Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Coronavirus

Londres dévoile ses nouvelles règles pour les voyages internationaux

Des passagers de vols internationaux arrivent à l'aéroport de Heathrow, Londres, Grande-Bretagne, 29 juillet 2020.

Le gouvernement élabore un système tricolore pour classer les pays selon le degré d'avancement de leur vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants inquiétants.

Encouragé par l'amélioration de la situation sanitaire au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson dévoile lundi sa stratégie pour entrouvrir les frontières et répondre à la pression pour autoriser les Britanniques à partir au soleil après un long hiver confiné.

Débordés au début de l'année, les hôpitaux britanniques ont vu le nombre de patients atteints de la maladie Covid-19 chuter au fil des semaines de confinement et des progrès de la vaccination, sur laquelle le pays le plus endeuillé d'Europe (près de 127.000 morts) fonde tous ses espoirs.

Alors que se profile la semaine prochaine une étape majeure du déconfinement en Angleterre avec la réouverture des commerces non essentiels tels les coiffeurs et des terrasses des restaurants, le gouvernement conservateur veut garder une approche prudente. Il se base sur un dépistage de masse proposé à toute la population, un projet controversé de passeport sanitaire mais aussi sur des contrôles stricts à la frontière.

Les voyages à l'étranger sont interdits en l'état au moins jusqu'au 17 mai, sauf raisons essentielles, et les autorités craignent d'importer des variants du coronavirus susceptibles de résister aux vaccins dont une première dose a déjà été injectée à la quasi totalité des plus de 50 ans.

Malgré les appels à profiter du "Great British summer" en restant en vacances au Royaume-Uni, nombre de Britanniques, notamment les vaccinés, souhaitent désormais être autorisés à se rendre, comme ils le font en masse tous les étés, sur les plages de la Méditerranée.

Après avoir réuni ses ministres, Boris Johnson doit tenir une conférence de presse dans l'après-midi. Il présentera un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d'avancement de leur vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants inquiétants.

Passeport "discriminatoire"

Les destinations vertes seront exemptes de quarantaine au retour - un test avant le départ et après l'arrivée sera toutefois requis -, contrairement aux pays orange et rouge.

Actuellement, tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni doivent effectuer une quarantaine de dix jours chez eux, ou, pour les pays à risque, à l'hôtel à leurs frais. Les frontières sont fermées pour les non-résidents en provenance d'un pays sur la liste rouge.

Downing Street a toutefois indiqué qu'il était encore prématuré d'établir une liste de pays, et continue de déconseiller les réservations à l'étranger.

Dans le Times, l'association des tour-opérateurs s'est inquiétée de devoir encore attendre un mois avant de savoir comment seraient classés les pays: "Cela rend très difficile de mettre en place nos programmes. Cela ne se fait pas du jour au lendemain".

Les professionnels s'inquiètent également d'une liste évoluant en permanence, potentiellement au milieu de séjours comme lorsqu'une quarantaine avait été imposée l'été dernier aux retours d'Espagne où se trouvaient des milliers de touristes.

Pour garder le contrôle sur le virus, le gouvernement prévoit aussi de tester un système de passeport sanitaire pour les rassemblements de masse en Angleterre, comme les matchs de football et les événements en salle.

Ce certificat indiquerait qu'une personne a été vaccinée, qu'elle est négative au coronavirus ou qu'elle dispose d'anticorps. Il ne sera pas exigé dans les transports publics et les commerces non essentiels, dont la réouverture est prévue le 12 avril en même temps que les terrasses des pubs.

Plusieurs essais pilotes seront lancés dès la mi-avril, notamment pour la finale de la Coupe d'Angleterre de football au stade de Wembley, qui accueillera également le 11 juillet la finale de l'Euro de football.

Mais ce projet de passeport sanitaire fait aussi grincer des dents, et il a été accueilli avec hostilité par plus de 70 députés britanniques de tout l'échiquier politique, qui l'ont jugé "discriminatoire" - de quoi potentiellement le recaler en cas de vote au Parlement.

Une responsable de l'opposition travailliste, Rachel Reeves, a indiqué lundi avoir "beaucoup de réserves" sur le dispositif, estimant que la priorité devait être la vaccination.

