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L'ONU se félicite de la reprise de pourparlers militaires pour un cessez-le-feu en Libye


La chargée d’affaires Stephanie Williams et le commandant de l’AFRICOM, le général Thomas Waldhauser, ont rencontré le Premier ministre libyen Fayez Al-Sarraj à Tripoli, le 31 mai 2018.

Des pourparlers militaires en vue d'un cessez-le-feu en Libye ont repris mercredi avec les belligérants, a annoncé l'ONU à New York, en se félicitant d'un "premier pas positif". 

L'émissaire par intérim de l'ONU, l'Américaine Stephanie Williams, a eu une réunion par visioconférence avec "les cinq membres de la délégation de +l'armée nationale libyenne+" (ANL, armée autoproclamée du maréchal Khalifa Haftar), a déclaré le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

"Une réunion avec la délégation du Gouvernement d'union nationale (GNA) est prévue dans les jours à venir", a-t-il ajouté lors de son point-presse quotidien.

"Les négociations continueront sur un accord de cessez-le-feu et les arrangements connexes sur la base de la proposition présentée par l'ONU aux deux délégations le 23 février", a poursuivi le porte-parole.


"La mission de l'ONU encourage les parties à la désescalade, à une cessation des hostilités qui permette d'améliorer l'acheminement de l'aide humanitaire, et à créer un environnement propice aux négociations et à l'instauration d'un climat de confiance entre les parties", a-t-il dit.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) avait annoncé mardi que les pouvoirs rivaux avaient accepté de reprendre des pourparlers après une suspension de plus de trois mois.

Encore mardi, des combats se poursuivaient, notamment près de Tripoli (nord-ouest).

Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen, et l'ANL, tentent en vain depuis avril 2019 de s'emparer de la capitale, où siège le GNA, entité reconnue par l'ONU.

Ces affrontements --qui ont fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé à la fuite plus de 200.000 personnes-- ont été marqués au cours de l'année écoulée par l'implication croissante de puissances étrangères.

Les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Russie appuient le camp Haftar, tandis que la Turquie intervient militairement auprès du GNA, qui a enchaîné récemment les succès militaires.

Toutes les tentatives de cessez-le-feu ont échoué, la dernière en date remontant à janvier, à l'occasion d'une conférence à Berlin.

En février, au moment de la suspension des pourparlers, les camps rivaux avaient accepté de négocier un "cessez-le-feu permanent" au sein d'une commission militaire conjointe GNA/pro-Haftar.

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