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MSF dénonce les conditions de détention des réfugiés


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Les migrants retenus en Libye dans des centres de détention vivent dans des conditions particulièrement difficiles, souffrant de malnutrition et de maladies, a dénoncé l'ONG Médecins sans frontières (MSF) mardi à Rome.

"Ces gens ne mangent souvent que des pâtes, sans aucun apport de protéines pendant des mois, en quantités qui ne sont pas suffisantes", assure Julien Raickman, un responsable de MSF en Libye.

Ils vivent en outre dans des lieux qui ne sont absolument pas adaptés pour accueillir des personnes sur une longue période : de vieilles écoles, des hangars, parfois avec les fenêtres fermées par des briques ...

"Vous avez moins d'un mètre carré par personne dans de nombreux centres de détention", ajoute M. Raickman, soulignant que dans ces conditions, beaucoup souffrent de tuberculose.

Selon MSF, il y a 5.800 réfugiés détenus dans les camps de détention libyens et certains de ces camps sont proches des zones de combats opposant les troupes du maréchal Haftar, l'homme fort de l'Est du pays, aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj et siégeant à Tripoli.

"Le nombre de personnes qui sont dans des centres de détention est inacceptable en termes de souffrance. Mais c'est un petit chiffre sur lequel on pourrait imaginer des solutions. C'est faisable", a insisté M. Raickman.

Nombre de ces personnes pourraient avoir droit au statut de réfugiés et à un accueil dans un pays développé, mais les évacuations se font au compte-goutte.

Selon M. Raickman, les pays développés, et en particulier l'Europe, peuvent et doivent tenir promesses d'accueil : "Il faut que les places qui ont été promises soient effectives et utilisées".

Il a également dénoncé l'absurdité qui consiste à envoyer des personnes par avion via des couloirs humanitaires dans des pays d'Europe, tout en aidant les garde-côtes libyens à ramener vers les centres de détention libyens les personnes récupérées en mer.

Ces dernières semaines, "nous avons réussi à évacuer 400 personnes de ces camps, mais dans le même temps, les garde-côtes libyens ont ramené 1.200 personnes interceptées en mer", explique le responsable de MSF.

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