Mesure supplémentaire pour faciliter la réouverture de la société et "briser les chaînes de transmission", les habitants de l'Angleterre pourront dès vendredi accéder à deux tests de dépistage rapides par semaine.

Toutes les actualités

Le Burundi débute la vaccination anti Covid sur la base du volontariat

Le Burundi lance une campagne de vaccination contre le virus Ebola pour les agents de santé et de première ligne (Photo : Organisation mondiale de la Santé)

"Si vous avez des conséquences néfastes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement ", a réaffirmé le Premier ministre burundais, le général Alain-Guillaume Bunyoni dimanche, à la veille du début de la campagne de vaccination qui, vraisemblablement suscite très peu d'engouement.

Seule une poignée de Burundais a reçu une dose de vaccin contre le Covid-19 depuis le lancement cette semaine de la campagne de vaccination, l'une des plus tardives au monde.

"Nous avons débuté la vaccination lundi après-midi avec seulement quelque 25 volontaires a expliqué un médecin qui a requis l'anonymat. Après des mois de déni de l'épidémie, les autorités burundaises ont finalement accepté de recevoir mi-octobre 500.000 doses du vaccin Sinopharm, offertes par la Chine.

Visiblement sceptiques, elles ont plusieurs fois prévenu qu'elles ne feraient pas de campagne de sensibilisation ni ne porteraient la responsabilité d'éventuels effets secondaires. "Si vous avez des conséquences néfastes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement ", a réaffirmé dimanche le Premier ministre, le général Alain-Guillaume Bunyoni.

Il ajoute que le vaccin contre le Covid a été découvert très vite, donc ceux qui l'ont inventé n'en connaissent pas encore les conséquences néfastes". Selon les données de l’OMS, le Burundi a enregistré 19.730 cas de Covid-19 pour 14 décès.

La vaccination se fera sur la base du volontariat.

Pour Agathon Rwasa, chef du principal parti d'opposition (le CNL), la vaccination doit s'accompagner d'un effort pour "intensifier la campagne de sensibilisation pour que chacun soit conscient que le danger (du Covid-19) est bel et bien là".

Dans la population, certains ne croient en effet pas aux vaccins, ni même au Covid-19.

"Dans notre pays, cette pandémie n'était pas grave. (...) Ici, on souffre de la grippe. Ce vaccin, c’est pour les blancs, on n'en a pas besoin chez nous", affirme ainsi Egide Nsabimana, cordonnier de 32 ans.

Mais pour Gracia Iteka, "c'est bien que le vaccin arrive". "C'était une maladie qui tuait beaucoup de personnes", affirme cette entrepreneure de 23 ans.

"Je suis prêt à prendre ce vaccin dès qu'il sera disponible au Burundi parce que dans d'autres pays, ils injectent déjà", rappelle Olivier Kivuto, mécanicien de 26 ans.

Dans le cadre d'un plan national de lutte contre la pandémie pour les six prochains mois, les autorités burundaises vont également introduire un pass sanitaire pour les personnes sortant de Bujumbura, principale ville du pays.

Maintenant, seuls deux pays au monde n'ont pas lancé de campagne de vaccination: l'Erythrée et la Corée du Nord, qui sont des Etats très fermés.

Bientôt, l'obligation vaccinale pour les fonctionnaires nigérians

Vaccination contre le COVD-19 à l'extérieur d'une mosquée dans la banlieue d'Abuja, au Nigeria, le 8 octobre 2021.

La mesure sera difficile à respecter: le Nigeria a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour plus de 200 millions d’habitants.

Au Nigeria, le gouvernement veut introduire une obligation de vaccination pour les fonctionnaires de l’Etat fédéral. Les autorités ont annoncé que les agents fédéraux non-vaccinés ne seront pas autorisés à entrer dans leurs bureaux à partir du 1er décembre.

L’obligation vaccinale concerne tous les agents exerçant dans les établissements et services publics, qu’ils soient au Nigeria ou dans les missions diplomatiques à l’étranger.

