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Moscou et Washington cherchent des terrains de rapprochement, Syrie en tête

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, à gauche, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avant leur entretien dans la ville balnéaire de Sochi, dans le sud de la Russie, le 14 mai 2019.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, venu en Russie briser la glace avec Vladimir Poutine, s'est efforcé de trouver des terrains d'ententes sur des dossiers concrets comme la Syrie malgré de nombreux désaccords persistants.

La visite du secrétaire d'Etat américain à Sotchi, sur la mer Noire, où il été reçu par le président russe après trois heures d'entretiens avec son homologue Sergueï Lavrov, constitue la rencontre au plus haut niveau entre responsables des deux puissances rivales depuis le sommet d'Helsinki de juillet. Le ton conciliant du président américain Donald Trump à l'égard du maître du Kremlin avait alors choqué la classe politique américaine.

"Nous avons dit à plusieurs reprises que nous voudrions rétablir des relations complètes", a assuré le président russe au début de la rencontre.

"Certains domaines de coopérations sont excellents, sur la Corée du Nord, l'Afghanistan et la lutte contre le terrorisme", a souligné de son côté Mike Pompeo. "Ce sont des choses sur lesquelles nous pouvons nous baser".

Avant de monter dans l'avion, le haut diplomate américain a ainsi mis en avant les dossiers sur lesquels Moscou et Washington pourraient avancer ensemble, notamment le conflit syrien qui a fait plus de 370.000 morts depuis 2011, poussé à la fuite des millions de personnes et morcelé le pays.

Selon lui, les deux pays ont désormais "une idée commune des points de blocage" du règlement politique et peuvent "travailler ensemble sur la manière de le débloquer".

Le Kremlin n'a évoqué de son côté aucun accord concret, indiquant simplement que le conflit syrien avait été évoqué entre les deux hommes.

Mike Pompeo a également souligné que Moscou et Washington avaient les "mêmes objectifs" sur le dossier nucléaire nord-coréen, bien que la rencontre chaleureuse entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un fin avril ait contrasté avec le fiasco du sommet de Hanoï avec Donald Trump en février.

- Ingérences "inacceptables" -

Du Venezuela aux traités de désarmement, la liste des désaccords reste très longue entre les deux puissances rivales et aucune percée n'a été annoncée mardi. Mais la Maison Blanche espère que la fin de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, qui a conclu il y a moins de deux mois à une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 aux Etats-Unis mais pas à une collusion entre l'équipe du candidat Trump et la Russie, permette de tourner la page de relations glaciales.

Le sujet, qui a empoisonné la première partie du mandat de Donald Trump et entravé sa promesse de campagne de rapprochement avec le Kremlin, a néanmoins donné lieu à une passe d'armes entre Mike Pompeo et Sergueï Lavrov.

"Les ingérences dans les élections américaines sont inacceptables", a martelé Mike Pompeo, qui avait estimé fin avril que Moscou continuerait de s'ingérer aux Etats-Unis pendant des décennies.

Si la Russie interférait dans la présidentielle américaine de 2020, "cela aggraverait encore notre relation, nous ne le tolèrerions pas", a averti le secrétaire d'Etat, demandant à Moscou de "démontrer que ce type d'activités appartient au passé".

"Les faits montrent que ceux qui montent ce sujet en épingle n'ont pas de preuves", a sèchement répliqué Sergueï Lavrov.

- Rendez-vous au Japon? -

Vladimir Poutine a choisi de se concentrer sur les bonnes nouvelles. Il a salué une enquête "assez objective" car ayant conclu à l'absence de collusion, sans mentionner le fait que le rapport a établi une ingérence en 2016, ce que la Russie a toujours démenti.

Pendant la suite de la rencontre, à huis clos, le sujet "n'a pas été abordé", pas plus que l'autre point de tensions de ces dernières semaines, le Venezuela, selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov à son issue, qualifiant l'entretien de "pas mauvais".

Retenant la volonté des deux parties d'"assainir les relations", il a précisé que Mike Pompeo avait évoqué l'intérêt de Donald Trump pour un entretien en marge du sommet du G20 fin juin au Japon: "Nous sommes prêts à tout contact".

Si Mike Pompeo semble avoir évité certains sujets qui fâchent avec Vladimir Poutine, il s'est notamment opposé avec Sergueï Lavrov sur la crise politique vénézuélienne, M. Pompeo demandant à la Russie de cesser de soutenir le président vénézuélien Nicolas Maduro.

"La démocratie ne s'établit pas par la force", a répliqué M. Lavrov.

