Les réfugiés et déplacés des camps de Diffa ont faim
Les réfugiés et déplacés des camps de Diffa ont faim
Des femmes et des enfants tirent de l'eau du puits dans le camp Assaga, à Diffa, au Niger, le 3 mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Reportage de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
De part et d’autre de la route nationale 1, les camps se suivent et se ressemblent. Le bitume est brûlant, nous sommes à 1 350 km de Niamey, la capitale. Ici les réfugiés nigérians cohabitent avec les déplacés nigériens. Deux nationalités différentes mais une seule crainte : Boko Haram.
Mataram Kodogo a fui son village avec ses huit enfants. Depuis le camp de Ngourtoua, elle raconte son cauchemar à VOA Afrique.
"Il était 2 h 30 du matin, c'était le jeudi de la Tabaski. Boko Haram est entré dans le village, avec les tirs, c'était le sauve-qui-peut, en pagne, en culotte, sans chaussures, tout le monde fuyait. Moi j'ai pris le plus petit sur le dos, un autre enfant sous le bras et l'autre je le trainais."
Les témoignages horribles se répètent et bien qu’en sécurité avec l’armée nigérienne qui patrouille, les déplacés ont peur. Le quotidien n’est pas facile dans les camps malgré l’aide internationale.
En images : dans les camps de réfugiés et de déplacés de Diffa, au Niger
1/13Des enfants lavent leurs ardoises dans une salle de classe du camp de Ngourtoua, Diffa, Niger, le 1er mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
2/13Des vêtements sèchent dans le camp d'Assaga, à Diffa, au Niger, 29 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
3/13Des enfants courent après le véhicule de VOA Afrique, dans le camp Assaga, au Niger, le 29 février 2016. (VOA/Nicoals Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
4/13El Hadj Tahirou, le tailleur nigérian du camp d'Assaga, à Diffa, au Niger, le 29 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
5/13Des hommes prient, le visage balayé par le vent et le sable, dans le camp Assaga de Diffa, au Niger, le 3 mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
6/13Des femmes et des enfants tirent de l'eau du puits dans le camp Assaga, à Diffa, au Niger, le 3 mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
7/13Un enfant dans le camp d'Assaga, au Niger, le 3 mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
8/13Munis de fournitures données par l'Unicef, ces écoliers du camp de Ngourtoua écoutent leur instituteur, à Diffa, le 1er mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
9/13Oumara Gobo, chef du village d'Assaga-Niger. Il veille sur 100 familles dans ce camp de déplacés près de Diffa, le 28 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
10/13Un travailleur humanitaire pose de la paille sur le toît d'une case dans le camp d'Assaga, Diffa, le 29 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
11/13Des réfugiés d'Assaga-Nigeria montrent leur production de poivrons rouges, le 28 février 2016. Le commerce en avait été interdit pendant des mois car les autorités estimaient que cela finançait Boko Haram. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
12/13Des réfugiés nigérians réunis dans le camp d'Assaga, près de Diffa, le 28 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
Même si la sécurité s’est améliorée dans la région de Diffa, des centaines de milliers de personnes sont soit déplacées soit réfugiées côté nigérien de la frontière. Regardez les images de notre envoyé spécial Nicolas Pinault.
13/13Une élève de 10 ans écrit sur le tableau d'une salle de classe provisoire dans le camp de Ngourtoua, près de Diffa, au Niger, le 1er mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)
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La région de Diffa était déjà dans une situation alimentaire précaire depuis un an. Les Nations unies ont enregistré un déficit céréalier de plus de 100 000 tonnes lors de la dernière récolte en 2015.
Sous sa tente, Oumara Gobo, le chef d’Assaga-Niger, explique les difficultés de 100 familles sur lesquelles il veille.
Les réfugiés et les déplacés ont faim dans les camps qui s’étendent de Diffa jusqu’aux rives du Lac Tchad.
Le défi humanitaire est réel, comme le reconnaît Karl Steinacker, le représentant du HCR au Niger.
"On sait que beaucoup d'entre eux n'ont aucun document d'identité. Donc c'est difficile d'établir leur nationalité. Mais en ce moment on a plus de déplacés nigériens que de réfugiés nigérians", explique l'humanitaire.
"Diffa a une population maximum de 600 000 personnes, vous y ajoutez les 100 000 personnes venues du Nigeria. Donc sur ces 700 000 personnes au total, au moins la moitié a été déplacée", compte-t-il.
De nombreux réfugiés ou déplacés espèrent regagner leurs villages si la sécurité le permet. Un espoir qui sera long à se réaliser. La menace Boko Haram rode le long de la frontière Komadogou.