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Libération de pêcheurs tunisiens qui avaient remorqué des migrants en Italie

Le pont du navire de sauvetage Aquarius en pleine mer, à environ 46 km au sud de Lampedusa, le 26 juin 2018.

La justice italienne a ordonné samedi la remise en liberté de six pêcheurs tunisiens soupçonnés d'aide à l'immigration clandestine pour avoir remorqué des migrants en détresse pendant des heures en direction de l'île italienne de Lampedusa, affirme leur avocat.

Chamseddine Bourassine, président de l'association des pêcheurs de Zarzis, grosse ville du sud de la Tunisie, salué dans son pays pour avoir secouru de nombreux migrants, avait été arrêté le 29 août avec cinq membres de son équipage.

Détenus à Agrigente, dans le sud de la Sicile, les six pêcheurs devaient être libérés en début d'après-midi et repartir pour la Tunisie, a précisé Me Salvatore Cusumano.

L'enquête judiciaire se poursuit, mais à l'issue d'une audience vendredi à Palerme, un tribunal de "réexamen" a annulé samedi l'ordonnance d'arrestation et de placement en détention des six hommes. Les motivations de la décision n'étaient pas encore connues.

"Nous sommes très contents, comme tous les gens qui respectent les droits de l'Homme et la vie humaine", a déclaré Anis Soui, un pêcheur de Zarzis et amis de Chamseddine Bourassine.

"Nos pêcheurs ne sont pas des passeurs comme l'ont affirmé les autorités italiennes, on a toujours sauvé des gens même avant la révolution (de 2011), quand on trouve quelqu'un on ne le laisse pas mourir en mer", a-t-il ajouté.

Selon les autorités italiennes, le bateau des pêcheurs avait été repéré le 29 août en fin de matinée par un avion de reconnaissance opérant pour l'agence européenne Frontex, "à plus de 80 milles nautiques au sud de Lampedusa".

Il tractait alors une barque avec 14 migrants à bord, qu'il a laissée à la nuit tombée à moins de 24 milles de Lampedusa, avant l'arrivée des secours. Il a été intercepté alors qu'il repartait vers la Tunisie.

Selon Me Cusumano, les pêcheurs étaient en train de pêcher quand ils ont repéré la barque et l'on conduite près des côtes les plus proches, leur équipement vétuste ne leur permettant pas de contacter directement les garde-côtes italiens.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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