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Moscou fait ses adieux aux journalistes tués en Centrafrique

Lors d'une cérémonie funèbre pour Alexander Rastorguyev, l'un des trois journalistes de la télévision russe tués dans la République centrafricaine, à Moscou, en Russie, le 7 août 2018

Plusieurs centaines de personnes, personnalités du monde médiatiques, proches ou anonymes, ont rendu hommage à Moscou, lors de leurs funérailles, aux trois journalistes russes tués en Centrafrique, où ils enquêtaient sur les activités dans ce pays de la société militaire Wagner.

Le reporter de guerre Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le caméraman Kirill Radtchenko ont été tués dans la nuit du 30 au 31 juillet par des hommes armés. Les autorités russes ont affirmé privilégier la thèse de voleurs.

Au cours d'une cérémonie religieuse dans une église orthodoxe proche de la place Rouge, plusieurs personnalités du monde médiatique russe, comme l'ex-journaliste vedette de télévision russe Léonid Parfionov, ont dit adieu à Alexandre Rastorgouïev, certains certains retenant à peine leurs larmes.

"Dans sa vie, il n'a jamais été l'objet d'une telle attention", s'est exclamée en larmes la documentariste Lioubov Arkous. Pour elle, Rastorgouïev, "inconfortable et intransigeant, n'a jamais été un dissident: il s'est toujours adressé au Dieu, non pas au pouvoir".

>> Lire aussi : Trois Russes assassinés en Centrafrique

Connu pour ses documentaires, parfois controversés, au regard sans fard sur la Russie, Alexandre Rastorgouïev a signé notamment "La chaleur des tendres. Plage très, très sauvage", qui présente des scènes de vie de personnage souvent grotesques sur les plages de la mer Noire. Le film a obtenu en 2006 le prix spécial du jury au Festival international du film documentaire d'Amsterdam.

Auteur d'une série de courts métrages sur le mouvement de protestation en Russie et l'opposant numéro un Alexeï Navalny, Rastorgouïev avait été arrêté en 2011 lors d'une manifestation contre le retour de Vladimir Poutine au Kremlin.

A quelques kilomètres de là, plusieurs centaines de personnes se sont recueillies dans la cour de la mosquée centrale de Moscou devant la dépouille d'Orkhan Djemal, reporter de guerre chevronné de 51 ans.

"S'il y avait plus de personne comme mon père, le monde serait meilleur", a lancé son fils adolescent Mansour.

>> Lire aussi : Rapatriement à Moscou des corps des trois journalistes tués en Centrafrique

Pour son ami Maxime Chevtchenko, journaliste connu pour ses positions pro-Kremlin, "toute la vie d'Orkhan a été un exploit, une lutte pour la justice".

Une cérémonie d'adieu avec le cameramen Kirill Radtchenko, 33 ans, s'est déroulée à huis clos dans la matinée dans une morgue au sud de Moscou.

Les trois journalistes enquêtaient sur les activités en Centrafrique de la société militaire privée Wagner, qui s'est illustrée notamment en Syrie, pour le Centre de gestion des investigations, un projet lancé par l'opposant russe en exil Mikhaïl Khodorkovski.

Depuis début 2018, la Russie a déployé des instructeurs militaires en Centrafrique, livré des armes à l'armée nationale et assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.

Avec AFP

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ONU Femmes reporte à 2021 le Forum Génération Egalité

Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice d’ONU Femmes, s’exprimant sur l'autonomisation des femmes et des filles au siège de la Banque mondiale à Washington, 14 mai 2014. (AP Photo/Cliff Owen)

Cette rencontre organisée par ONU Femmes, en collaboration avec le Mexique et la France, a été reportée au premier semestre 2021 en raison de l'épidémie de coronavirus. Les nouvelles dates seront annoncées "dans les prochains mois".

La rencontre internationale axée sur l'implication de la société civile dans la promotion de l'égalité entre femmes et hommes devait s'ouvrir à Mexico début mai puis se poursuivre en juillet à Paris.

Elle devait commémorer le 25e anniversaire du "Programme d'action de Pékin", issu de la Conférence mondiale sur les femmes organisée en Chine en 1995.

L'objectif est de "dresser un bilan des progrès accomplis" et "d'élaborer des mesures concrètes pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes avant 2030", selon l'agence des Nations unies.

