussi aux personnes travaillant dans ces lieux. Elle devrait s'appliquer début août.

Les élus ont toutefois rejeté les sanctions initialement prévues faute de pass ou en cas de non respect de l'obligation vaccinale, un rejet qui selon le ministère du Travail va entraîner une moindre protection pour les salariés concernés.

"On avait souhaité dans la loi encadrer la façon dont on pourrait avoir recours au licenciement, en disant notamment que ce licenciement ne pouvait pas intervenir avant deux mois et s'accompagnait d'indemnités pour le salarié; le Sénat a supprimé cette disposition", a expliqué Mme Borne.

"Il faut être clair, ça ne veut pas dire qu'il ne va pas y avoir de licenciement, ça veut dire qu'il est moins encadré, qu'il pourra intervenir plus tôt", a-t-elle ajouté.

"L'objectif, a-t-elle dit, c'est d'abord de convaincre et de faciliter la vaccination" alors que la France connaît une reprise de l'épidémie de Covid-19 due au très contagieux variant Delta.

Des milliers de manifestants contre le confinement en Australie
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Tunisie: crise constitutionnelle dans un pays miné par la pandémie

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Livraison des premiers vaccins anti-covid "made in South Africa"

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, à droite, dirige une délégation gouvernementale en visite chez ASPEN Pharmaceuticals à Port Elizabeth, Afrique du Sud, le 29 mars 2021.

La firme pharmaceutique sud-africaine Aspen, en charge du conditionnement du vaccin Johnson & Johnson en Afrique du Sud, a annoncé lundi la livraison de son premier lot de vaccins fabriqués localement. 

Aspen "est heureux de confirmer que la première livraison à l'Afrique du Sud du vaccin Covid-19 de Johnson & Johnson" sera effectuée lundi, a indiqué l'entreprise dans un communiqué, sans préciser la quantité de vaccins livrés.

Aspen a qualifié cette livraison de "jalon important" dans l'histoire de l'Afrique du Sud et de l'Afrique en général car, "ce sont les premiers vaccins Covid-19 produits sur le continent africain, par une firme africaine pour des patients africains".

Aspen produit ses vaccins dans son usine de Gqeberha (ex Port Elizabeth), dans le sud du pays.

L'Afrique du Sud a récemment accéléré son programme de vaccinations, avec 6,3 millions d'injections effectuées et 10% de la population qui a reçu au moins une dose de vaccin.

Limitée dans un premier temps aux plus de 35 ans, la vaccination sera ouverte à partir du 1er septembre à tous les plus de 18 ans.

La semaine dernière, BioNTech et Pfizer ont conlu un accord avec le sud-africain Biovac pour la production de vaccins Covid-19 au Cap.

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