"A compter du 1er décembre 2021, tous les employés du gouvernement fédéral sans exception seront tenus de présenter une preuve de vaccination contre le Covid-19 ou de présenter un résultat de test PCR COVID-19 négatif effectué dans les 72 heures pour accéder à leurs bureaux", confirme Boss Mustapha, président de la Commission nationale sur le covid-19 et secrétaire général du gouvernement de la fédération​.

Deux Etats du Sud du Nigeria avaient déjà rendu la vaccination obligatoire pour accéder aux lieux publics et aux rassemblements, suscitant de vives réactions.

Portée devant les tribunaux, la décision avait été révoquée par une Haute Cour fédérale siégeant à Port Harcourt, la capitale de l’Etat de Rivers.

A Abuja, la capitale, la menace du gouvernement fédéral ne semble pas obtenir le soutien de certains fonctionnaires. La vaccination contre le Covid-19 reste un sujet qui divise à cause de nombreuses réticences observées.

Deji Adeyanju, du groupe des Nigérians concernés, menace d’aller en justice pour tenter d’empêcher le gouvernement d’imposer la vaccination aux travailleurs.

"C’est une violation des droits fondamentaux des gens. Comment pouvez vous dire que les personnes non vaccinées ne peuvent pas avoir accès à leurs lieux de travail? Jusqu’aujourd’hui, il n’y a aucune loi qui empêche les gens d’avoir accès à leurs lieux de travail, de prière ou même dans les marchés", scande l'activiste.

De l'avis des experts, cette mesure sera difficile à faire respecter dans un pays qui a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour une population de plus de 200 millions d’habitants.

A ce jour, environ 7 millions de personnes seulement ont reçu une première dose dans tout le pays et plus de 2 millions sont complètement vaccinées, selon l’Agence nationale de soins de santé primaires.

Le Nigeria a enregistré 219 mille infections et plus de 4000 décès depuis février 2020. Le gouvernement ambitionne de faire vacciner 70% de la population pour freiner efficacement la propagation du virus.

La fondation Gates investit 120 millions de dollars pour l'accès à la pilule anti-Covid

La pilule expérimentale pour le traitement du COVID-19 appelée molnupiravir, développée par Merck.

La fondation Bill et Melinda Gates a annoncé mercredi un investissement de jusqu'à 120 millions de dollars pour faciliter l'accès des pays pauvres à un traitement prometteur contre le Covid-19 sous forme de pilule.

Le laboratoire américain Merck a développé un médicament, le molnupiravir, qui réduit fortement les risques d'hospitalisation et de décès lorsqu'il est pris dans les premiers jours de l'infection.

Ce traitement par comprimés, donc facile à administrer, offre une alternative très attendue aux vaccins, notamment pour les pays connaissant des difficultés d'accès à ces derniers. Son autorisation est actuellement en cours d'évaluation par l'Agence américaine des médicaments (FDA).

L'argent investi par la fondation Gates sera notamment utilisé pour encourager la production de génériques du médicament par des entreprises, notamment indiennes, auxquelles Merck a d'ores et déjà accordé une licence.

Merck prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d'ici la fin de l'année. Mais une grande partie risque de revenir aux pays riches, comme cela a été le cas pour les vaccins.

"L'approvisionnement mondial (de vaccins) a été acheté par les pays riches", a déclaré à l'AFP Trevor Mundel, président de la division santé mondiale de la fondation. "Nous devons empêcher que cela arrive à nouveau."

Certains fabricants de génériques "ont dit pouvoir facilement produire 10 millions de traitements par mois, mais le problème est qu'ils ne le feront probablement pas avant de voir quelle est la demande et qui paiera", a-t-il expliqué. "C'est ce que nous voulons accélérer, nous ne voulons pas qu'ils attendent."

La fondation Gates a par ailleurs permis le développement d'une technique "plus simple et plus rentable" pour fabriquer ce médicament, qui a été partagée avec les fabricants de génériques.

Elle prévoit également d'investir une partie de l'argent dans des programmes de communication autour de l'utilisation de ce médicament, afin qu'il soit connu dans ces pays et qu'il y soit fait recours de façon appropriée.

Vers un nouveau départ pour l'industrie tunisienne du tourisme

Vers un nouveau départ pour l'industrie tunisienne du tourisme
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:06 0:00

En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique

En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG