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Malawi: le sortant Mutharika mène d'une courte tête la course à la présidentielle

Les électeurs s'acquittent de leur devoir citoyen dans un bureau de vote à Mzuzu, au Malawi, lors des élections générales du 21 mai 2019.

Le chef de l'Etat sortant du Malawi Peter Mutharika a pris de l'avance sur le chef de l'opposition Lazarus Chakwera dans la course à l'élection présidentielle, selon de nouveaux résultats partiels publiés jeudi, mais leur duel s'annonce serré jusqu'au bout.

Après dépouillement de trois-quarts des bureaux de vote, M. Mutharika était crédité de 40,49% des suffrages, devant M. Chakwera avec 35,44% des voix, a annoncé la Commission électorale (MEC) à la mi-journée.

La majorité des bureaux déjà recensés sont situés dans le sud du pays, traditionnellement favorable au président Mutharika, ont toutefois relevé les analystes politiques, suggérant que le sort du scrutin n'était pas encore scellé.

Mercredi soir, son rival Chakwera, à la tête du parti du Congrès du Malawi (MCP) de l'ancien dictateur Hastings Banda (1964-1994), avait affirmé être "très largement en tête", selon des chiffres compilés par son propre état-major.

Il avait également mis en garde le pouvoir contre toute velléité de vouloir truquer les résultats de l'élection.

"Vous qui êtes au pouvoir, je vous connais, vous êtes en train d'essayer de truquer ces élections", avait-il lancé, "je défendrai la Constitution de ce pays avec mon sang s'il le faut".

A la tête du Parti démocratique progressiste (DPP), M. Mutharika, 78 ans, a fait campagne en louant son action au pouvoir pour améliorer les infrastructures du pays, notamment les routes.

Mais sa présidence a été marquée par un fort mécontentement populaire, alimenté des pénuries de nourriture et des coupures d'électricité et par un scandale de pots-de-vin à la suite de l'attribution d'un contrat de millions de dollars à la police.

- Tensions -

Son bilan économique est mitigé : la croissance a baissé de 5,7% à 4% depuis 2014 mais le taux d'inflation a reculé de 23 à 9%, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Le chef de l'opposition Lazarus Chakwera a dénoncé pour sa part les affaires de corruption qui ont terni le mandat de M. Muthurika et appelé au changement.

Déjà battu par M. Muthurika en 2014, il bénéficie cette fois du soutien de poids de l'ex-président Joyce banda (2012-2014) et espère bien prendre sa revanche.

Loin derrière ce duo de tête, le vice-président en rupture de ban Saulos Chilima était crédité jeudi de 18% des suffrages, selon les résultats partiels officiels.

Le taux de participation des quelque 6,8 millions d'électeurs enregistrés n'était pas encore connu.

Malgré les accusations du chef de l'opposition, la société civile malawite et les observateurs internationaux se sont jusque-là déclarés satisfaits du déroulement des opérations électorales.

Ceux de l'Union européenne (UE) ont salué jeudi un scrutin "bien organisé, inclusif, transparent et équitable". Ils ont toutefois regretté les tensions apparues pendant la campagne à cause "de nombreuses allégations de fraude".

De nombreux incidents avaient émaillé les opérations lors des élections générales précédentes en 2014.

Avant-même la publication des premiers résultats partiels, analystes et commentateurs politiques ont dit redouter des tensions à l'approche de la proclamation des résultats.

"L'élection s'annonce très serrée, le gagnant va l'emporter sans majorité absolue", a souligné le Dr Nandin Patel, professeur de sciences politiques à l'université catholique de Blantyre. "En termes de crédibilité, l'élection de 2019 se présente comme un nouveau défi pour le Malawi".

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Le bois précieux à l'origine d'un scandale va être vendu aux enchères

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

Cent-vingt-cinq conteneurs de kevazingo, un bois précieux très prisé en Asie, dont la saisie fin février au Gabon avait créé un scandale politique, vont être vendus aux enchères, a annoncé le ministre de l'Environnement.

