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RDC

Manifestations à Kinshasa contre un projet de loi qui pourrait réduire l'indépendance de la justice

Les avocats quittent la prison de Makala à Kinshasa à la fin du procès en appel des assassins du militant Floribert Chebeya, le 27 novembre 2012, devant un tribunal militaire. (Photo: Junior D. Kannah / AFP)

Des manifestants ont bloqué mercredi certaines rues de Kinshasa dans l'espoir d'interdire l'accès au Palais du peuple, le bâtiment qui abrite l'Assemblée nationale, où un projet de réforme judiciaire controversé devait être examiné.

Introduits par le député Aubin Minaku, qui a dirigé l’assemblée de 2012 à 2019, trois projets de loi devraient placer les procureurs sous l'autorité directe du ministère de la justice, alors qu'ils sont actuellement considérés comme des agents du tribunal. Juriste de formation, M. Minaku, 55 ans, est un élu du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti fondé par l’ancien président Joseph Kabila.

Le PPRD bénéficie de l’appui du Parti lumumbiste unifié (Palu), dont l’un des élus, Gary Sakata, est co-sponsor des textes proposés.

Mais le parti du président Félix Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déclaré par l'intermédiaire d'un porte-parole que le projet de réforme viole les principes de la séparation des pouvoirs et de l'État de droit. " Cela va à l’encontre de ce qui est prévu dans la constitution", a déclaré Simon Kalenga, un porte-parole, cité par Radio Okapi.

Ces propositions font suite à un procès pour corruption très médiatisé qui s’est soldé par la condamnation à 20 ans de prison avec travaux forcés de Vital Kamerhe, un poids lourd de la politique congolaise.

Des dénonciations fusent de toutes parts.

Mardi, un éditorial du quotidien Le Potentiel a fustigé le projet de loi Minaku, que le journal décrit comme un acte de " récession de la démocratie congolaise".

Le Syndicat autonome des magistrats du Congo (SYNAMAC) a aussi rejeté les propositions des députés Minalu et Sakata, selon la radio onusienne.

La coalition Lamuka, une alliance de partis politiques de l'opposition, a également dénoncé ces propositions et a déclaré qu'elle pourrait appeler ses partisans à descendre dans la rue.

Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux mercredi, on voit des foules bloquant des rues, parfois avec jet de pierres.

"Nous bloquons l'accès au bâtiment parce que, comme son nom l'indique, c'est la maison du peuple", a lancé une manifestante dans une vidéo partagée par la journaliste Rachel Kitsita via son compte Twitter.

D’autres vidéos montrent des jeunes en train de saccager des édifices.

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Washington rétablit des sanctions contre le milliardaire israélien Dan Gertler

Dan Gertler, homme d’affaires ya Israël, na Tel Aviv, 18 september 2000.

Les Etats-Unis ont rétabli lundi des sanctions contre le milliardaire israélien Dan Gertler, accusé de corruption dans le secteur minier en République démocratique du Congo (RDC), qui avaient été allégées juste avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche.

La mesure prise par l'administration de l'ex-président américain "était en contradiction avec les intérêts américains de politique étrangère en matière de lutte anticorruption dans le monde entier, dont les efforts (...) visant à combattre la corruption et promouvoir la stabilité en RDC", a expliqué dans un communiqué le porte-parole du département d'Etat, Ned Price.

Une licence avait été accordée le 15 janvier à Dan Gertler et à certaines de ses entreprises, selon M. Price, lui permettant de refaire des affaires aux Etats-Unis et de voir ses avoirs débloqués, s'était alarmée l'ONG anticorruption The Sentry.

"Rétablir les sanctions permet de relancer les efforts anticorruption congolais et américains", a salué dans un communiqué le cofondateur de The Sentry, John Prendergast.

Soupçonné d'avoir signé des "contrats miniers et pétroliers opaques et entachés de corruption" en RDC, Dan Gertler avait été placé en décembre 2017 sous sanctions du département d'Etat américain.

Washington l'accusait d'avoir faire perdre à la RDC "1,36 milliard de dollars de recettes" fiscales dans les années 2010, sous la présidence de Joseph Kabila, dont il était un proche

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La CPI ordonne des réparations pour les victimes d'un ex-chef de guerre congolais

Bosco Ntaganda à La Haies, Pays-Bas, le 2 septembre 2015.

