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Libye: l'ONU se félicite des "progrès" vers un accord de cessez-le-feu


Ghassan Salamé, l'émissaire de l'ONU pour la Libye, le 4 février à Genève. (Reuters)

Les belligérants en Libye ont fait des "progrès" en vue d'un accord de cessez-le-feu durable mais il reste encore quelques "points de divergence", a indiqué jeudi à Genève l'émissaire de l'ONU pour ce pays, Ghassan Salamé.

"Des progrès ont été faits sur de nombreux sujets importants et nous avons devant nous des convergences dans plusieurs domaines", a indiqué M. Salamé devant la presse, au quatrième jour de tractations entre hauts responsables militaires des deux camps qui s'affrontent en Libye.

Le représentant onusien a toutefois ajouté qu'il restait encore à "apporter des précisions à notre projet final" et à régler "deux ou trois points de divergence", sans préciser lesquels, pour arriver à un accord qui devra ensuite être entériné par les autorités des deux bords.

Depuis avril, les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est qui cherche à conquérir Tripoli, sont opposées à celles de Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

Pour la première fois, de hauts responsables militaires des deux parties sont réunis depuis lundi à Genève, où ils ont entamé des négociations indirectes sensées se conclure en fin de semaine.

L'émissaire onusien a indiqué que, outre ces pourparlers militaires, des discussions étaient aussi prévues sur le volet économique le 9 février au Caire, et s'est déclaré confiant sur la tenue de négociations sur le volet politique à partir du 26 février à Genève.

Mercredi, M. Salamé s'était félicité de voir les belligérants accepter de transformer la "trêve" en un "cessez-le-feu durable" dont les paramètres restent à préciser.

Il avait également déploré que les envois d'armes et de combattants étrangers n'aient pas cessé en Libye, malgré le sommet international du 19 janvier à Berlin qui était censé y mettre fin.

A New York, la Russie a bloqué mercredi à l'ONU un projet de résolution britannique sur la Libye en refusant, selon des diplomates, que le mot "mercenaire" figure dans le texte.

Moscou est accusé depuis plusieurs mois d'avoir soutenu l'acheminement en Libye de plusieurs milliers de mercenaires du groupe russe privé Wagner au profit camp Haftar, qui cherche depuis avril à s'emparer militairement de Tripoli. La Russie a nié toute implication.

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