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Environ 300 migrants jetés à la mer en 24h près du Yémen

Des migrants Ethiopiens au Yemen, pres de la frontiere Saoudienne, 21 mars 2012. (AP Photo/Hani Mohammed)

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus, illustrant le traitement inhumain dont sont victimes des migrants à la recherche d'une vie meilleure.

Jeudi, au moins cinq migrants ont péri et 50 sont portés disparus au large de la province de Chabwa dans le sud du Yémen, le deuxième drame du genre depuis mercredi, a indiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Selon l'OIM, au total 180 personnes en provenance de Somalie et d'Ethiopie ont été jetés à la mer jeudi par des passeurs.

"Nous avons envoyé nos équipes dans la zone. Vingt-cinq passagers (blessés) du bateau sont actuellement soignés sur la côte du Yémen", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'organisation.

La veille, 120 migrants en provenance des mêmes pays ont été jetés à la mer délibérément à l'approche également de la côte de Chabwa, a rappelé l'OIM, en estimant à environ 50 le nombre de victimes dont 29 ont été découvertes dans des tombes creusées à la hâte sur la plage.

L'organisation a dit travailler étroitement avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour donner une sépulture aux morts et soigner les survivants.

Les migrants en provenance de la Corne de l'Afrique continuent d'affluer au Yémen, qui est pourtant un pays pauvre déchiré par la guerre, avec l'espoir d'atteindre les pays du Golfe plus riches, selon l'OIM.

"Les survivants ont dit à nos collègues sur la plage que les passeurs leur avaient demandé de se jeter à la mer après avoir vu ce qui semblait être des représentants des autorités", a indiqué Laurent de Boeck, chef de mission de l'OIM, en parlant de l'incident de jeudi.

"Ils nous ont également raconté que les passeurs avaient repris la route de la Somalie pour continuer le même trafic et emmener plus de migrants au Yémen", a-t-il ajouté.

"C'est choquant et inhumain. La souffrance des migrants sur cette route est immense. Beaucoup de jeunes gens paient les passeurs avec l'espoir d'avoir une vie meilleure", a encore dit le responsable, en estimant à 16 ans l'âge moyen des migrants.

Le trafic d'être humains entre la Somalie, où l'autorité de l'Etat est quasi-nulle, et le Yémen, qui connaît le même phénomène, n'a jamais cessé.

L'OIM estime à 55.000 le nombre de migrants -dont un tiers de femmes- arrivés au Yémen en provenance de la Corne de l'Afrique depuis le début de l'année.

Plus de 30.000 de ces nouveaux migrants ont moins de 18 ans.

- Victimes directes du conflit -

L'OIM s'est étonnée du fait que le trafic d'être humains se poursuivait alors que la saison connaît des vents violents dans l'océan Indien.

Déchiré depuis trois ans par une guerre opposant des rebelles pro-iraniens à des forces gouvernementales pro-saoudiennes, le Yémen, pays sans ressources, compte de nombreux camps où s'entassent des milliers de migrants africains.

La guerre a fait près de 8.400 morts et quelque 48.000 blessés depuis l'intervention en mars 2015 d'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite, en soutien aux forces gouvernementales, selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé.

L'ONU estime que le Yémen --où une épidémie de choléra a déjà fait plus de 1.900 morts-- est le théâtre de "la plus grave crise humanitaire dans le monde".

Certains des migrants africains ont été même des victimes directes du conflit.

En mars dernier, un hélicoptère a tiré sur un bateau de Somaliens au large du Yémen, faisant 42 morts et selon un rapport confidentiel des Nations unies, l'appareil appartenait à la coalition sous commandement saoudien.

L'embarcation transportait 140 personnes, avait précisé l'ONU en dénonçant une violation du droit humanitaire international.

Avec AFP

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

Trump se réjouit du rapport Mueller, dénonce une "arnaque"

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime lors du forum des dirigeants de la NRA-ILA lors de la réunion annuelle et des expositions du NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui jeudi des conclusions de l'enquête russe, qui a confirmé l'absence d'entente entre son équipe de campagne électorale et Moscou, mais ne le blanchit pas des soupçons d'entrave à la justice.

"C'est un bon jour pour moi", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au moment de la publication de ce rapport de plus de 400 pages après 22 mois d'enquête qui ont empoisonné ses deux premières années de mandat.

"Il ne faudra jamais que cela arrive à un autre président, cette arnaque", a-t-il ajouté à propos d'une enquête qu'il qualifie de "chasse aux sorcières".

Plus tôt, Donald Tump avait exulté sur Twitter en faisant une référence à la célèbre série "Game of Thrones".

"Pas de collusion, pas d'obstruction. Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c'est Game Over", était-il écrit sur une image de lui imitant une affiche de la série, où on le voit de dos sur fond d'un épais brouillard.

Le rapport final du procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a été publié jeudi par le ministère américain de la Justice.

Le document de plus de 400 pages est expurgé de ses données confidentielles.

Robert Mueller établit l'absence d'entente entre l'équipe de campagne électorale de Donald Trump et Moscou mais conclut ne pas être "en mesure" d'exonérer le président américain des soupçons d'entrave à la justice.

Trump "n'a pas agi" pour entraver l'enquête russe, selon son ministre de la Justice

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le président américain Donald Trump n'a rien fait pour entraver l'enquête russe, a affirmé jeudi son ministre de la Justice Bill Barr peu avant la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller.

