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MH17: Pas de coupable désigné pour le Boeing abattu par un missile de fabrication russe

Avion de la Malaysia Airline à l’aéroport international de Kuala Lumpur, janvier 2015.

Le Boeing de Malaysia Airlines, qui s'est écrasé en juillet 2014 dans l'est de l'Ukraine, a été abattu par un missile sol-air de type BUK de fabrication russe, selon les conclusions publiées mardi d'une enquête internationale menée par les Pays-Bas, qui ne désigne toutefois pas de coupable.

A Moscou, le fabricant russe des missiles BUK avait rejeté les conclusions du rapport avant même sa publication, estimant impossible que ce type de missile ait été utilisé. Les enquêteurs ont par ailleurs soutenu que Kiev aurait dû fermer cette partie de son espace aérien. Le jour du crash, le 17 juillet 2014, 160 avions avaient survolé cette zone en guerre, selon l'enquête. A Moscou, le fabricant russe des missiles BUK avait rejeté les conclusions du rapport avant même sa publication, estimant impossible que ce type de missile ait été utilisé. "Le vol MH17 s'est crashé suite à la détonation d'une ogive à l'extérieur de l'avion contre le côté gauche du cockpit", a déclaré le directeur du Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), Tjibbe Joustra, lors d'une conférence de presse. "Cette ogive correspond au type de missiles installés sur les systèmes de missile sol-air BUK", a-t-il ajouté à la base aérienne de Gilze-Rijen, où une partie de la carcasse de l'appareil a été reconstituée.

Les enquêteurs ont par ailleurs délimité une zone de 320 kilomètres carrés d'où a pu être tiré le missile, mais ils n'ont pas précisé qui des rebelles ou des forces gouvernementales ukrainiennes contrôlaient les différentes parties de cette zone. Le quotidien de Volkskrant avait assuré mardi matin, citant des sources proches de l'enquête, que le missile avait été tiré depuis une zone tenue par les rebelles. Le Boeing 777 de la Malaysia Airlines avait été abattu dans l'est de l'Ukraine alors qu'il reliait Amsterdam à Kuala Lumpur. Le crash, qui avait fait 298 morts en majorité néerlandais, avait exacerbé les tensions entre l'Occident et Moscou, déjà délétères en raison du conflit dans l'est de l'Ukraine et de l'annexion de la Crimée.

Selon le rapport, les autorités ukrainiennes auraient dû fermer l'espace aérien au-dessus de cette zone. "Il y avait suffisamment de raisons, pour les autorités ukrainiennes, de fermer par précaution l'espace aérien au-dessus de la partie est du pays", a soutenu M. Joustra.

'Prudent'

Plus tôt dans la journée, les proches des victimes avaient été informées, lors d'une réunion à huis-clos organisée à La Haye (ouest), des résultats de l'enquête. "Ils nous ont montré des fragments qui se trouvaient à l'intérieur de l'avion", a déclaré Robby Oehlers, un des proches des victimes, visiblement ému, à sa sortie de la réunion. "Ils nous ont dit qu'il y avait 0% de chances que les gens se trouvant à l'intérieur aient eu conscience de ce qui se passait", a-t-il précisé. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a de son côté que la "priorité" est "maintenant de trouver et poursuivre les coupables" dans le cadre de l'enquête pénale coordonnée, elle aussi, par les Pays-Bas. "Il faudra être particulièrement prudent", a déclaré M. Rutte : "Je comprends que certains auront envie de tirer des conclusions rapidement (...), mais le chemin vers la justice est déjà assez compliqué, nous devons éviter de la compliquer encore plus". Après le crash, Kiev avait mis en cause les séparatistes pro-russes, tandis que Moscou pointait du doigt les forces ukrainiennes.