Les autorités gabonaises ont transféré dimanche vers un parc à bois 125 des 353 conteneurs de kevazingo qui avait été saisis au port d'Owendo à Libreville, selon un communiqué du gouvernement publié dimanche soir.

Sous l'autorité du ministre de la forêt et de l'environnement, Lee White, ces 1.500 m3 de bois vont être "revalorisé puis vendus au bénéfice de l'Etat", ce qui pourrait rapporter 45 milliards de francs CFA (environ 40,6 millions d'euros) à l'Etat gabonais, selon le ministère.

En transférant le kevazingo du port au parc à bois, les autorités ont "pour objectif de convertir ce bois illégal en bois légal autorisé à la vente", a expliqué le ministre dans un communiqué.

La coupe de kevazingo est en effet interdite. La découverte de ces conteneurs de bois illégaux fin février, puis leur disparition quelques semaines plus tard, avaient mis à jour la complicité de plusieurs hauts responsables politiques et mené aux limogeages du vice-président du pays et du ministre des Eaux et forêts.

Après ce scandale, le président Ali Bongo Ondimba avait procédé à un remaniement ministériel, nommant notamment M. White, un Britannique naturalisé gabonais réputé pour être un écologiste intransigeant, à la tête du ministère des Forêts.

Le kévazingo est un bois rare d'Afrique centrale, considéré comme sacré par certaines communautés locales et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe.

Représentant 60% du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l'un des piliers historiques de l'économie du Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

L'OMS appelle à la solidarité régionale dans la lutte contre Ebola

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, lors de la 72ème Assemblée mondiale de la santé à Genève, en Suisse, le 20 mai 2019.

L'appel concerne les neuf pays voisins de la République démocratique du Congo et a été lancé lundi à Brazzaville par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS, lors de la 69e Session du comité régional de l'organisation onusienne pour l'Afrique.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à Brazzaville les partenaires des Nations unies, principalement les neuf pays frontaliers de la République démocratique du Congo (RDC) à faire "preuve de solidarité" dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays.

"Le moment est venu pour que tous les partenaires, notamment les neuf pays voisins de la RDC, fassent preuve de solidarité pour barrer la route à la propagation d'Ebola", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS.

"La stratégie régionale de surveillance et de riposte de la maladie est si importante. Elle (...) peut combler toutes les lacunes constatées", a-t-il estimé.

"Ebola est une urgence de santé qui est complexe", en RDC où les agents de santé font parfois face à l'insécurité dans les zones touchées puis au manque de confiance de certaines communautés, a-t-il souligné.

Le Dr Ghebreyessus prenait part lundi à Brazzaville à la 69e Session du comité régional de l'OMS pour l'Afrique, qui sera marquée par l'élection du nouveau directeur de l'OMS/Afrique, qui a son siège dans la capitale congolaise.

Au moins 400 participants, dont 47 ministres de la Santé du continent, prennent part à cette session, dont les assises ont été inaugurées par le président congolais Denis Sassou Nguesso.

"Ebola est une maladie évitable et traitable. Nous avons un vaccin qui est à plus de 97% efficace et des médicaments qui le sont à plus de 90%", a affirmé le directeur général de l'OMS.

Par ailleurs, une équipe japonaise spécialisée dans la réponse aux urgences concernant les maladies infectieuses sera déployée à partir de vendredi.

Elle doit permettre le renforcement de la quarantaine et la participations à d'autres activités pertinentes en vue de prévenir la propagation de l'épidémie, a annoncé l'ambassade du Japon en RDC.

En juillet, le comité d'urgence de l'OMS avait élevé la dixième épidémie d'Ebola en RDC au rang d'une urgence de santé publique de portée internationale.

Cette épidémie a déjà tué plus de 1.934 personnes en RDC où elle sévit dans la partie orientale, frontalière de l'Ouganda, du Rwanda ou encore du Burundi.

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