Avec AFP

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La Chine lance son Nasdaq pour rivaliser avec les USA dans la tech

L'ex-chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne prononçant un discours devant la Bourse de Shanghai, Chine, le 22 septembre 2015.

La Chine dispose désormais d'un équivalent à l'indice new-yorkais Nasdaq: les premières cotations ont débuté lundi sur une nouvelle plateforme de la Bourse de Shanghai dédiée aux valeurs du secteur technologique, qui fait l'objet d'une rivalité croissante entre Pékin et Washington.

Il s'agit de l'une des réformes les plus importantes du marché chinois, à l'heure où le géant asiatique s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers les nouvelles technologies et les produits à haute valeur ajoutée, et en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Baptisé "STAR Market", le Nasdaq chinois dispose de règles d'introduction en Bourse considérablement assouplies pour aider les entreprises prometteuses à lever plus facilement des capitaux afin de financer leur développement.

L'objectif affiché est aussi de retenir en Chine continentale les pépites nationales de la tech, à l'heure où le géant asiatique rivalise avec les États-Unis pour dominer le crucial secteur technologique.

"Si la Chine n'avait pas lancé une nouvelle plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, elle aurait raté une opportunité de basculer son développement économique vers celui de la nouvelle économie", estime Yang Delong, économiste en chef chez First Seafront Fund Management, basé à Shenzhen.

Les géants chinois Alibaba (commerce en ligne) et Baidu (moteur de recherche) se sont introduits il y a plusieurs années à Wall Street. Le mastodonte Tencent (internet) a lui choisi la Bourse de Hong Kong.

Lorsque de grandes entreprises chinoises sont cotées à l'étranger, Pékin a moins d'influence sur leurs levées de fonds. Les restrictions de la Chine sur l'achat d'actions étrangères empêche par ailleurs les investisseurs chinois de participer au succès de ces sociétés.

Plus de 3.000 sociétés sont actuellement cotées au Nasdaq à Wall Street, quand son équivalent chinois à Shanghai n'en compte pour le moment que 25, sans aucun nom connu.

Contrairement à la législation actuelle qui prévaut, le "STAR Market" permet à des entreprises n'ayant pas encore généré de bénéfices d'être cotées en Bourse.

Lors des cinq premiers jours de cotation, aucune limite de fluctuation journalière n'est imposée (elle est de 10% pour les Bourses de Shanghai et de Shenzhen). Après cette courte période, la limite sera toutefois fixée à 20%.

Ce projet de créer à Shanghai une plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, sur le modèle de l'indice Nasdaq new-yorkais, avait été dévoilé en novembre par le président Xi Jinping.

Jusqu'alors, c'est surtout Shenzhen, deuxième place boursière de Chine continentale après Shanghai, qui se distinguait par la coloration technologique de sa cote.

Avec AFP

Presque 100% de participation à des élections locales en Corée du Nord

Des groupes d'animation le jour du scrutin dans un bureau de vote de Pyongyang, en Corée du Nord, le dimanche 10 mars 2019. (Photo AP / Dita Alangkara)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a voté lors d'élections locales organisées dans tout le pays dimanche, avec une participation avoisinant les 100% comme lors de chaque scrutin en Corée du Nord.

En l'absence totale de compétition électorale, les analystes estiment que les opérations de vote tiennent lieu de rite qui permet aux autorités de revendiquer un mandat populaire et de renforcer la fidélité envers le régime.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, le taux de participation s'est élevé à 99,98%, soit 0,01% de mieux que lors des précédentes élections locales de 2015.

Seuls les électeurs "se trouvant à l'étranger ou travaillant en mer" n'ont pas pu prendre part au vote, a précisé l'agence officielle. En revanche, les "électeurs en proie à des problèmes liés à l'âge ou à la maladie ont pu glisser leur bulletin de vote dans des urnes mobiles".

Ces élections sont destinées à pourvoir des assemblées au niveau des provinces, des villes et des comtés. Généralement, 99% des électeurs votent "oui" pour des candidats uniques.

Kim Jong Un s'est rendu dans un bureau de vote de la province de Hamgyong Nord et a voté pour deux candidats, Ju Song Ho et Jong Song Sik se présentant à des responsabilités dans des comtés de la région, selon KCNA.

Il "les a chaudement encouragés à devenir les fidèles serviteurs du peuple en accomplissant leur devoir de manière à répondre aux espoirs du peuple", ajoute l'agence.

En 2014, le dirigeant suprême s'était lui-même porté candidat à l'Assemblée suprême du peuple (ASP), le Parlement nord-coréen. Il avait été élu avec 100% des voix dans la circonscription du Mont Paektu, un volcan à la frontière chinoise révéré comme le berceau mythique du peuple coréen.

Avec AFP

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