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Maldives: la découverte d'une bombe relance les tensions

Photo d'archives: Le président des Maldives Abdullah Yameen, au centre, est accueilli à l'aéroport de Tribhuwan à l'occasion du sommet de l'Association sud-asiatique pour la coopération régionale à Katmandou, au Népal, le 25 novembre 2014.

La découverte d'une bombe artisanale a relancé les tensions lundi à Malé, la capitale des Maldives.

Cela survient quelques semaines après une explosion à bord du yacht du président Abdulla Yameen.

L'engin, équipé d'un dispositif de commande à distance et découvert près du palais présidentiel, a pu être rapidement neutralisé après évacuation des passants et des riverains, ont indiqué les autorités.

Une atmosphère de panique s'est emparée de la petite capitale, où la police a bloqué les rues étroites et où l'armée a renforcé sa présence.

Le ministère des Affaires étrangères s'est employé à calmer la situation en diffusant sur twitter un message affirmant que "l'état d'urgence N'EST PAS déclaré aux Maldives".

Aucune revendication n'a été rendue publique après la découverte de cette bombe.

En septembre le yacht présidentiel avait été touché par une explosion. Le président, qui se trouvait à bord, était sorti indemne, mais son épouse et deux autres personnes avaient été blessées.

Le vice-président, Ahmed Adeeb, accusé d'être impliqué dans une tentative d'assassinat du président, a été arrêté en octobre.

Le ministre de la Défense et le chef de la police ont également été limogés après l'explosion sur le yacht.

Les Maldives font face à d'importantes critiques internationales depuis la condamnation en mars à 13 ans de prison de l'ancien chef de l'Etat Mohamed Nasheed au terme d'un procès expéditif inéquitable, selon l'ONU.

Cette peine, liée à l'arrestation en 2012 d'un magistrat soupçonné de corruption, avait été commuée en assignation à résidence en juillet mais l'ancien président a à nouveau été incarcéré en août.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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