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Coronavirus

Maurice rouvre ses frontières aux voyageurs internationaux

L'entrée de l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam à Maurice le 1er octobre 2021.

L'île Maurice a rouvert complètement vendredi ses frontières aux voyageurs internationaux, espérant relancer son secteur vital du tourisme durement touché par des mois d'isolement en raison de la pandémie de Covid-19.

Sur l'île, la nouvelle est accueillie avec un mélange d'optimisme, de soulagement et de prudence.

"Cette réouverture est inévitable car 100.000 familles dépendent du tourisme pour vivre", a déclaré le Premier ministre adjoint Steven Obeegadoo, lors d'une conférence de presse jeudi.

Affirmant que le pays était "bien préparé", il a précisé que 68% des 1,3 million d'habitants sont pleinement vaccinés et que 89% de la population a déjà reçu au moins une dose. Des taux parmi les plus élevés au monde.

En juillet, cette destination de vacances paradisiaque, connue pour ses plages et ses eaux turquoises, avait rouvert partiellement ses frontières pour la première fois depuis début 2020.

Les touristes, obligatoirement vaccinés, devaient toutefois séjourner dans des "bulles de villégiature" pendant 14 jours avant d'être autorisés à s'aventurer plus loin, sous réserve d'un test négatif.

Vendredi, de premiers avions en provenance de Dubaï, de Paris ou de Londres ont atterri à Maurice.

Le mois dernier, l'île a été ajoutée à la liste des pays où l'on "peut voyager" par la Grande-Bretagne, mais les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) des Etats-Unis conseillent toujours aux voyageurs d'"éviter" le pays.

Selon le site du Centre de prévention et de contrôle des maladies de l'Union africaine (Africa CDC), Maurice avait enregistré 13.685 cas au 26 septembre, et la moyenne hebdomadaire de contaminations a nettement chuté depuis un pic en août.

Le pays a recensé plusieurs dizaines de décès, même si le chiffre exact n'est pas clairement établi.

Sheila Figaro, qui fabrique des poupées traditionnelles, est soulagée en ce 1er octobre. "Sans les touristes, nous ne sommes rien. Vivement le retour du travail, qu'on puisse recommencer à gagner notre vie comme avant le Covid-19", anticipe cette femme de 49 ans.

Jean-Alain Fanchette, skipper de 51 ans, se dit heureux de reprendre ses croisières. "On pourra nourrir nos familles", se réjouit-il, tout en s'interrogeant: "Aura-t-on vraiment des clients? Puis, comment observer le protocole à bord, comme la distanciation physique? Ce sera vraiment difficile."

Pour François Eynaud, directeur des hôtels haut de gamme Sun Resorts, la reprise prendra du temps. Mais "nous devons réussir cette réouverture après 18 mois de fermeture", affirme-t-il: "Nous ne pouvons pas la rater".

Mercredi, le gouvernement a annoncé avoir injecté 280 millions de dollars dans la compagnie aérienne nationale Air Mauritius, en difficulté en raison de la pandémie.

Avant l'arrivée du coronavirus en mars 2020, le secteur du tourisme représentait 24% du PIB et employait un quart de la population active.

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Le Burundi débute la vaccination anti Covid sur la base du volontariat

Le Burundi lance une campagne de vaccination contre le virus Ebola pour les agents de santé et de première ligne (Photo : Organisation mondiale de la Santé)

"Si vous avez des conséquences néfastes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement ", a réaffirmé le Premier ministre burundais, le général Alain-Guillaume Bunyoni dimanche, à la veille du début de la campagne de vaccination qui, vraisemblablement suscite très peu d'engouement.

Seule une poignée de Burundais a reçu une dose de vaccin contre le Covid-19 depuis le lancement cette semaine de la campagne de vaccination, l'une des plus tardives au monde.

"Nous avons débuté la vaccination lundi après-midi avec seulement quelque 25 volontaires a expliqué un médecin qui a requis l'anonymat. Après des mois de déni de l'épidémie, les autorités burundaises ont finalement accepté de recevoir mi-octobre 500.000 doses du vaccin Sinopharm, offertes par la Chine.

Visiblement sceptiques, elles ont plusieurs fois prévenu qu'elles ne feraient pas de campagne de sensibilisation ni ne porteraient la responsabilité d'éventuels effets secondaires. "Si vous avez des conséquences néfastes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement ", a réaffirmé dimanche le Premier ministre, le général Alain-Guillaume Bunyoni.

Il ajoute que le vaccin contre le Covid a été découvert très vite, donc ceux qui l'ont inventé n'en connaissent pas encore les conséquences néfastes". Selon les données de l’OMS, le Burundi a enregistré 19.730 cas de Covid-19 pour 14 décès.

La vaccination se fera sur la base du volontariat.

Pour Agathon Rwasa, chef du principal parti d'opposition (le CNL), la vaccination doit s'accompagner d'un effort pour "intensifier la campagne de sensibilisation pour que chacun soit conscient que le danger (du Covid-19) est bel et bien là".

Dans la population, certains ne croient en effet pas aux vaccins, ni même au Covid-19.

"Dans notre pays, cette pandémie n'était pas grave. (...) Ici, on souffre de la grippe. Ce vaccin, c’est pour les blancs, on n'en a pas besoin chez nous", affirme ainsi Egide Nsabimana, cordonnier de 32 ans.

Mais pour Gracia Iteka, "c'est bien que le vaccin arrive". "C'était une maladie qui tuait beaucoup de personnes", affirme cette entrepreneure de 23 ans.

