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Moscou a convoqué le chargé d'affaires français après l'arrestation du milliardaire et sénateur Kerimov

Le puissant magnat du pétrole et des métaux russes, le milliardaire Souleïman Kerimov, lors d'un match de football amical entre les Russes d'Anzhi Makhachkala et l’équipe irakienne au stade Al Nasr à Dubaï, 17 janvier 2012.

Le chargé d'affaires de l'ambassade de France à Moscou a été convoqué mercredi par le ministère russe des Affaires étrangères après l'arrestation à Nice du milliardaire et sénateur russe Souleïman Kerimov, selon la diplomatie russe.

Le service de presse du ministère russe a confirmé à l'AFP cette convocation, évoquée par des parlementaires russes, précisant qu'elle avait eu lieu ce mercredi.

Le chargé d'affaires français, Paul-Bertrand Barets, a été convoqué en l'absence à Moscou de l'ambassadrice de France en Russie, Sylvie Bermann.

"Une note a été envoyée aujourd'hui aux autorités françaises soulignant que Souleïman Kerimov a une haute fonction officielle en Russie et qu'à ce titre, il dispose de l'immunité", a déclaré, cité par les agences de presse russes, le président de la commission pour les Affaires étrangères au Conseil de la Fédération, Konstantin Kossatchev.

M. Kerimov a été interpellé en descendant d'avion lundi soir à Nice et aussitôt mis en garde à vue. Le milliardaire est détenteur d'un passeport diplomatique, qu'il n'aurait toutefois pas utilisé lundi, voyageant pour des raisons privées.

Son "statut de sénateur" et "le fait qu'il soit citoyen" russe "constituent un gage que nous entreprendrons tous les efforts possibles (...) pour protéger ses intérêts juridiques", a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

M. Kerimov est soupçonné de s'être approprié plusieurs propriétés mitoyennes sur la magnifique presqu'île du Cap d'Antibes par des achats successifs à travers un prête-nom, et pour des montants sous-déclarés. Le préjudice pour le fisc français serait de "plusieurs dizaines de millions d'euros", selon une source proche du dossier.

Le milliardaire russe Kerimov risque une inculpation en France

Le milliardaire et sénateur russe Souleïman Kerimov, dont l'arrestation à sa descente d'avion lundi soir dans le sud-est de la France a provoqué la colère du Kremlin, risquait d'être inculpé mercredi dans le cadre d'un dossier de blanchiment de fraude fiscale.

Dans cette affaire, instruite à Nice sur la riviera française depuis fin 2014, un avocat fiscaliste de la Côte d'Azur et deux hommes d'affaire suisses sont déjà inculpés.

M. Kerimov a été interpellé en descendant d'avion lundi soir à Nice et aussitôt mis en garde à vue. Le milliardaire est détenteur d'un passeport diplomatique, qu'il n'aurait toutefois pas utilisé lundi, voyageant pour des raisons privées.

Son interpellation a provoqué la colère de parlementaires russes et une réaction du Kremlin.

Le chargé d'affaires français à Moscou a été convoqué après que la Douma, chambre basse du Parlement, eut voté une résolution dénonçant une violation de la convention de Vienne sur l'immunité diplomatique.

"Le statut de sénateur de Souleïman Kerimov, ainsi que le fait qu'il soit citoyen de la Russie, constituent un gage que nous entreprendrons tous les efforts possibles, les efforts maximaux pour protéger ses intérêts juridiques", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"M. Kerimov bénéficie d'une immunité de juridiction pénale étrangère pour les seuls faits accomplis dans l'exercice de ses fonctions", a pour sa part souligné le ministère français des Affaires étrangères.

M. Kerimov est soupçonné de s'être approprié plusieurs propriétés mitoyennes sur la magnifique presqu'île du Cap d'Antibes, havre pour milliardaires, par des achats successifs à travers un prête-nom et pour des montants sous-déclarés. Le préjudice pour le fisc français serait de "plusieurs dizaines de millions d'euros", selon une source proche du dossier.

C'est au détour d'une banale enquête pour trafic de stupéfiants que la police française a été mise sur la piste, intriguée par les allées et venues, avec de l'argent liquide, de la secrétaire de l'avocat fiscaliste antibois Philippe Chiaverini.

