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Sept soldats nigériens tués par Boko Haram ces derniers jours


Les Etats-Unis appuient le Niger dans le cadre du contrôle de ses frontières, à Mainé Soroa dans la région de Diffa, au Niger. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)
Les Etats-Unis appuient le Niger dans le cadre du contrôle de ses frontières, à Mainé Soroa dans la région de Diffa, au Niger. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Sept soldats nigériens ont été tués et huit blessés entre jeudi et lundi par le groupe islamiste nigérian Boko Haram dans la région de Diffa (sud-est du Niger), frontalière du Nigeria, a indiqué mardi soir l'armée nigérienne.

"Cinq membres des Forces de défense et de sécurité ont été tués" et "six autres blessés", ce lundi dans une embuscade tendue vers 10H30 locales (9H30 GMT) par "des éléments du groupe terroriste Boko Haram", non loin de Toumour, à 75 km au nord de la ville de Diffa, selon un communiqué lu à la télévision d'Etat par le colonel Moustapha Ledru, porte-parole du ministère nigérien de la Défense.

"Deux soldats ont été tués" et "deux autres blessés" jeudi dernier lorsque leur véhicule de patrouille a sauté "sur un engin explosif improvisé" près de la localité de Baroua, a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole, 30 combattants de Boko Haram ont été tués et deux autres capturés au cours "d'une opération de ratissage" lancée par les militaires nigériens et tchadiens présents dans la région.

D'importantes quantités d'armes et de munitions appartenant aux insurgés ont été également saisies, a-t-il noté.

"Il faudrait continuer à sensibiliser les populations. Vous savez qu’il y a beaucoup de déplacés dans cette zone. [La communauté internationale doit venir] en aide à ces populations qui sont démunies et qui n’arrivent plus à faire leurs récoltes et à s’adonner à leurs besoins de tous les jours. Sinon cela créerait un précédent dangereux, c’est-à-dire que ces gens-là qui sont démunis ne vont que répondre aux sirènes et à la flûte chantée par Boko Haram". Moussa Aksar, spécialistes des questions de sécurité au Sahel:

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Le 2 septembre, Toumour avait été déjà été victime d'un raid: cinq personnes avaient été tuées et deux blessées. L'attaque du 2 septembre était la première depuis près de trois mois.

Début juin, Boko Haram avait lancé une offensive contre des positions de l'armée nigérienne sur la ville-garnison de Bosso, à une vingtaine de km de Toumour, sur la frontière du Nigeria. Vingt-six soldats avaient été tués, selon un bilan officiel de Niamey. Plusieurs civils avaient également été tués sans que l'on en connaisse le nombre exact. Le groupe islamiste avait également tué des gendarmes quelques jours plus tard à Nguagam prés d'un site de personnes déplacées.

Fin juillet, la Force multinationale mixte (Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun), et notamment le Tchad, avait engagé des moyens importants et avait indiqué avoir repris aux insurgés islamistes les localités stratégiques nigérianes de Doutchi et Damasack, proches du Niger.

Depuis février 2015, Boko Haram mène des attaques autour de Diffa, régionfrontalière du nord-est du Nigeria, fief des insurgés islamistes. La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, alors que la population locale est déjà très pauvre, selon l'ONU qui demande à la communauté internationale d'accroître son soutien financier pour leur venir en aide.

Avec AFP

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