"Je suis prêt à prendre ce vaccin dès qu'il sera disponible au Burundi parce que dans d'autres pays, ils injectent déjà", rappelle Olivier Kivuto, mécanicien de 26 ans.

Dans le cadre d'un plan national de lutte contre la pandémie pour les six prochains mois, les autorités burundaises vont également introduire un pass sanitaire pour les personnes sortant de Bujumbura, principale ville du pays.

Maintenant, seuls deux pays au monde n'ont pas lancé de campagne de vaccination: l'Erythrée et la Corée du Nord, qui sont des Etats très fermés.

Bientôt, l'obligation vaccinale pour les fonctionnaires nigérians

Vaccination contre le COVD-19 à l'extérieur d'une mosquée dans la banlieue d'Abuja, au Nigeria, le 8 octobre 2021.

La mesure sera difficile à respecter: le Nigeria a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour plus de 200 millions d’habitants.

Au Nigeria, le gouvernement veut introduire une obligation de vaccination pour les fonctionnaires de l’Etat fédéral. Les autorités ont annoncé que les agents fédéraux non-vaccinés ne seront pas autorisés à entrer dans leurs bureaux à partir du 1er décembre.

L’obligation vaccinale concerne tous les agents exerçant dans les établissements et services publics, qu’ils soient au Nigeria ou dans les missions diplomatiques à l’étranger.

"A compter du 1er décembre 2021, tous les employés du gouvernement fédéral sans exception seront tenus de présenter une preuve de vaccination contre le Covid-19 ou de présenter un résultat de test PCR COVID-19 négatif effectué dans les 72 heures pour accéder à leurs bureaux", confirme Boss Mustapha, président de la Commission nationale sur le covid-19 et secrétaire général du gouvernement de la fédération​.

Deux Etats du Sud du Nigeria avaient déjà rendu la vaccination obligatoire pour accéder aux lieux publics et aux rassemblements, suscitant de vives réactions.

Portée devant les tribunaux, la décision avait été révoquée par une Haute Cour fédérale siégeant à Port Harcourt, la capitale de l’Etat de Rivers.

A Abuja, la capitale, la menace du gouvernement fédéral ne semble pas obtenir le soutien de certains fonctionnaires. La vaccination contre le Covid-19 reste un sujet qui divise à cause de nombreuses réticences observées.

Deji Adeyanju, du groupe des Nigérians concernés, menace d’aller en justice pour tenter d’empêcher le gouvernement d’imposer la vaccination aux travailleurs.

"C’est une violation des droits fondamentaux des gens. Comment pouvez vous dire que les personnes non vaccinées ne peuvent pas avoir accès à leurs lieux de travail? Jusqu’aujourd’hui, il n’y a aucune loi qui empêche les gens d’avoir accès à leurs lieux de travail, de prière ou même dans les marchés", scande l'activiste.

De l'avis des experts, cette mesure sera difficile à faire respecter dans un pays qui a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour une population de plus de 200 millions d’habitants.

A ce jour, environ 7 millions de personnes seulement ont reçu une première dose dans tout le pays et plus de 2 millions sont complètement vaccinées, selon l’Agence nationale de soins de santé primaires.

Le Nigeria a enregistré 219 mille infections et plus de 4000 décès depuis février 2020. Le gouvernement ambitionne de faire vacciner 70% de la population pour freiner efficacement la propagation du virus.

La fondation Gates investit 120 millions de dollars pour l'accès à la pilule anti-Covid

La pilule expérimentale pour le traitement du COVID-19 appelée molnupiravir, développée par Merck.

La fondation Bill et Melinda Gates a annoncé mercredi un investissement de jusqu'à 120 millions de dollars pour faciliter l'accès des pays pauvres à un traitement prometteur contre le Covid-19 sous forme de pilule.

Le laboratoire américain Merck a développé un médicament, le molnupiravir, qui réduit fortement les risques d'hospitalisation et de décès lorsqu'il est pris dans les premiers jours de l'infection.

Ce traitement par comprimés, donc facile à administrer, offre une alternative très attendue aux vaccins, notamment pour les pays connaissant des difficultés d'accès à ces derniers. Son autorisation est actuellement en cours d'évaluation par l'Agence américaine des médicaments (FDA).

L'argent investi par la fondation Gates sera notamment utilisé pour encourager la production de génériques du médicament par des entreprises, notamment indiennes, auxquelles Merck a d'ores et déjà accordé une licence.

Merck prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d'ici la fin de l'année. Mais une grande partie risque de revenir aux pays riches, comme cela a été le cas pour les vaccins.

"L'approvisionnement mondial (de vaccins) a été acheté par les pays riches", a déclaré à l'AFP Trevor Mundel, président de la division santé mondiale de la fondation. "Nous devons empêcher que cela arrive à nouveau."

Certains fabricants de génériques "ont dit pouvoir facilement produire 10 millions de traitements par mois, mais le problème est qu'ils ne le feront probablement pas avant de voir quelle est la demande et qui paiera", a-t-il expliqué. "C'est ce que nous voulons accélérer, nous ne voulons pas qu'ils attendent."

La fondation Gates a par ailleurs permis le développement d'une technique "plus simple et plus rentable" pour fabriquer ce médicament, qui a été partagée avec les fabricants de génériques.

Elle prévoit également d'investir une partie de l'argent dans des programmes de communication autour de l'utilisation de ce médicament, afin qu'il soit connu dans ces pays et qu'il y soit fait recours de façon appropriée.

Vers un nouveau départ pour l'industrie tunisienne du tourisme

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En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique

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