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Nouvelle mise en examen pour Lamine Diack


Lamine Diack lors d'une conférence de presse à Pékin, le 21 août 2015.

L'ex-patron de l'athlétisme mondial, Lamine Diack, déjà mis en examen dans l'enquête en France pour corruption sur fond de dopage en Russie, est désormais poursuivi pour avoir favorisé son fils Papa Massata Diack dans les négociations avec les sponsors et des droits TV.

Ancien président de l'IAAF de 1999 à 2015, le Sénégalais Lamine Diack, 85 ans, a été de nouveau mis en examen le 26 juin pour "abus de confiance" au détriment de la fédération internationale. Il est par ailleurs visé avec son fils Papa Massata Diack dans une autre enquête en France et au Brésil sur des soupçons de corruption en marge de l'attribution des Jeux olympiques 2016 à Rio.

Trois ans après des premières accusations de "corruption", l'ancien président de l'IAAF de 1999 à 2015, le Sénégalais Lamine Diack, âgé de 85 ans, a été de nouveau mis en examen le 26 juin à Paris pour des soupçons d'"abus de confiance", selon deux sources proches du dossier. Contactés, ses avocats n'ont pas répondu.

La justice française lui reproche d'avoir permis à l'un de ses fils, Papa Massata Diack, "de s'approprier des recettes de la fédération internationale provenant de sponsors", tels que la banque d'Etat russe VTB, le géant coréen Samsung, la société chinoise Sinopec, Abu Dhabi Cooperation ou la télévision chinoise CCTV, d'après le compte rendu de son interrogatoire dont l'AFP a eu connaissance.

Ces nouveaux soupçons ont été revélés grâce à la coopération de l'IAAF qui avait interpellé la justice en juillet 2017 sur les conditions douteuses de contrats de droits télévisés et de sponsoring, passés de 2008 à 2015, entre la fédération et le géant japonais de la publicité Dentsu, chargé de commercialiser les droits. Papa Massata Diack, puissant conseiller marketing de la fédération, y figurait en première ligne.

Depuis octobre 2015, trois juges d'instruction financiers mènent une vaste enquête sur un système de corruption présumée pour étouffer des cas de dopage en Russie et pour faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes, avant les JO de Londres 2012 et les Mondiaux d'athlétisme à Moscou en 2013. La justice française, compétente parce que des fonds ont pu être blanchis sur son territoire, avait été saisie par l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Lamine Diack, qui a cédé la présidence de l'IAAF à l'été 2015 au Britannique Sebastian Coe, est mis en examen pour "corruption passive" au côté de son conseiller de l'époque Habib Cissé et de l'ancien chef de l'antidopage de l'IAAF, Gabriel Dollé. Depuis Dakar où il est installé, Papa Massata Diack, visé par un mandat d'arrêt, a toujours refusé de répondre à la justice française.

Dans un autre volet, le père et le fils Diack sont aussi dans le viseur d'une enquête en France et au Brésil sur fond d'achats de voix présumés en marge de l'attribution des Jeux Olympiques de Rio de 2016. La justice française enquête aussi sur l'attribution des JO à Tokyo en 2020.

Avec AFP

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