Mercredi, après deux nuits au commissariat, M. Kerimov risquait d'être mis en examen (inculpé), dans le cadre de cette information judiciaire ouverte pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée en bande organisée". ..

- Accident de Ferrari -

Deux avocats l'assistent: Nikita Sichov et Kami Haeri. Ils n'ont fait aucun commentaire dans l'immédiat.

Classé 21e fortune de Russie par le magazine Forbes, qui estime son patrimoine à sept milliards de dollars ((six milliards d'euros), l'oligarque de 51 ans est un familier de la Côte d'Azur. Il avait défrayé la chronique fin 2006 avec un accident en Ferrari à l'entrée de la Promenade des Anglais à Nice. Il avait été longuement hospitalisé pour des brûlures.

En septembre, le quotidien Nice-Matin avait révélé qu'une villa du Cap d'Antibes, évaluée à 150 millions d'euros et dont M. Kerimov était soupçonné d'être le propriétaire, avait été frappée d'une saisie pénale quelques semaines auparavant. Le financier suisse Alexandre Studhalter avait annoncé un recours contre cette saisie et démenti être l'homme de paille de M. Kerimov.

Le nom d'un autre entrepreneur suisse, Philippe Borghetti, apparaît dans le dossier. Tout comme MM. Chiaverini et Studhalter, il est inculpé pour blanchiment de fraude fiscale, ce dont il se défend "avec la plus grande énergie", indique son avocat Me Philippe Soussi.

Originaire du Daguestan, une république russe voisine de la Tchétchénie, M. Kerimov a fait fortune au moment des privatisations lors de la chute de l'URSS. Il a notamment détenu des parts dans le numéro un mondial des engrais agricoles Uralkali et contrôlé le club de football daguestanais d'Anzhi Makhachkala, qu'il avait hissé un temps au sommet en achetant au prix fort des joueurs comme le Camerounais Samuel Eto'o ou le Brésilien Roberto Carlos.

Mais après avoir d'importantes pertes financières, il a cédé la plupart de ses actifs et détient désormais surtout, avec sa famille, le producteur d'or Polyus.

Il a également été député du parti ultra-nationaliste LDPR avant de représenter le Daguestan au Conseil de Fédération, la chambre haute du Parlement russe.

Avec AFP

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Vents contraires pour le Qatar dans ses zones d'influence

카타르 도하에서 미국과 탈레반, 카타르 대표단들이 평화 협상을 하고 있다.

Déjà ostracisé par des Etats arabes, le Qatar pourrait aussi perdre en influence dans des pays en crise, comme le Soudan et la Libye, au profit de ses principaux rivaux, Ryad et Abou Dhabi, estiment des experts.

La Turquie, un des seuls alliés du Qatar dans la région, est confrontée au même risque, l'axe Doha-Ankara soutenant les mêmes camps dans ces deux pays.

Allié de longue date du Soudan, Doha observe avec un silence gêné la crise à Khartoum, où les militaires au pouvoir depuis la destitution du président Omar el-Béchir, le 11 avril, sont engagés dans des négociations tendues avec les leaders de la contestation populaire.

L'ex-président soudanais, arrivé au pouvoir en 1989 par un coup d'Etat appuyé par des islamistes, a longtemps pu compter sur l'aide économique du Qatar qui forme, avec la Turquie, le principal soutien de groupes islamistes dans la région, en particulier de la mouvance des Frères musulmans.

"Avec la révolution, Doha a perdu de l'influence au Soudan", dit à l'AFP Andreas Krieg, professeur au King's College de Londres. Le nouvel homme fort du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhane, "a des liens plus étroits avec Abou Dhabi qu'avec Doha."

Grand rivaux de Doha, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite s'étaient déjà rapprochés ces dernières années des dirigeants soudanais. Khartoum a notamment envoyé des centaines de soldats rejoindre les rangs de la coalition menée depuis 2015 par Ryad au Yémen en soutien aux forces progouvernementales.

Abou Dhabi et Ryad misent sur les militaires actuellement au pouvoir au Soudan pour "consolider un contrôle sur le long terme dans ce pays", affirme M. Krieg.

