Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Mouvement d'humeur contre les opérateurs téléphoniques

Ba clients na cybercafé na Kinshasa, 25 février 2015.

Des sit-in ont été organisés jeudi à Kinshasa et Beni (est) devant des locaux d'opérateurs de téléphonie mobile par le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) qui demande des services moins chers et de meilleure qualité.

Les militants de Lucha ont visé les locaux de l'opérateur Vodacom à Kinshasa et Airtel à Beni, et cite également les deux autres opérateurs présents en République démocratique du Congo (Orange et Africell).

Ils ont reçu le soutien du député national Claude Lubaya "contre la surfacturation et la mauvaise qualité des prestations dans le secteur de télécom".

"Il s'agit d'un combat essentiel pour la défense des droits des consommateurs et qui appelle à la solidarité de tous", a ajouté le parlementaire.

L'essentiel des abonnements en RDC est constitué de crédits pré-payés, et la dépense moyenne mensuelle par utilisateur est de quelques dollars, expliquait récemment un opérateur.

Le prix d'un forfait internet de un gigabit est de 10 dollars pour une validité variant entre 7 et 30 jours. Un opérateur propose cinq gigas à 30 dollars valables 30 jours.

Neuf militants de Lucha avaient été interpellés "lors d'un sit-in pacifique devant la représentation locale" de l'opérateur Airtel à Butembo dans l'est il y a quelques jours, a indiqué le mouvement citoyen. Ils ont été relâchés.

La RDC est le plus vaste pays d'Afrique sub-saharienne avec 2,3 millions de km2.

Les écarts de revenus sont énormes, entre une infime minorité largement connectée avec des smartphones modernes, et des millions de Congolais qui ne gagnent que quelques dollars par jour.

Toutes les actualités

Une embuscade attribuée aux rebelles ougandais ADF fait 3 morts

Une embuscade attribuée aux rebelles ougandais ADF fait 3 morts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

3 morts et 7 blessés dans une embuscade attribuée aux rebelles ougandais ADF

Des militaires des Forces armées de la RDC déployés dans la région de Beni où les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) perpètrent régulièrement des attaques à l'arme blanche, tuant des civils, à Beni, Nord-Kivu, RDC, 6 juin 2016. VOA/

Trois personnes ont été tuées et sept autres blessées lundi dans une embuscade attribuée aux milices ougandaises des Forces démocratiques alliées (ADF) à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources locales.

Les ADF ont tendu une "embuscade et tiré" sur un véhicule de commerçants qui quittait Oicha pour le marché d'Eringeti. Le bilan est de "3 morts, 7 blessés et des personnes portées disparues", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans la province troublée du Nord-Kivu.

"L'armée est arrivée sur le lieu. Il y a eu quelques tirs", a ajouté M. Kibwana, indiquant que les miliciens s'étaient évanouis dans la brousse après leur forfait.

Le bilan de cette embuscade a été confirmé par Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Béni.

Historiquement, les rebelles musulmans ougandais des ADF sont présents en RDC depuis 1995. Ils sont accusés du massacre de centaines voire de plus d'un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Des opérations militaires contre ces ADF et d'autres groupes armés n'ont jusqu'à présent pas permis de pacifier cette région qui reste l'une des plus dangereuses du pays.

Dans un meeting jeudi à Beni, le président congolais Félix Tshisekedi a déclaré que la RDC s'apprête "à lancer la dernière attaque contre les combattants ADF dans les jours à venir afin de les exterminer définitivement".

L'armée congolaise a reconnu avoir perdu 1.662 militaires dans les affrontements avec ces miliciens depuis 2014.

L'Ebola ressurgit après 300 jours dans une zone du nord-est

Ebola DRC

La maladie à virus Ebola a ressurgi après 294 jours dans l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, malgré la diminution de nouvelles contaminations, a-t-on appris lundi de source médicale.

"Une nouvelle Aire de santé a été touchée par la maladie à virus Ebola (MVE) en Ituri. Il s'agit de l'Aire de santé de Maroro dans la zone de santé de Nyakunde", indique le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"Nyakunde était déjà à 294 jours sans notifier un nouveau cas confirmé de la MVE et est revenue à zéro suite à cette nouvelle affection", indique le bulletin.

Ce cas confirmé d'Ebola a été signalé dans cette zone parmi six cas rapportés: "aucun d'entre eux n'était listé comme contact, ni suivi de façon régulière, ni vacciné". Pendant ce temps, "429 cas suspects sont en cours d'investigation", indiquent les autorités sanitaires.

Le chef de l'équipe d'experts chargés de la lutte contre cette dixième épidémie d'Ebola en RDC, le docteur Jean-Jacques Muyembe était pourtant optimiste dimanche indiquant depuis juillet "on enregistre moins de 20 cas par semaine, soit 1 à 3 cas par jour, voire zéro cas confirmé comme le 5 octobre".

"Le nombre des zones de santé où la maladie est signalée est passé de 22 à 9", s'était réjoui le Dr Muyembe. "A cette allure, nous allons tenir la promesse d'éradiquer cette épidémie en trois ou quatre mois comme nous l'avions dit au chef de l'État" Félix Tshisekedi, a assuré à l'AFP ce médecin pionnier de la lutte contre Ebola.

L'utilisation d'un deuxième vaccin est annoncée pour début novembre dans les provinces du Nord-Kivu (est), Sud-Kivu (est) et Ituri (nord-est), considérée comme le nouvel épicentre de l'épidémie.

