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Nouveau départ contesté pour un gardien brésilien condamné pour meurtre


Vue générale de l'intérieur du stade de football Arena da Baixada à Curitiba, au Brésil, le 17 février 2014
Vue générale de l'intérieur du stade de football Arena da Baixada à Curitiba, au Brésil, le 17 février 2014

"Dieu nous ouvre des portes", a affirmé le gardien brésilien Bruno Fernandes, qui a signé mardi dans un club de deuxième division après avoir passé 7 ans en prison pour le meurtre sordide de son ancienne maîtresse.

Ce recrutement a provoqué un tollé au Brésil, choqué par cette affaire de meurtre depuis 2010 et la disparition d'Eliza Samudio, ex-maîtresse et mère du fils du joueur.

Sorti de prison le 24 février après avoir purgé moins d'un tiers de sa peine, ce dernier avait avoué que le corps de la victime avait été découpé en morceaux et jeté aux chiens. Le cadavre n'a jamais été retrouvé.

"Je suis heureux de recevoir cette nouvelle opportunité", a affirmé le gardien de 32 ans en conférence de presse dans un hôtel de Varginha, ville de Minas Gerais (sud-est) où évolue son nouveau club de Boa Esporte. Cette équipe a été sacrée championne de troisième division à la surprise générale l'année dernière.

Après le recrutement de Bruno, le club a perdu pratiquement tous ses sponsors. Ces marques étaient pourtant encore présentes sur le maillot que le gardien a revêtu lors de la présentation, avant les examens médicaux d'usage.

"Je me prépare (à rejouer) depuis des années. Les gens se détournent de moi à cause ce qui s'est passé par le passé, mais Boa Esporte m'ouvre ses portes. Je suis très heureux et motivé. Dieu nous ouvre des portes", a affirmé le joueur, qui a signé un contrat de deux ans, selon la direction du club.

Les réactions indignées n'ont pas tardé à gagner les réseaux sociaux. "Bravo Boa Esporte, vous êtes à présent le club le plus détesté au monde", s'est insurgé un internaute sur Facebook.

Reconnu coupable d'avoir commandité l'assassinat brutal d'Eliza Samudio, Bruno Fernandes de Souza était en prison depuis 2010 et la décision de le relâcher a été prise par la Cour Suprême.

Il avait été condamné en 2013 à 22 ans et trois mois de prison et peut désormais attendre en liberté son jugement en appel.

Bruno avait été condamné pour féminicide, meurtre d'une femme motivé par le fait qu'elle est une femme, circonstance aggravante d'un homicide qui figure dans la législation de plusieurs pays latino-américains.

Au moment des faits, il évoluait au Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, et était dans les tablettes du Milan AC.

Avec AFP

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