Pendant les dates prévues initialement pour la rencontre, ONU Femmes organisera des conférences numériques sur le sujet.

Première très brève session publique du Conseil de sécurité de l'ONU depuis le 12 mars

Le Conseil de sécurité de l'ONU le 10 mars 2020.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit désormais régulièrement par visioconférences en raison de la pandémie de Covid-19 qui interdit tout rassemblement physique, a tenu mardi sa première session publique - ultra-courte - depuis le 12 mars pour évoquer la situation au Mali.

L'accès via le site internet de l'ONU à cette réunion des 15 membres du Conseil a été rendu possible par la République dominicaine, membre non permanent et président en exercice de cette instance en avril. En mars, sous présidence chinoise, aucune réunion n'avait été accessible aux médias et au grand public.

Cette absence de transparence a été critiquée dans une lettre du 31 mars envoyée à la présidence du Conseil par le Groupe Responsabilité, cohérence et transparence (Groupe ACT) auprès de l'ONU, coordonné par la Suisse qui réunit 25 pays représentant le monde entier.

"Le Groupe ACT s'inquiète de ce que les réunions du Conseil qui ont eu lieu depuis qu’il est devenu impossible, du fait de la crise, de tenir des réunions physiques dans la salle du Conseil, n"ont pas été intégrées dans le programme de travail, ou annoncées officiellement, ou diffusées sur le web", souligne dans cette missive l'ambassadeur suisse à l'ONU, Jürg Lauber.

La retransmission de la réunion mardi n'a duré que dix minutes, le temps pour l'émissaire de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de prononcer son allocution de Bamako. Comme programmé pour toutes les réunions "publiques" en avril, l'écran est redevenu noir ensuite, les 15 membres du Conseil passant au huis clos sans exposer leur point de vue publiquement comme dans le passé.

- "Torture" -

Officiellement l'ONU évoque des problèmes techniques pour expliquer l'absence de visioconférences publiques. Interrogés, plusieurs pays membres du Conseil ont promis de diffuser leur allocution ultérieurement.

Sur l'image diffusée par le site web de l'ONU, les ambassadeurs, en vignettes de chez eux ou d'un bureau, semblent absorbés par le sujet de la réunion.

Le système de visioconférence utilisé par les Nations unies interdit jusqu'à présent les traductions simultanées dans les six langues en vigueur (anglais, espagnol, français, arabe, russe, chinois), ne permettant que des réunions en anglais.

"C'est une torture", confie à l'AFP un ambassadeur francophone sous couvert d'anonymat. "Avec l'anglais, il n'est plus possible de corriger son texte juste avant de le prononcer", ajoute-t-il, en craignant aussi les aléas d'une vision du monde à l'ONU de plus en plus anglosaxonne.

En pleine quarantaine, un bébé tigre nommé Covid

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Coronavirus: en Italie, bond sur internet du prix des chocolats de Pâques

Une femme portant un masque de protection promène son chien sur la Piazza Navona à Rome, le 4 avril 2020, alors que les Italiens restent confinés pour empêcher la propagation du COVID-19. REUTERS / Alberto Lingria

Les prix des brioches et des chocolats de Pâques ont explosé en ligne, avec des hausses pouvant atteindre 168%, a alerté mardi une association de consommateurs italiens, Federconsumatori, en demandant aux autorités et sites de lutter contre cette spéculation.

En revanche, selon l'Observatoire national de Federconsumatori, la hausse reste limitée à +0,6% en moyenne dans les magasins et supermarchés, avec par exemple une augmentation de 4% pour les brioches de Pâques, baptisées colombes en Italie, et de 12% pour les moules destinés à préparer soit-même ses chocolats.

Une colombe coûte en moyenne 19,90 euros sur internet, contre 9,69 euros en magasin, et peut même atteindre 29,99 euros, dénonce l'association.

Même phénomène pour les oeufs de Pâques, avec un prix supérieur en moyenne en ligne de 37%, et pouvant même atteindre 168% de plus.

Ces hausses "sont inacceptables à tout point de vue", a déploré le président de Federconsumatori, Emilio Viafora, cité dans le communiqué.

"Non seulement les familles vont devoir affronter une fête de Pâques terne, et souvent pleine d'angoisse et de souffrance, mais aussi faire les comptes avec les répercussions économiques" de la situation sanitaire, qui "rendent encore plus graves les hausses des prix des produits alimentaires."

