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Côte d'Ivoire

Libération de soldats ivoiriens détenus au Mali: "ce sera peut-être long", admet Abidjan

ARCHIVES - le président ivoirien Alassane Ouattara au palais présidentiel à Abidjan, le 20 avril 2022.

La Minusma, la force de l'ONU au Mali, a reconnu "des dysfonctionnements" concernant la mission de ces soldats ivoiriens.

Le processus en vue d'obtenir la libération de 49 soldats ivoiriens détenus à Bamako depuis trois semaines "sera peut-être long", a reconnu mercredi à Abidjan le porte-parole du gouvernement ivoirien.

"La Côte d'Ivoire a privilégié le dialogue" pour obtenir leur libération et "les discussions sont en cours", a rappelé le porte-parole, Amadou Coulibaly, à l'issue du Conseil des ministres.

"Tout est mis en oeuvre pour que nos soldats rejoignent leurs familles", a-t-il affirmé, ajoutant: "Ce sera peut-être long, mais il faut faire confiance à l'Etat et un dénouement heureux sera obtenu".

La Côte d'Ivoire juge que ses 49 militaires ont été "injustement" arrêtés le 10 juillet à l'aéroport de Bamako, accusés par les militaires maliens au pouvoir d'être des "mercenaires" cherchant à déstabiliser leur pays.

Selon Abidjan, la présence de ses soldats, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), était "bien connue des autorités maliennes".

La Minusma a cependant reconnu "des dysfonctionnements" concernant la mission de ces soldats ivoiriens.

Le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a reçu mercredi les familles des soldats prisonniers, leur affirmant qu'ils avaient été envoyés au Mali "dans le cadre d'une mission réglementaire" et n'avaient "pas fauté".

Selon lui, le Mali et la Côte d'Ivoire "ont pour ennemi commun le terrorisme" et "un même combat", lui "faire front".

"Nous comptons sur vous (le gouvernement) pour la libération de nos enfants, je suis sûr qu'ils sont plus inquiets que nous", a de son côté déclaré Alfred Kouassi, porte-parole des familles.

Fatou Diallo, mère d'un soldat, a dit avoir "foi dans le retour de nos enfants, le gouvernement nous a rassurés".

Les forces étrangères ont 72 heures pour quitter l'aéroport de Bamako
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Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d'Ivoire et le Mali, mais de premières négociations le 28 juillet à Lomé, n'ont pas permis d'enregistrer de progrès.

Le Mali exige notamment que la Côte d'Ivoire reconnaisse sa responsabilité et exprime "des regrets" pour le déploiement de soldats sur son territoire sans cadre légal, sans notification ni concertation préalable avec les autorités maliennes, selon des sources diplomatiques proches des négociations.

Bamako demande également à Abidjan de lui livrer des personnalités maliennes présentes en Côte d'Ivoire et recherchées par la justice du Mali, selon ces sources.

Autant de conditions rejetées par le gouvernement ivoirien.

Ces arrestations sont intervenues dans un contexte de frictions croissantes entre les militaires au pouvoir à Bamako et leurs partenaires internationaux.

Le Mali, pays enclavé au coeur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d'État militaires en août 2020 et en mai 2021.

La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis le déclenchement, en 2012, d'insurrections indépendantistes et d'actions jihadistes sanglantes dans le nord.

 À Votre Avis : les militaires ivoiriens arrêtés au Mali
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Soldats ivoiriens: arrivée à Bamako d'une mission de médiation de la Cédéao

Le président gambien Adama Barrow s'est rendu au Mali ce jeudi 29 septembre 2022.

Une mission de haut niveau dépêchée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est arrivée jeudi au Mali pour tenter de dénouer avec la junte au pouvoir la crise diplomatique avec la Côte d'Ivoire, ont rapporté les correspondants de l'AFP.

Le président gambien Adama Barrow, puis son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo sont arrivés séparément en milieu de journée à l'aéroport de Bamako et ont pris la route de la présidence malienne.

