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Droits humains

Niger: au moins 60 morts près de la frontière malienne

Des soldats nigériens montent la garde devant l'aéroport de Diffa dans le sud-est du Niger, près de la frontière nigériane, le 23 décembre 2020.

Au moins 60 civils ont été tués dimanche dans une série d'attaques contre des villages de l'ouest du Niger proches de la frontière malienne, six jours après des attaques dans la même zone qui avaient fait 66 morts, a appris lundi l'AFP de sources sécuritaire et locale.

"Le bilan s'établit provisoirement à 60 morts", a déclaré une sources des services de sécurité du Niger.

"Des hommes armés sont venus à moto et ils ont tiré sur tout ce qui bouge. Ils ont sévi à Intazayene, à Bakoarate et à Wistane et dans des campements environnants et on compte" au moins "40 personnes tuées", avait auparavant affirmé un élu local.

Le gouvernement nigérien n'avait pas encore confirmé lundi ces nouvelles attaques.

Les localités visées sont situées dans la région de Tahoua, voisine de celle de Tillabéri, toutes deux proches de la frontière avec le Mali.

La région de Tillabéri est située dans la zones dite "des trois frontières", aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso, régulièrement frappée par les groupes jihadistes.

Le 15 mars, des jihadistes présumés y avaient mené plusieurs attaques contre des véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou. Il avaient également pris pour cible le village de Darey-Daye, massacrant des habitants et incendiant des véhicules et des greniers à céréales. Bilan: 66 morts.

Le 2 janvier, 100 personnes avaient été tuées dans des attaques dans la zone de Ouallam (région de Tillabéri) par des hommes armés circulant également à moto.

Depuis plusieurs années, le Niger est la proie d'attaques jihadistes dans ses parties Ouest et Sud-Est, proche du Nigeria, qui ont fait des centaines de morts.

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Une défenseure des droits humains dans le viseur des autorités maliennes

Les colonels qui ont pris en 2020 par la force la tête du Mali se sont détournés de la France et ses partenaires, et tournés vers la Russie.

Une défenseure des droits humains au Mali est violemment dénigrée par les partisans de la junte après avoir dénoncé à l'ONU la situation sécuritaire du pays et l'implication, selon elle, des nouveaux alliés russes de l'armée nationale dans de graves violations.

Aminata Cheick Dicko a souligné vendredi dans une intervention filmée devant le Conseil de sécurité les exactions commises par les "terroristes", mais aussi l'implication des "partenaires militaires russes" de l'armée malienne dans "la commission (de) violations graves des droits de l'Homme et du droit international humanitaire".

Vers une fusion des groupes armés anti-jihadistes au Mali ?
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Mme Dicko est vice-présidente de l’observatoire Kisal, organisation qui documente les atteintes aux droits humains dans le centre du Mali et apporte son soutien aux victimes. Elle avait été invitée à s'exprimer par la présidence du Conseil de sécurité, assurée par le Japon, lors d'une réunion sur l'avenir de la mission de paix de l'ONU au Mali, a indiqué la Minusma.

Les colonels qui ont pris en 2020 par la force la tête de ce pays en proie au jihadisme se sont détournés de la France et ses partenaires, et tournés vers la Russie. Ils ont fait appel au groupe de sécurité privé russe Wagner, régulièrement accusé d'exactions, disent les Occidentaux et un certain nombre d'organisations. La junte dément et parle de coopération militaire d'Etat à Etat avec la Russie.

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, présent à New York, a immédiatement réagi à l'intervention de Mme Dicko, une "déléguée", que "nous ne connaissons pas". Il a mis en doute sa "crédibilité et (sa) représentativité". "L’instrumentalisation de la société civile pour des agendas cachés ne sert pas la cause de la société civile", a-t-il affirmé.

Depuis, les organisations favorables à la junte ont attaqué Mme Dicko qui fait l'objet d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux, certaines la qualifiant de "traitre" instrumentalisée par l'Occident. D'autres internautes défendent en revanche "son courage".

Le Collectif pour la défense des militaires (CDM), réputé proche de la junte, a porté plainte contre elle. Aminata Cheick Dicko "usurpe le titre honorifique de la société civile malienne pour s'attaquer à notre vaillante armée et aux autorités", dit-il dans un communiqué.

Le Conseil national de la société civile du Mali s'est désolidarisé des propos de Mme Dicko et affirmé "que ses propos n'engagent que sa personne et son association".

Les campagnes à l'encontre de ceux qui émettent des critiques contre la junte – militants des droits humains comme journalistes – pouvant mener à leur détention sont fréquentes au Mali depuis l'arrivée au pouvoir des militaires, selon les organisations de défense des droits humains.

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