L'association, qui va signaler ces pratiques aux autorités et forces de l'ordre, appelle aussi les plateformes de vente en ligne à avoir un rôle actif dans la lutte contre ce type de spéculation, qui s'est aussi produite pour les gels désinfectants ou les masques.

A Washington, une chasse géante aux ours en peluche pour égayer les sorties des enfants

Andrew Kolb fait la lecture à son fils James, 5 ans, de l'intérieur d'une tente qu'ils ont planté dans leur cour pour passer du temps pendant l'isolement social de la famille à cause de COVID-19 à Washington, États-Unis, le 2 avril 2020. (Photo: REUTERS / Leah Millis)

Concentrés, les enfants scrutent les fenêtres des maisons à la recherche d'ours en peluche. A Washington, la chasse aux "Teddy bears" égaie les rares sorties des habitants en ces temps d'écoles fermées et de confinement forcé pour cause de coronavirus.

"C'est très difficile pour les parents de trouver des occupations pour leurs enfants. Quand j'ai vu cette initiative sur le réseau de mon quartier, j'ai immédiatement décidé d'y participer", raconte Rachel, 32 ans, maman d'une petite fille de 8 mois qui vit à Chevy Chase.

Dans ce quartier de la capitale américaine, les nounours ont commencé à fleurir il y a deux semaines. Depuis, ils sont visibles dans de nombreuses rues et le réseau de voisins en question, accessible sur l'application "nextdoor", a même cartographié les endroits où ils ont été disposés.

Pour le plus grand bonheur des enfants qui courent d'une maison à l'autre, heureux de découvrir un, parfois deux, trois et même quatre oursons au même endroit.

Devant une maison de Utah Avenue, les locataires ont ajouté un petit écriteau: "Vous en avez trouvé un!"

Un peu plus loin, à l'angle de Western Avenue et Worthington Street, c'est un nounours géant assis sur un fauteuil sur le perron de la maison qui est découvert par Joshua, 8 ans.

Le petit garçon jubile: "là, il est énorme!"

Pour Joshua et son petit frère, la chasse aux peluches aura duré près de deux heures et quelques kilomètres auront été parcourus.

"C'est super motivant d'avoir un truc à chercher", explique Joshua. "On ne voit pas le temps passer et on ne se rend même pas compte qu'on marche beaucoup!".

A la fin, les enfants ne comptent plus le nombre de Teddy bears et autres peluches dénichés au détour de leur balade.

"Non seulement ça donne une activité aux enfants et aux parents mais ça permet aussi de faire quelque chose en extérieur de relativement sûr pour eux, et ça c'est important", commente Phillip Renfrow.

- Un peu de légèreté -

Cet architecte, âgé de 72 ans, habite à Cleveland Park, un autre quartier de Washington.

Il raconte par exemple qu'un homme et sa fille d'environ sept ans descendaient la rue, la fillette munie de petites jumelles pour bien traquer les Teddy bears. De quoi la distraire en ces temps de confinement.

Face à la gravité de la situation, une pandémie qui n'en finit plus de se propager à travers le monde et qui avait déjà fait plus de 73.000 morts lundi, la chasse aux peluches "redonne un peu d'humanité", estime Christopher Drell, masseur thérapeute.

Sa femme Rachel Drell, consultante en location dans l'immobilier, 45 ans, veut aussi y trouver une occasion de légéreté: "ils portent le chapeau préféré de ma belle-mère (...), un foulard et ils sont dehors pour un pique-nique", dit-elle au sujet des oursons qu'elle a disposés à distance l'un de l'autre devant ses fenêtres.

"On les a mis comme ça pour respecter la distanciation sociale. On voulait s'amuser avec ce thème", explique-t-elle.

La chasse est inspirée du livre pour enfants "We're Going on a Bear Hunt" de l'auteur britannique Michael Rosen, publié en 1989.

Sans surprise, de nombreux nounours ont été repérés au Royaume-Uni mais aussi aux Pays-Bas.

En Nouvelle-Zélande, la Première ministre Jacinda Ardern a décidé de participer en personne à l'initiative, en disposant des ours devant la fenêtre de sa maison familiale à Wellington, a rapporté la presse.

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