Mardi, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a blâmé "une opération des services secrets russes". "Je n'ai aucun doute sur le fait que c'était une opération planifiée des services secrets russes pour abattre" un avion de ligne, a lancé M. Iatseniouk. Kiev affirme avoir réalisé sa propre "enquête technique" sur cette catastrophe, dont les résultats coïncident plus ou moins avec ceux des Occidentaux. Le vice-Premier ministre ukrainien Guennadi Zoubko, en charge de cette enquête, a assuré que le "missile russe BUK-1" avait été tiré depuis la localité de Snijné, territoire sous contrôle des rebelles, alors que l'enquête internationale ne précise pas le lieu. La Malaisie a promis mardi que l'attaque contre le vol MH17 ne resterait pas impunie. Dans un communiqué, le Premier ministre Najib Razak a assuré que son gouvernement continuerait de réclamer justice "jusqu'à ce que ceux qui sont derrière cet acte odieux paient pour leurs crimes".

BUK, un missile de fabrication russe puissant et précis

Le système missile antiaérien BUK, dont un exemplaire a abattu le Boeing de Malaysia Airlines au-dessus de l'Ukraine selon les conclusions de l'enquête néerlandaise, est un système antiaérien de fabrication russe puissant et précis. Conçu pour pouvoir frapper plusieurs cibles à diverses altitudes tout en restant mobile, le BUK est embarqué sur un véhicule. De par ses caractéristiques, le missile sol-air de 700 kg (connu sous le nom de SA-11 dans la classification de l'Otan), requiert d'être manipulé par des spécialistes très entraînés et capables d'utiliser la technologie radar. Une fois tiré, il fonctionne en explosant directement près de la cible et en la frappant par un nombre massif d'éclats d'obus se déplaçant à une très grande vitesse.

Avec AFP

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L'ONU veut mieux protéger les migrants d'Afrique en route vers la Méditerranée

51 migrants, qui dérivaient sur un bateau en bois, sont secourus par des membres de l'ONG française SOS Mediterranée, au large des côtes de l'île de Lampedusa, le 25 juin 2020.

Les Nations unies ont demandé mercredi 100 millions de dollars pour mieux protéger, en Afrique, les migrants qui tentent de rejoindre la Méditerranée pour se rendre en Europe, à l'heure où l'escalade des conflits multiplie les candidats au départ.

Cet appel intervient alors que le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, dont les avis ne sont pas contraignants, a accusé mercredi l'Italie d'avoir trop tardé à secourir des migrants en Méditerranée en 2013, lors d'un naufrage qui a coûté la vie à 200 personnes.

En 2020, 1.064 décès ont été enregistrés dans la zone centrale et occidentale de la Méditerranée, selon l'ONU.

Face à ce drame, "la priorité absolue est d'offrir des alternatives sûres et viables à ces dangereux périples caractérisés par les abus et la mort", souligne le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Désireuse de renforcer la protection des réfugiés en route vers la Méditerranée dans les pays africains, l'agence lance un appel d'un peu plus de 100 millions de dollars (82.500 euros).

Le HCR se dit "profondément préoccupé" par l'escalade des conflits et l'ampleur des déplacements au Sahel, par les nouveaux mouvements de population dans l'Est et la Corne de l'Afrique, et par l'augmentation des arrivées par mer dans les îles Canaries.

La violence au Sahel a déjà forcé à ce jour environ 2,9 millions de personnes à fuir, selon le HCR.

En l'absence de perspectives de paix et de stabilité dans la région, "il est fort probable" que d'autres mouvements de population se produiront de nouveau et que beaucoup continuent à tenter la périlleuse traversée maritime vers l'Europe, s'inquiète l'organisation.

- Pandémie-

En outre, la pandémie de Covid-19 n'a pas mis un frein aux envies de départ des migrants, selon l'envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée centrale, Vincent Cochetel.

Au contraire: l'impact socio-économique du Covid a poussé un plus grand nombre de personnes à tenter la traversée de la Méditerranée, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Quelques 70.650 personnes sont partis en 2020 de Libye (+58%), Tunisie (+310%) et Algérie (+209%), soit globalement 141% de plus que l'année précédente, selon le HCR.

Avant de tenter la traversée, nombreux sont ceux qui fuient vers d'autres pays sur le continent africain.

"Beaucoup de ces personnes fuient les violences et la persécution et ont des besoins immenses et urgents en matière de protection. Il est essentiel qu'un soutien vital ainsi que des services de protection leur soient assurés dans les pays vers lesquels elles ont fui initialement", a indiqué M. Cochetel.