Selon l'agence officielle saoudienne SPA, le chef-adjoint du Conseil militaire soudanais, Mohamad Hamdan Daglo, a été reçu jeudi par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Jeddah, dans l'ouest du royaume.

Au cours de cette rencontre, il a notamment remercié le royaume pour son aide économique et l'a assurée du "soutien" du Soudan "contre toutes les menaces et attaques de l'Iran et des milices Houthis" yéménites, selon un communiqué du conseil militaire soudanais.

"Il y a au Soudan une lutte de pouvoir et d'influence entre les militaires favorables au camp Qatar-Turquie et ceux plus enclins à s'allier au camp Arabie-Emirats", déclare Mathieu Guidère, professeur à l'Université de Paris-VIII et spécialiste du monde arabe.

- "Champ de bataille" -

Préoccupés par l'instabilité à Khartoum et par les conséquences sur leurs intérêts, Ryad et Abou Dhabi ont annoncé une aide conjointe de trois milliards de dollars et ont déjà déposé 250 millions chacun à la Banque centrale du Soudan.

Les deux pétromonarchies sont allergiques aux bouleversements incontrôlés comme ceux ayant plongé en 2011 la Libye dans le chaos ou abouti en Egypte à la montée des Frères musulmans, leur "bête noire".

C'est d'ailleurs sur cette confrérie islamiste que se cristallise en partie la dispute entre le Qatar et ses voisins. En juin 2017, l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte ont rompu leurs relations avec l'émirat gazier, l'accusant de soutenir des groupes extrémistes, ce qu'il nie.

Pour les leaders de la contestation au Soudan, ni l'axe Ryad-Abou Dhabi ni l'axe Doha-Ankara ne devraient jouer un rôle dans l'avenir de leur pays.

"Le changement (politique) a été amené par le peuple soudanais et n'a rien à voir avec tout autre pays", affirme un des meneurs du mouvement sous le couvert de l'anonymat, accusant les pays du Golfe de vouloir utiliser le Soudan comme "champ de bataille".

"Nous voulons une relation équilibrée avec les pays de la région", insiste-t-il.

- "Désenclavement diplomatique" -

Le Qatar est également confronté à l'engagement croissant de ses ennemis en Libye, autre zone d'influence.

Si Doha et Ankara soutiennent le Gouvernement d'union nationale libyen (GNA), reconnu par l'ONU, Ryad et Abou Dhabi sont proches du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen qui a lancé début avril une offensive contre Tripoli, où siège le GNA.

Les combats entre forces pro-GNA et pro-Haftar ont fait au moins 510 morts, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le maréchal Haftar est accusé par ses détracteurs de recevoir un soutien militaire des Emirats et de l'Egypte. Il accuse en retour la Turquie et le Qatar de fournir des armes à ses rivaux.

"Six à dix pays interfèrent" en Libye, a déploré mercredi à New York l'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé. Ce soutien peut consister en "livraison d'armes" et peut aller "jusqu'à intervenir directement", a-t-il ajouté.

Le Soudan et la Libye "sont devenus des champs d'affrontements entre puissances rivales du Golfe", dit Karim Bitar, de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Celles-ci "se livrent un bras de fer militaire en Libye", et "économique et financier au Soudan", selon lui.

Ces deux pays assuraient à Doha un "désenclavement diplomatique". Mais "l'engagement de l'Arabie saoudite et des Emirats en Libye et leur rapprochement avec le Soudan risquent de réduire l'influence du Qatar et d'aggraver son isolement" régional, estime M. Guidère.

Selon M. Bitar, les grands perdants restent les pays où se jouent cette rivalité car "les guerres par procuration qataro-saoudiennes prolongent et aggravent les crises" soudanaise et libyenne.

Jon Henley, du journal The Guardian, analyse la démission de Theresa May

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L'ONU crée "une Médaille du courage exceptionnel" pour ses Casques bleus

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, prononce son discours lors de la cérémonie d'ouverture du deuxième Forum de coopération internationale entre ceintures et routes à Beijing, le vendredi 26 avril 2019.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a décerné vendredi la "Médaille du courage exceptionnel" à titre posthume à un Casque bleu du Malawi, décédé en novembre en République démocratique du Congo en sauvant un collègue tanzanien blessé.

Cette décoration, créée cette année, porte le nom de "Médaille du capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel", en mémoire d'un Casque bleu sénégalais qui avait sauvé des centaines de vies lors du génocide au Rwanda (1994) au prix de la sienne.

La médaille a été remise par Antonio Guterres lors d'une cérémonie au siège des Nations unies à la veuve en larmes de Chancy Chitete, Casque bleu du Malawi, tué lors d'une opération dans l'est de la RDC contre un groupe armé, les Forces armées démocratiques (FAD).

En novembre, Chancy Chitete avait quitté son unité pour venir en aide sous les balles ennemies au caporal tanzanien Ali Khamis Omary grièvement blessé et incapable de bouger. Il avait réussi à lui apporter des premiers soins mais avait succombé par la suite de blessures mortelles.

Le caporal Omary a survécu à cette bataille.

L'ONU compte aujourd'hui quelque 100.000 Casques bleus engagés dans une quinzaine d'opérations à travers le monde.

Depuis 2008, une moyenne d'une centaine de Casques bleus meurent chaque année, selon l'ONU. Depuis le début de 2018, 119 militaires, policiers ou civils employés par l'ONU ont perdu leur vie dans le cadre de leur mission pour la paix.

737 MAX : 13 compagnies chinoises attaquent désormais Boeing

Boeing 737 MAX de Southwest Airlines stationnés sur le tarmac à l'aéroport de logistique sud-californien de Victorville, en Californie, le 28 mars 2019.

L'association chinoise des transporteurs aériens a déclaré vendredi qu'elle aiderait 13 de ses compagnies membres à réclamer des indemnisations à Boeing, estimant à 520 millions d'euros les pertes entraînées par l'interdiction de vol de leurs 737 MAX.

La Chine avait été le tout premier pays au monde à ordonner le 11 mars à ses transporteurs de clouer au sol ce type d'appareil de l'avionneur américain, après deux drames aériens impliquant ce modèle.

La veille, un 737 MAX, exploité par Ethiopian Airlines, s'était écrasé peu après le décollage d'Addis Abeba, faisant 157 morts. La catastrophe était survenue un peu plus de cinq mois après l'accident d'un avion de la compagnie indonésienne Lion Air ayant fait 189 morts.

"A mesure que le temps passe, les pertes (des compagnies aériennes) vont encore s'accroître", a indiqué l'Association chinoise du transport aérien (Cata) dans un communiqué.

"Il n'est actuellement toujours pas possible de connaître la date de remise en service de ce type d'appareil."

D'ici fin juin, le secteur chinois du transport aérien aura cumulé des pertes estimées à 4 milliards de yuans (520 millions d'euros), a souligné l'association.

Selon le dernier bilan officiel, ces 13 compagnies aériennes chinoises ont cloué au sol un total de 96 Boeing 737 MAX 8.

Les pertes sont liées à l'interdiction de vol visant les appareils déjà présents dans leurs flottes, mais aussi aux reports de livraisons d'avions commandés à l'avionneur américain.

Plus tôt cette semaine, les trois principales compagnies aériennes chinoises, China Southern, China Eastern et Air China ont demandé officiellement des indemnisations à Boeing.

Le constructeur avait reconnu samedi avoir corrigé un défaut dans le logiciel des simulateurs avec lesquels sont formés les pilotes du 737 MAX. Il doit soumettre pour évaluation à l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) le correctif du système anti décrochage MCAAS du 737 MAX, mis en cause dans les deux catastrophes.

Les demandes d'indemnisation des compagnies chinoises, dont les montants ne sont pas connus, interviennent dans un contexte de bras de fer commercial entre Pékin et Washington.

Le pays asiatique est un marché incontournable pour l'avionneur sur fond d'explosion du trafic aérien, nourri par une classe moyenne en plein essor.

La Chine devrait devenir vers le milieu des années 2020 le premier marché aéronautique devant les Etats-Unis.

"Nous espérons sincèrement que Boeing pourra accorder une grande importance aux revendications formulées par (ces) compagnies et les résoudre de manière raisonnable et légale", a indiqué l'Association chinoise du transport aérien.

Le diplomate Milan Meetarbhan décortique la victoire de Narendra Modi en Inde

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