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 3.218, dont 3.104 confirmés et 114 probables. Au total, il y a eu 2.150 décès (2036 confirmés et 114 probables) et 1.032 personnes guéries", selon les statistiques actualisées dimanche par les autorités sanitaires congolaises.

Ebola: l'utilisation du deuxième vaccin annoncée pour novembre

Un agent de santé injecte le vaccin anti-Ebola à un homme à Goma, en République démocratique du Congo, le 5 août 2019.

L'utilisation d'un deuxième vaccin contre la maladie à virus Ebola est projetée pour novembre dans trois provinces de l'est de la République démocratique du Congo, afin d'éradiquer l'épidémie qui a causé plus de 2.100 morts, a-t-on appris dimanche de source médicale.

"Il est temps d'utiliser le nouveau vaccin Ad26-ZEBOV-GP, fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson. Vers le 18 octobre, le vaccin arrive à Goma (Nord-Kivu) et la vaccination va commencer au début de novembre", a déclaré à l'AFP, le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte contre l'épidémie d'Ebola en RDC.

"Il y a déjà deux communes qui ont été choisies Majingo et Kahembe parce que dans une des communes il y a beaucoup de ressortissants de Beni, Butembo (Nord-Kivu, est),... C'est donc une commune à risque", a expliqué le Dr Muyembe. Ces deux agglomérations étaient considérées comme des épicentres de l'épidémie.

"Nous allons étendre cette vaccination à nos petits commerçants qui se rendent souvent au Rwanda pour protéger nos voisins", a-t-il ajouté, précisant que "si ça marche bien, nous allons étendre la vaccination au Sud-Kivu (est) et Ituri (nord-est).

Le laboratoire belge va envoyer un lot de 200.000 doses au Rwanda voisin et 500.000 doses en RDC, a révélé le médecin qui s'est en plus réjoui que "l'épidémie est désormais confinée dans le nord en Ituri".

Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 237.165 personnes ont été vaccinées. Le seul vaccin utilisé est le rVSV-ZEBOV-GF, fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme, lit-on dans le bulletin quotidien publié par les autorités sur l'évolution de l'épidémie daté de samedi.

L'ancien ministre congolais de la Santé, inculpé de détournement, le Dr Oly Ilunga, s'était opposé à l'utilisation de ce deuxième vaccin. Dans sa lettre de démission, le Dr Ilunga avait accusé "des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste" de vouloir introduire ce vaccin dans le pays, sans plus de précision.

"Le vaccin Johnson & Johnson présente le plus de données sur le plan scientifique", a tranché le Dr Muyembe qui a repris la direction de la lutte contre Ebola en RDC depuis le 20 juillet.

Avec AFP

La mission de l'ONU collabore aux recherches de l'avion porté disparu jeudi

Des soldats de la Force pour la Mission de stabilisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) photographiés devant un hélicoptère des Nations Unies à Bunagana, Nord-Livu, le 19 mai 2012.

Deux avions et un hélicoptère de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été mobilisés samedi pour localiser l'avion-cargo Antonov 72 porté disparu jeudi alors qu'il assurait l'appui logistique d'un déplacement du président Félix Tshisekedi.

"Nous apportons notre soutien aux autorités en fonction de l'évolution sur le terrain pour retrouver l'avion porté disparu jeudi. Depuis ce matin (samedi), un de nos avions survole la zone", a déclaré à l'AFP Florence Marshal, porte-parole de la Monusco. "Nous avions envoyé un deuxième avion qui a survolé la zone, mais il n'a pas pu localiser l'aéronef", a-t-elle indiqué en début de soirée.

"Lorsque l'aéronef sera retrouvé, d'autres moyens adaptés, notamment un hélicoptère, seront déployés pour transporter les secours et les déposer à l'endroit où l'accident s'est produit. Mais, la météo ne nous facilite pas la tâche", a ajouté Mme Marshal.

Les recherches engagées samedi se font "avec l'accord de la Monusco" qui appuie l'armée de l'air congolaise "avec le déploiement des équipements de télédétection qui permettront de balayer toute la zone où le signal de l'avion a été perdu", a-t-on appris auprès de la cellule de crise mise en place par la présidence congolaise.

La zone concernée se situe "à plus ou moins 80 km du village de Pene Djoka, sur la montagne de Katumwe vers Kasese, dans la province du Maniema (est), a indiqué la cellule de crise. L'Antonov avait quitté Beni (est) pour Kinshasa et avait perdu tout contact avec les autorités aériennes 59 minutes après son décollage.

Parmi les huit personnes qui avaient pris place à bord de cet avion, il y avait deux citoyens russes, a indiqué une source de l'ambassade de Russie en RDC.

Un responsable de la logistique à la présidence de la République, le principal chauffeur du chef de l'État ainsi que des gardes du corps avaient aussi embarqué dans l'avion, selon plusieurs témoins interrogés par l'AFP.

Vendredi soir, la cellule de crise a estimé que "les mauvaises conditions météorologiques seraient à l'origine de cet incident dramatique". "Les enquêtes en cours seront en mesure de déterminer les causes réelles de l'accident et de dégager les responsabilités".

Les partisans du président Tshisekedi ont pointé d'un doigt accusateur le camp de l'ex-président Joseph Kabila d'être derrière la disparition de cet avion, allant jusqu'à suggérer qu'il s'était agi d'"un coup d'État manqué".

Des accidents d'avion impliquant des avions Antonov sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo avec parfois de lourds bilans humains.

Investi en janvier, le président Tshisekedi est allié avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont le Front commun pour le Congo (FCC) détient la majorité au parlement et dans les assemblées provinciales.

Voir plus

XS
SM
MD
LG