"Nous recevons des témoignages poignants des brutalités et des abus dont sont victimes les réfugiés et les migrants sur les routes qui mènent à la Méditerranée. Beaucoup sont la proie de trafiquants et de passeurs et sont maltraités, extorqués, violés, et parfois tués ou laissés pour morts", a-t-il souligné.

L'appel de fonds lancé par le HCR découle du plan d'action stratégique pour 2021 lancé par l'organisation, qui vise à accroître l'accès, l'identification et l'assistance aux réfugiés le long de leurs itinéraires, ainsi qu'à améliorer l'accès à l'éducation et aux moyens de subsistance dans les pays d'asile.

"Il est, pour nous, presque trop tard pour intervenir lorsque les gens arrivent en Libye ou dans le Sahara occidental. Il faut investir (...) tout au long du parcours, et pas seulement dans les Etats côtiers", a relevé l'envoyé du HCR.

Afin de limiter le recours aux dangereux périples terrestres et maritimes, le HCR appelle par ailleurs les Etats à favoriser les voies d'accès sûres et légales pour les réfugiés, y compris par le biais du regroupement familial.

"Nous devons développer les capacités d'asile dans plusieurs pays, y compris en Afrique du Nord, où le cadre juridique pour les réfugiés reste inexistant", a insisté M. Cochetel.

Somalie: l'ONU appelle à un consensus rapide pour organiser les élections

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed arrive pour la cérémonie de prestation de serment de Cyril Ramaphosa à Pretoria, en Afrique du Sud, le 25 mai 2019.

Ce pays de la Corne de l'Afrique devait initialement organiser des élections législative et présidentielle avant le 8 février, mais le processus s'est embourbé dans les désaccords entre le gouvernement fédéral de Mogadiscio, soutenu par la communauté internationale, et les États régionaux somaliens.

Respecter cette date butoir est désormais "irréaliste", a reconnu M. Swan, étant donné les nombreux retards qui s'accumulent.

L'enjeu est selon lui de trouver un consensus pour éviter de déstabiliser ce pays déjà fragilisé par les violences entre clans et l'insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

"La crainte, c'est que dépasser la date du 8 février sans accord clair nous emmène dans une situation imprévisible", a déclaré M. Swan lors d'une conférence de presse en ligne depuis Mogadiscio.

"Nous cherchons vraiment à (...) encourager les dirigeants somaliens à exploiter chaque occasion pour surmonter ces différends, et à prendre une décision dans les tout prochains jours afin de trouver des réponses, de trouver des solutions, bien avant le 8 février", a-t-il ajouté.

- "Climat de méfiance" -

La Somalie s'était initialement fixé l'objectif ambitieux de tenir ses premières élections entièrement démocratiques depuis 1969 en donnant une voix à chaque citoyen lors du scrutin. Selon le complexe système actuel, des délégués spéciaux élisent les parlementaires, qui votent ensuite pour le président.

Mais ce processus a patiné en raison de multiples désaccords politiques.

Mi-septembre, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé "Farmajo", cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio avaient finalement trouvé un accord. Celui-ci abandonnait la promesse dite du "un homme, une voix" mais prévoyait l'organisation d'élections indirectes, avec un système revisité, qui devaient se tenir avant la fin du mandat de Farmajo en février.

La communauté internationale appelle à respecter ce cadre et s'oppose à tout processus électoral parallèle ou alternatif, a fait savoir M. Swan.

"Il y a malheureusement un climat de méfiance entre de nombreux leaders politiques en Somalie", a-t-il déploré.

Mercredi, plusieurs candidats d'opposition ayant des ambitions présidentielles ont assuré ensemble vouloir trouver un accord politique pour organiser des élections avant le 8 février et ont demandé au gouvernement d'entamer des "négociations".

Selon eux, le pouvoir fédéral de Mogadiscio s'est jusqu'ici montré "incapable d'engager ou d'appeler à un dialogue national avec les différentes parties prenantes pour atteindre un compromis". Ils ont aussi mis en garde le gouvernement contre toute tentation d'organiser des élections partielles.

Les Nations Unies avaient qualifié "de réalisation historique" l'introduction annoncée d'un système électoral universel en Somalie, après des décennies de guerre et d'instabilité.

