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Libération sous caution d'un journaliste qui refuse de révéler ses sources au Nigeria


Samuel Ogundipe, journaliste pour le site d'information en ligne Premium Times, arrêté avec deux de ses collègues en lien avec la prise de contrôle temporaire du Parlement par des agents de sécurité la semaine dernière, à Abuja, Nigeria, août 2018.

Un journaliste arrêté cette semaine après avoir publié un document confidentiel et refusé de dévoiler ses sources a été libéré sous caution vendredi, a annoncé son employeur.

Samuel Ogundipe, journaliste pour le site d'information en ligne Premium Times, avait été arrêté avec deux de ses collègues mardi à Abuja, en lien avec la prise de contrôle temporaire du Parlement par des agents de sécurité la semaine dernière.

Ses deux collègues avaient été libérés depuis. M. Ogundipe était resté en détention, accusé d'avoir publié un rapport signé du chef de la police, Ibrahim Idris, et envoyé au vice-président Yemi Osinbajo le 7 août. Ce rapport pointait la responsabilité dans cette opération au Parlement de Lawal Musa Daura, chef de l'agence nationale de renseignement intérieur (DSS), qui a été limogé par la présidence dans la foulée.

M. Ogundipe avait été présenté mercredi devant un tribunal d'Abuja, sans que ses avocats aient été avertis et devait comparaître à nouveau le 20 août.

Mais selon Premium Times, il a comparu à nouveau devant la même cour vendredi matin et été libéré sous caution. L'avocat de Samuel Ogundipe avait réclamé sa libération, qui lui a été accordée.

>> Lire aussi : Un journaliste jugé après avoir refusé de dévoiler ses sources au Nigeria

Le 7 août, des hommes armés et cagoulés de la police et de la DSS avaient bloqué pendant plusieurs heures l'accès du Parlement à Abuja, empêchant parlementaires, employés et journalistes de rentrer.

Personne ne sait aujourd'hui sous les ordres de qui s'est déroulée cette opération mais elle est survenue alors que le président du sénat Bukola Saraki et le chef de l'Etat Muhammadu Buhari sont engagés dans un bras de fer politique, à six mois de la prochaine élection présidentielle.

Les journalistes sont régulièrement menacés ou arrêtés dans l'exercice de leur travail au Nigeria, qui fut gouverné pendant près de trente ans par des juntes militaires autoritaires, jusqu'à la fin des années 90.

Avec AFP

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