La Cour pénale internationale (CPI) a fixé lundi à 30 millions de dollars (25 millions d'euros) le montant des réparations aux victimes du criminel de guerre congolais Bosco Ntaganda, condamné en 2019 à 30 ans de prison.

Les juges ont demandé au Fonds de la Cour pénale internationale au profit des victimes de "compléter le montant des réparations accordées" et de "s'engager à des efforts de collecte de fonds supplémentaire si nécessaire", Bosco Ntaganda étant "indigent aux fins des réparations".

"A la lumière des circonstances de cette affaire, en gardant à l'esprit les droits de la personne condamnée et en adoptant une approche conservatrice, la Chambre a fixé à 30.000.000 USD le montant total des réparations dont M. Ntaganda est responsable", a déclaré lundi dans un communiqué la CPI, basée à La Haye.

En novembre 2019, l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, surnommmé "Terminator", a été condamné à 30 ans de prison ferme, la peine la plus lourde jamais prononcée par la CPI.

"Les victimes éligibles pour ces réparations comprennent: les victimes directes et indirectes des attaques, les victimes de crimes contre les enfants soldats, de viol et d'esclavage sexuel", a précisé la Cour.

"La Chambre a noté que la priorité devra être donnée aux personnes nécessitant des soins médicaux et psychologiques immédiats, aux victimes handicapées et aux personnes âgées, aux victimes de violence sexuelle ou à caractère sexiste, aux victimes sans abri ou en difficulté financière, ainsi qu'aux enfants nés du viol et de l'esclavage sexuel et aux anciens enfants soldats".

Bosco Ntaganda avait été reconnu coupable en juillet 2019 de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, dont des crimes sexuels, massacres, persécutions et transfert forcé de la population civile en République démocratique du Congo au début des années 2000.

Il avait annoncé son intention de faire appel.

Kabila de retour après un séjour de 12 jours à l'étranger

L'ancien président Joseph Kabila à Kolwezi, Lualaba, le 12 décembre 2020 (Twitter / Barbara Nzimbi)

L'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, écarté depuis décembre de la cogestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi, est rentré vendredi dans son fief de Lubumbashi (Sud-Est) après un séjour de douze jours à l'étranger a-t-on appris de son entourage.

"Lors de son séjour à l'étranger, il a fait des étapes à Abou-Dhabi, Dubai (Émirats arabes unis), Dar es salaam (Tanzanie), Harare (Zimbabwe) et Lusaka (Zambie)", a déclaré à l'AFP Lubunga Bya Ombe, son ancien chargé des missions.

"Il était prévu ce (vendredi) matin à Lusaka un entretien avec Dr Kenneth Kaunda (ancien chef de l'Etat zambien), mais ce dernier n’était pas en forme. A Harare, c’était à l’invitation du président Emmerson Mnangagwa avec qui il a eu des entretiens sur la situation générale dans la région. Le reste des étapes du voyage revêtait un caractère privé", a-t-il ajouté.

M. Kabila avait quitté le RDC le 21 février pour un voyage à l'étranger sans en indiquer la destination ni la durée, cinq jours après la nomination d'un nouveau Premier ministre fidèle à son successeur Félix Tshisekedi.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient considéré ce voyage comme un exil, après la fin de la coalition au pouvoir Tshisekedi-Kabila, décrétée par l'actuel chef de l'Etat le 6 décembre. Un député pro-Kabila avait même écrit un peu rapidement que M. Kabila quittait "définitivement" la RDC.

Tous les proches de l'ancien président Kabila ont depuis été écartés successivement de la tête des institutions politiques du pays, tandis qu'une bonne partie de la classe politique a quitté M. Kabila pour faire allégeance à M. Tshisekedi.

Les président de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que le Premier ministre sont désormais issus de la nouvelle majorité dite de "l'Union sacrée" acquise à la cause du président Tshisekedi.

M. Kabila, au pouvoir pendant 18 ans (2001-2019), est resté muet depuis que M. Tshisekedi a lancé son offensive politique contre leur ancienne coalition.

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