Initialement annoncé, le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé s'est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, Robert Dussey, a confirmé sa présence à Bamako dans un message à un correspondant de l'AFP.

La mission est censée repartir jeudi après-midi.

Elle a été mandatée par les dirigeants des Etats membres de la Cédéao réunis en sommet le 22 septembre pour essayer de trouver une issue à la crise entre le Mali et la Côte d'Ivoire.

Bamako et Abidjan sont en pleine querelle diplomatique sur le sort de 46 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet à leur arrivée au Mali.

Ces soldats devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

La junte malienne, au pouvoir depuis 2020, a prévenu avant de recevoir la mission qu'elle ne se laisserait pas imposer une solution.

"Nous allons les écouter. Nous avons dit depuis le début que tout ce que le Mali veut, c'est chercher les voies et moyens pour trouver un terrain d’attente entre le Mali et la Côte d'Ivoire. Mais si c'est pour imposer des décisions au Mali, cela ne passera pas", a déclaré en début de semaine le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

Soldats ivoiriens: la mission ouest-africaine attendue jeudi au Mali

La mission doit arriver jeudi en fin de matinée et repartir en milieu d'après-midi.

La mission de haut niveau dépêchée au Mali par la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) pour dénouer la crise diplomatique avec la Côte d'Ivoire est attendue jeudi à Bamako, indique un document du gouvernement malien.

Cette commission est composée des présidents togolais Faure Gnassingbé, ghanéen Nana Akufo-Addo et gambien Adama Barrow, et non plus sénégalais Macky Sall, comme annoncé initialement, précise ce document des Affaires étrangères maliennes consulté mercredi par l'AFP.

Les dirigeants des Etats membres de la Cédéao avaient décidé jeudi dernier, lors d'un sommet extraordinaire à New York, d'envoyer cette mission pour trouver une issue à la crise avec la Côte d'Ivoire.

La mission était d'abord prévue mardi, mais le Mali a fait savoir ne pouvoir la recevoir que jeudi ou vendredi.

Le Mali et la Côte d'Ivoire sont en pleine querelle diplomatique sur le sort de 46 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet à leur arrivée à Bamako.

Ces soldats devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

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L'ONU appelle à la "libération immédiate" des soldats ivoiriens détenus au Mali

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s'adresse à la 77e session de l'Assemblée générale au siège de l'ONU le mardi 20 septembre 2022.

Le secrétariat de l'ONU a appelé lundi dans un communiqué à la "libération immédiate" des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet.

Le secrétariat, qui inclut les structures de direction de l'ONU au quotidien dont le secrétaire général Antonio Guterres, "appelle à la libération immédiate des soldats ivoiriens détenus, dans l'esprit des relations fraternelles entre les peuples de Côte d'Ivoire et du Mali".

Il "soutient fortement tous les efforts pour faciliter cette libération ainsi que la restauration de la confiance et la promotion du bon voisinage entre les deux pays", a ajouté le communiqué, soulignant sa "profonde appréciation de la contribution de la Côte d'Ivoire aux opérations de maintien de la paix de l'ONU et à la Minusma (mission des Nations unies au Mali, ndlr) en particulier".

L'arrestation de ces soldats ivoiriens le 10 juillet à Bamako et leur inculpation mi-août pour "tentative d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État" a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins.

La junte malienne au pouvoir qualifie ces soldats de "mercenaires" tandis qu'Abidjan assure qu'ils étaient en mission pour l'ONU, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Minusma.

Lors d'une interview la semaine dernière à RFI et France 24, Antonio Guterres avait déclaré que les soldats ivoiriens détenus n'étaient "pas des mercenaires", s'attirant les foudres de la junte malienne.

Lors de son discours samedi à l'Assemblée générale des Nations unies, le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en était ainsi pris au secrétaire général.

"Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", avait lancé le colonel, estimant que cette affaire "bilatérale et judiciaire" ne relevait "pas des attributions du secrétaire général des Nations unies".

"M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", avait-il ajouté.

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