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Méditerranée: des dizaines de migrants épuisés débarquent à Malte et Lampedusa

Le pont et le pont du navire de sauvetage Aquarius en pleine mer, à environ 46 km au sud de Lampedusa, le 26 juin 2018.

La marine italienne a secouru une centaine de migrants sur un canot en détresse jeudi matin, tandis que 178 personnes épuisées ont débarqué dans la nuit ou la matinée sur l'île italienne de Lampedusa et à Malte.

Le canot en détresse avait été repéré mercredi par le Moonbird, l'avion de reconnaissance de l'ONG allemande Sea-Watch, et ses occupants étaient en contact via un téléphone satellitaire avec le numéro d'urgence géré par l'association Watch the Med.

Le canot surchargé était instable et les conditions météo étaient en train de se détériorer, a rapporté la marine pour expliquer que son patrouilleur Cigala Fulgosi soit intervenu à 90 milles nautiques au nord de la Libye, dans la zone dépendant officiellement des garde-côtes libyens.

Mercredi soir, la marine maltaise a pour sa part secouru 75 migrants qui étaient accrochés à une cage à thon en pleine mer.

"Les réfugiés et migrants secourus étaient épuisés, affamés et extrêmement soulagés de toucher la terre ferme après trois jours en mer", a annoncé le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Des représentants ont pu leur parler à leur arrivée jeudi matin à La Valette.

Parallèlement, le HCR a annoncé que deux embarcations avec 46 et 57 migrants étaient arrivées dans la nuit à Lampedusa, l'île italienne la plus proche des côtes libyennes.

"Très éprouvés et frigorifiés", ils étaient eux aussi partis de Libye "il y a au moins trois jours" et ont été repérés par des pêcheurs, a précisé le HCR sur les réseaux sociaux.

La majorité des navires militaires qui ont patrouillé au large de la Libye ces dernières années se sont retirés et les navires humanitaires font face à des blocages judiciaires et administratifs.

Le Cigala Fulgosi se trouve dans la zone des secours dans le cadre de l'opération italienne Mare Sicuro, qui vise à garantir la sécurité des plate-formes pétrolières, des pêcheurs et du Capri, un navire militaire italien posté dans le port de Tripoli pour fournir un soutien logistique aux garde-côtes libyens.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a répété que les ports italiens étaient fermés "pour les clandestins". Début mai, des migrants secourus dans les mêmes conditions par le Cigala Fulgosi avaient pourtant pu débarquer rapidement dans le port militaire d'Augusta (Sicile).

Plusieurs ONG et politiques ont dénoncé le fait que la marine italienne ait attendu près de 24 heures entre la première signalisation du canot et l'intervention du patrouilleur jeudi.

Sea-Watch a aussi rendu publiques jeudi des images tournées le 23 mai depuis le Moonbird. On y voit des dizaines de migrants à bord d'un canot qui se dégonfle au fil des heures, jusqu'à ce que plusieurs migrants se retrouvent à l'eau.

Sur les images, on voit au moins une personne disparaître dans les flots.

Selon Sea-Watch, un navire militaire italien se trouvait à une trentaine de milles nautiques mais a seulement envoyé un hélicoptère surveiller la situation le temps qu'une vedette libyenne arrive pour récupérer les survivants.

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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