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Le match Allemagne-Pays-Bas annulé à Hanovre en raison d'une menace d'attentat


Le match de football Allemagne-Pays-Bas, présenté comme un "symbole de liberté" après les attaques de Paris, a été annulé mardi soir à Hanovre (nord de l'Allemagne) en raison d'une menace d'attentat, sans que la police n'ait découvert d'explosifs ni arrêté de suspects.

"Je demande à la population de faire confiance aux forces de sécurité, nous avions de bonnes raisons" pour décider d'annuler la rencontre, a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur allemand, Thomas de Maizière, refusant de préciser la nature de la menace.

Peu de temps avant, le chef de la police de Hanovre Volker Kuwe avait indiqué à la chaîne publique ARD disposer d'"indices sérieux selon lesquels un attentat à la bombe était prévu ce soir au stade", après avoir évoqué une "menace concrète" d'explosion auprès de la radio NDR. Le ministre régional de l'Intérieur de Basse-Saxe, Boris Pistorius, a de son côté précisé qu'il "n'y a pas eu d'interpellations" et qu'aucun explosif n'a été retrouvé aux abords du stade, démentant la prétendue découverte d'une ambulance bourrée d'explosifs évoquée par un journal local. La police restera néanmoins en alerte toute la nuit.

La chancelière Angela Merkel et ses principaux ministres devaient assister à la rencontre, censée débuter à 20H45 (19H45 GMT) et revêtir une dimension essentiellement symbolique, en hommage aux victimes des attaques de Paris qui ont fait au moins 129 morts et 350 blessés.

Elle n'était pas présente dans le stade au moment de l'alerte, en revanche les ministres de la Défense et des sports des Pays-Bas ont dû être évacués.

"Ils voulaient faire (du match) un message contre la peur et le terrorisme, c'est raté", commentait à l'extérieur du stade Philipp Beckermann, 38 ans, supporteur allemand venu de Dortmund (ouest) avec sa compagne Judith. Dans la journée, les télévisions avaient montré les joueurs allemands répétant l'hymne français, la Marseillaise, qu'ils devaient entonner en début de match dans le stade de 49.000 places cerné par une importante présence policière.

Les champions du monde, déjà traumatisés par leur rencontre de vendredi face aux Bleus, marquée par les explosions de trois kamikazes postés à proximité, sont "en sécurité", a annoncé en début de soirée le président par intérim de la Fédération allemande de football (DFB), Rainer Koch.

- L'Allemagne, pays 'croisé' -

Le sélectionneur Joachim Löw avait présenté la rencontre comme un "symbole de liberté, de démocratie et de solidarité avec nos amis français".

Plus tôt dans la journée, sept personnes avaient été interpellées en Allemagne près d'Aix-la-Chapelle (ouest) dans le cadre de la traque de Salah Abdeslam, recherché pour son rôle clé dans les attentats de Paris, avant d'être toutes libérées faute d'éléments à charge.

Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a néanmoins fait état d'un risque terroriste "élevé" en Allemagne après les attaques revendiquées par le groupe Etat islamique (EI) contre la France, et a indiqué que la police recevait de nombreuses informations de la part de la population. Dans son court message de revendication, l'EI avait dit avoir ciblé deux pays "croisés" en s'attaquant à la rencontre amicale France-Allemagne.

AFP

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