Mais les observateurs avaient jugé cette réforme improbable en raison des tensions politiques, des aspects techniques et des enjeux de sécurité liés aux insurgés islamistes shebab.

Le fragile gouvernement fédéral contrôle seulement une partie du territoire somalien, malgré le soutien de la force de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).

Davos : Poutine se dit "prêt" à de meilleures relations avec les Européens

Le président russe Vladimir Poutine dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 10 décembre 2020.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi, lors d'un discours vidéo au forum de Davos, à de meilleures relations entre Moscou et l'Union européenne, ajoutant que son pays était "prêt" à revenir à un "agenda positif".

S'adressant au Forum économique mondial pour la première fois depuis 2009, M. Poutine a affiché un ton conciliant, soulignant que l'Europe et la Russie partagaient une histoire commune.

"Bien entendu, l'Europe occidentale et la Russie devraient être ensemble. La situation actuelle n'est pas normale", a indiqué le président russe, alors que Moscou et l'UE traversent une période de crise profonde dans leurs relations avec notamment les désaccords sur l'Ukraine, la Syrie et des accusations d'ingérence et d'espionnage.

"Si nous pouvons surmonter les problèmes du passé, alors une phase positive dans nos relations nous attend", a poursuivi M. Poutine.

"Nous sommes prêts à cela, nous le voulons", a-t-il lancé, sans pour autant préciser comment Moscou et l'UE pourraient améliorer leurs relations.

Ces déclarations interviennent après des manifestations anti-pouvoir dans toute la Russie, le 23 janvier, pour dénoncer l'arrestation de l'opposant Alexeï Navalny arrêté à son retour à Moscou après des mois de convalescence en Allemagne pour un empoisonnement présumé.

L'arrestation de M. Navalny a été condamnée par les capitales européennes qui appellent à sa libération immédiate.

L'équipe de l'opposant russe a demandé, elle, l'adoption de nouvelles sanctions européennes à l'encontre de proches de Vladimir Poutine.

Mercredi, la diplomatie russe a pour sa part soutenu que les accusations européennes dans l'affaire Navalny avaient "mis en doute la possibilité de construire une interaction supplémentaire avec l'Union européenne".

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a précisé que la réaction de l'UE dans ce dossier constituait "l'apogée d'initiatives hostiles".

La Russie est déjà sanctionnée par les Occidentaux notamment pour l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Iran: nouveau survol d'un bombardier américain dans le Golfe

Un B-52 Statofortress de l'armée de l'air américaine effectue un survol du Capital One Field avant un match de football universitaire de la NCAA entre le Maryland et le Michigan, le samedi 2 novembre 2019, à College Park, au Maryland.

Un bombardier américain B-52 a survolé mercredi la région du Golfe, dans la troisième démonstration de force dirigée vers les adversaires des Etats-Unis, notamment l'Iran, depuis le début de l'année.

Le bombardier lourd dit "Stratofortress", qui peut transporter des armes nucléaires, a décollé de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane (sud des Etats-Unis), et volé en formation avec des chasseurs F-15 de l'armée de l'air saoudienne, a indiqué dans un communiqué le commandement central de l'armée américaine (Centcom).

Cette mission était destinée à "démontrer la capacité de l'armée américaine à déployer des forces aériennes partout dans le monde pour dissuader de toute éventuelle attaque et montrer l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité de la région", a souligné Centcom.

C'est le troisième survol de la région par des B-52 depuis le début de l'année mais le premier depuis l'arrivéeà la Maison Blanche du président Joe Biden, qui n'apparait pas vouloir changer de stratégie militaire au Proche-Orient mais a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire avec Téhéran.

Même si l'armée américaine a réduit sa présence militaire en Irak et Afghanistan sous la direction de l'ex-président Donald Trump, portant le contingent à 2.500 militaires dans chaque pays, le Pentagone a fortement renforcé sa posture autour de l'Irak pour dissuader l'Iran d'y attaquer ses troupes.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit, mais ils restent positionnés pour répondre à toute éventualité partout dans le monde et déterminés à le faire", a ajouté le commandement militaire américain.

Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

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