Le "président n'a pas agi pour priver le procureur spécial des documents et témoins nécessaires pour mener à bien son enquête", a affirmé Bill Barr. Les avocats personnels de Donald Trump ont pu lire ce rapport de 400 pages dans sa version expurgée "plus tôt cette semaine". Ils "n'ont pas été autorisés" à faire de coupes supplémentaires et "n'en ont pas exigé", a précisé le ministre.

Par ailleurs, L'enquête russe a prouvé qu'il n'y avait "pas eu de coopération" entre Donald Trump et les Russes qui ont tenté de peser sur la présidentielle de 2016, a déclaré jeudi le ministre américain de la Justice.

"Grâce à l'enquête rigoureuse du procureur spécial, nous savons que les agents russes qui ont mené ces efforts n'ont pas eu la coopération du président Trump ou de membres de son équipe de campagne", a dit Bill Barr lors d'une conférence de presse en amont de la publication du rapport final du procureur Robert Mueller

Kim Jong Un supervise l'essai d'une nouvelle arme dotée d'une "puissante ogive"

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, accompagné de deux responsables militaires16 avril 2019.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a supervisé l'essai d'une nouvelle "arme tactique guidée" avec une "puissance ogive", ont annoncé jeudi les médias d'Etat nord-coréens, alors que les doutes s'accumulent quant au processus de dénucléarisation de Pyongyang.

Cet essai a permis de vérifier le fonctionnement du "système particulier de guidage en vol et le chargement d'une puissante ogive", a affirmé l'agence officielle KCNA sans plus de détails sur la nature de l'arme.

Kim Jong Un a qualifié ce test d'"événement d'une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l'Armée populaire" nord-coréenne, selon la même source.

Le leader a lui-même "guidé l'essai de tir" qui a été dirigé sur plusieurs cibles, a ajouté l'agence officielle.

C'est la deuxième fois que la Corée du Nord affirme avoir procédé à un essai d'arme depuis le début, en 2018, de ses négociations avec les Etats-Unis sur ses programmes de missiles balistiques et d'armement nucléaire.

Pyongyang avait déjà annoncé, en novembre, avoir testé "une nouvelle arme tactique de haute technologie" dont elle n'avait pas précisé la nature. On ignore s'il s'agit de la même arme que celle du nouvel essai rendu public jeudi.

La Corée du Sud n'a rien détecté sur ses radars, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, jugeant improbable qu'un missile ait été tiré.

"Quand la Corée du Nord lance un missile, nos radars le voient. Mais aucun missile n'a été détecté", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.

La présidence sud-coréenne a dit n'avoir aucun commentaire. Des responsables du Pentagone ont également refusé de s'exprimer sur cette annonce.

"La description de ce qui a été testé fait penser à un missile, mais il peut s'agir de n'importe quoi, depuis un petit missile antichar téléguidé jusqu'à un missile sol-air, en passant par un système de roquettes d'artillerie", a estimé Ankit Panda, analyste spécialisé dans les questions nord-coréennes.

L'utilisation par KCNA du terme "tactique" suggère que ces essais n'ont impliqué aucun missile balistique de longue de portée ni aucun dispositif nucléaire.

"Kim tente de faire savoir au gouvernement de Trump que son potentiel militaire grandit jour après jour", a expliqué l'analyste Jarry Kazianis, du Center for the National Interest.

- Regain d'activité à Yongbyon -

"Son régime commence à se sentir frustré par le manque de souplesse de Washington dans les récentes négociations", a-t-il ajouté.

Le professeur d'études nord-coréennes Koh Yu-hwan, de l'Université Dongguk en Corée du Sud, a estimé lui aussi que ce nouvel essai était un message adressé aux Etats-Unis pour montrer le mécontentement de Pyongyang face à l'enlisement des pourparlers.

Mais le fait qu'il ne s'agisse pas d'un missile stratégique ou d'un essai nucléaire "souligne la volonté de Pyongyang de maintenir vivant le dialogue avec Washington", a-t-il estimé.

Selon lui, le régime nord-coréen "ne peut mener un essai nucléaire ou de missile à longue portée à ce stade, à moins de vouloir faire totalement voler en éclats ce qui reste des pourparlers entre les Etats-Unis et le Nord".

L'annonce du nouvel essai intervient alors que le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, a fait état mercredi de signes d'activité sur le complexe de Yongbyon, principal site nucléaire nord-coréen, laissant penser que Pyongyang pourrait avoir repris des opérations de retraitement de matières radioactives à des fins militaires depuis le fiasco en février du sommet entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

Depuis cet échec, la Corée du Nord a indiqué qu'elle examinait ses options diplomatiques avec les Etats-Unis. Kim Jong Un s'est dit la semaine dernière ouvert à un troisième sommet avec M. Trump si Washington arrivait à la table des négociations avec "la bonne attitude".

La Corée du Nord s'est abstenue de procéder à de nouveaux tests balistiques ou nucléaires depuis le premier sommet entre MM. Trump et Kim en juin 2018 à Singapour.

Cette rencontre historique, survenue contre toute attente après des mois d'escalade militaire et d'échange d'insultes entre les deux dirigeants, avait abouti à un accord sur le désarmement nucléaire de la péninsule coréenne dont les termes étaient restés très vagues.

La deuxième rencontre, en février à Hanoï, s'était terminée de façon abrupte, sans la moindre avancée concrète ni même de déclaration.

Cette déconvenue avait soulevé des questions quant à l'avenir du processus. Au Vietnam, la Corée du Nord avait expliqué vouloir la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens. Mais les Etats-Unis avaient considéré que Pyongyang exigeait de fait la disparition des principales sanctions sans proposer grand chose de précis en retour.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

Avec AFP

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